Mémoire - Résumé

La collection «Contes pour tous» publiée chez Québec/Amérique jeunesse

Julie TURCOTTE

L’intérêt des chercheurs pour la littérature de jeunesse remonte à quelques années. Il a fallu constater le peu d’études sur un phénomène intéressant, mais très peu connu au Québec : la novellisation, qui désigne le processus de transformation d’un livre en film ou vice-versa. Avec une passion pour cette littérature et pour l’audio-visuel et le média, il a été intéressant de se lancer à la quête d’une collection de livres qui découlent de films pour enfants très populaires au Québec: les «Contes pour tous».

Notre but principal en choisissant ce sujet était de savoir si la collection, qui était dans ce cas-ci classée comme un produit dérivé du cinéma, pouvait être vraiment autonome. Afin de vérifier cette autonomie, le premier chapitre retrace donc l’historique de la collection. Ce survol débute par l’histoire de la maison-mère Québec/Amérique qui engendre une aile jeunesse, et donne naissance à la collection «Jeunesse/Romans». Cette collection est le point de départ de «Contes pour tous», où les premiers titres sont publiés, et ayant à sa tête Raymond Plante. Ce chapitre amène le lecteur à comprendre le cheminement de la collection. Cet historique comprend finalement l’explication de la formation d’une maison indépendante, Québec/Amérique Jeunesse.

Le deuxième chapitre est consacré à la direction de la collection, et retrace le parcours personnel des différents directeurs afin de comprendre leur rôle dans le processus d’autonomisation. Ces directeurs sont Raymond Plante, Michèle Marineau et Anne-Marie Aubin, ainsi que le grand directeur du projet, Rock Demers. Le lecteur pourra constater l’influence de chacune de ces personnes sur la collection, leur conception de la littérature et comment cela a pu influencer ladite collection. Nous nous attarderons sur les deux plus importants directeurs, Raymond Plante et Rock Demers, et sur leurs versions différentes de la constitution d’une collection.

Le chapitre trois s’attarde plus précisément sur les livres faisant partie de la collection «Contes pour tous», pour voir comment ils ont aussi pu contribuer au processus d’autonomisation. Pour ce faire, le chapitre survole le projet éditorial de la collection, il fait la genèse des romans les plus représentatifs, procède à l’analyse du contenu des récits sélectionnés et des tirages, réimpressions, rééditions et traductions, et finalement, brosse le portrait de ses auteurs.

Le chapitre quatre amène le lecteur sur les sentiers de la réception critique. En effet, avec un survol de la réception des livres les plus représentatifs et celui de la réception des films correspondants, on pourra constater les différences entre l’accueil fait aux livres et aux films de la série.

Bref, après la lecture de ce mémoire, nous espérons que le lecteur aura une opinion plus claire d’un exemple concret de novellisation au sein de la littérature de jeunesse québécoise.