Se connecter au nanomonde

Les nanotechnologies impliquent la fabrication à l’échelle nanométrique d’objets, permettant de conférer à la matière des propriétés physiques ou chimiques inédites. Deux approches complémentaires permettent de fabriquer des objets à l’échelle nanométrique : l’assemblage de briques élémentaires, tel un « maçon » : on parle d’approche « bottom-up » ; et l’usinage de matériau, tel un « sculpteur » : il s’agit de l’approche « top-down ».

Ces deux approches présentent des problématiques spécifiques : la voie bottom-up nécessite de contrôler et combiner les propriétés des briques élémentaires et d’agencer simplement ces nano-objets individuels en système organisé. La voie top-down cherche à améliorer les densités d’intégration des nanodispositifs, par exemple en passant de systèmes 2D à des systèmes 3D.

Dans les deux approches, la maîtrise technologique des connections entre nano-objets et notre monde à l’échelle macroscopique est un problème à résoudre pour rendre effectives et utilisables les nanotechnologies. Afin d’explorer l’articulation entre les approches top-down et bottom-up, l’objectif du colloque est de rassembler des spécialistes de différentes origines disciplinaires, présentant des savoir-faire variés (nanofabrication, nanocaractérisation, composants et systèmes, chimie, biologie) issus de domaines d’application clé des nanotechnologies telles que les technologies de l’information et les nanobiotechnologies. Ce colloque est aussi une occasion de discuter des défis démocratiques posés par les impacts, positifs comme négatifs, liés à ce domaine d’exploration.

Exceptionnellement pour les Entretiens Jacques Cartier, la langue officielle du colloque est  l’anglais.