Biosécurité

La biosécurité (sécurité biologique) désigne de manière générale l’ensemble des principes, des technologies et des pratiques liés au confinement biologique qui sont mis en œuvre pour prévenir l’exposition involontaire à des matières infectieuses et à des toxines, ou encore leur libération accidentelle.

Une substance présentant un risque biologique peut prendre la forme de :

  • ADN ou ARN modifiés ou non génétiquement
  • Bactéries
  • Champignons
  • Parasites
  • Virus
  • Virus issus de vecteurs viraux servant à effectuer des modifications génétiques (lentivirus ou particules lentivirales, rétrovirus ou particules rétrovirales, etc.)
  • Toxines
  • Prions
  • Cellules humaines ou animales, lignées cellulaires d’origine humaine ou animale
  • Spécimen ou tissus humain ou animal (liquide biologique, échantillon de patient présentant des symptômes d’infection ou non)
  • Animaux vivants
  • Échantillon environnemental provenant d’un site contaminé et qu’on a concentré ou enrichi de façon sélective en certaines composantes pouvant être infectieuses pour l’humain, l’animal ou les végétaux : une analyse de risques doit être effectuée.

Ces substances peuvent être pathogènes en elles-mêmes ou contenir potentiellement de tels agents pathogènes. Elles peuvent être obtenues de sources « naturelles », être génétiquement modifiées ou bien complètement synthétiques. Qu’elles soient obtenues commercialement ou non, ces substances doivent être manipulées selon le confinement biologique déterminé lors d’une analyse du risque effectuée par la conseillère ou le conseiller en biosécurité, spécifiquement pour les activités prévues impliquant les dites substances.

La biosûreté (sûreté biologique)  représente un ensemble de mesure visant à prévenir la perte, le vol, le mésusage, le détournement ou la libération intentionnelle d’agents pathogènes, de toxines ou d’autres biens liés aux installations de confinement biologique.

La biosécurité et la biosûreté sont règlementés par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC)  dans le cas des agents pathogènes humains et les toxines ainsi que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dans le cas des agents pathogènes animaux ou végétaux.