Andrée Désilets

Professeure émérite (décédée le 9 mai 2017)

Département d'histoire
Faculté des lettres et sciences humaines
Université de Sherbrooke
Sherbrooke (Qc), J1K 2R1

Résumé de carrière

Andrée Désilets a enseigné l’histoire pendant vingt ans au Département d’histoire et de sciences politiques, avant de prendre sa retraite en 1990. Elle a consacré ses travaux à l’histoire canadienne, à la biographie historique et à l’histoire régionale. Elle a dirigé de nombreux mémoires de maîtrise, collaboré à plusieurs revues et ouvrages, dont le Dictionnaire biographique du Canada et le Dictionnaire des œuvres littéraires au Québec. Membre du Groupe de recherche en histoire des Cantons-de-l’Est, elle a publié plusieurs articles majeurs sur le sujet. Andrée Désilets s’est également illustrée en dehors de l’Université. Elle a dirigé de nombreux organismes voués à l’histoire, dont la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique, la Société d’histoire de Sherbrooke, l’Institut d’histoire de l’Amérique française et la Revue d’histoire de l’Amérique française. En 1982, elle a été élue membre de la Société royale du Canada.

La remise de la Médaille du jubilé a été l’occasion pour les trois professeurs qui se sont côtoyés tout au long de leur carrière de se remémorer quelques souvenirs de leur passage à la Faculté des lettres et sciences humaines. Bernard Chaput, qui non seulement y enseigne toujours, mais en est le doyen depuis bientôt trois ans, connaît Andrée Désilets depuis de nombreuses années. Ils ont été engagés au cours du même été, celui de 1970, et ont participé ensemble au développement de ce qui s’appelait autrefois le Département de sciences humaines, aujourd’hui celui d’histoire et de sciences politiques. L’un et l’autre en ont d’ailleurs été directeur. Quant à Antoine Sirois, il connaît la professeure Désilets depuis fort longtemps. En plus de l’avoir côtoyée dans les couloirs de la Faculté, il l’a vue grandir puisqu’ils étaient voisins lorsqu’ils étaient enfants. Tous trois se sont rappelé les bons moments d’une époque où tout était à construire, le Québec moderne, mais aussi la jeune institution d’enseignement qu’était alors l’Université de Sherbrooke.

La Médaille du jubilé de la reine commémore le 50e anniversaire du couronnement d’Élizabeth II. Elle est décernée à des Canadiennes et Canadiens qui ont fourni un apport significatif à leurs concitoyennes et concitoyens, à leur communauté ou au Canada, soit en ayant contribué à créer le Canada d’aujourd’hui, soit en contribuant de manière active à l’avenir du pays. Pour assurer une juste répartition entre les régions, des organismes ont été invités à proposer les noms de candidates et candidats. Parmi ceux-ci se trouve la Société royale du Canada qui a suggéré les noms de dix personnes (une par province). Andrée Désilets s’est vu remettre l’unique médaille québécoise, un honneur qui l’a émue. "Ce qui me touche le plus, c’est d’être la personne choisie par la Société pour représenter le Québec", a-t-elle indiqué. Également membre de la Société royale du Canada, Antoine Sirois a été désigné par celle-ci pour remettre la médaille.