L’offre et les usages : pour une histoire dialogique du livre et de l’imprimé

Subvention FRQSC – Soutien aux équipes de recherche, 2020-2024

Chercheure principale : Marie-Pier Luneau (U. de Sherbrooke)

Co-chercheur.e.s : Harold Bérubé (U. de Sherbrooke), Nadine Desrochers (U. de Montréal), Anthony Glinoer (U. de Sherbrooke), Patricia Godbout (U. de Sherbrooke), Eli Mac Laren (U. McGill), Josée Vincent (U. de Sherbrooke), Jean-Philippe Warren (U. Concordia)

Collaboratrices, collaborateurs : Marie-Andrée Bergeron (U. de Calgary), Nicholas Dion (U. de Sherbrooke), Lucie Hotte (U. d’Ottawa), Julien Lefort-Favreau (U. Queen’s), Adrien Rannaud (U. de Toronto)

Les travaux en histoire du livre ont, jusqu'ici, étudié en profondeur soit les modalités de production du livre (en accordant notamment beaucoup d'attention à l'éditeur), soit les conditions de lecture dont disposent les consommateurs du livre, dans une société donnée, à une époque donnée. Peu d'études s'intéressent en effet au rapport dialectique qui se pose entre « l'offre éditoriale » et les « usages » qui en découlent. C’est ce dialogue entre deux acteurs majeurs de la chaîne du livre, dialogue qui s’opère à double sens, que la nouvelle programmation du GRÉLQ souhaite explorer. Plus spécifiquement, les différents projets au sein de l’équipe visent l’atteinte des 4 objectifs généraux suivants :

a) Analyser en profondeur le « geste éditorial » (Ouvry-Vial, 2007) (incluant l’interprétation du texte par l’éditeur, la traduction de cette interprétation dans sa matérialité et la façon de le diffuser) comme un moment de production d’une offre qui sera, ou non, agréée par le public;

b) Examiner et interpréter l’ensemble des représentations découlant du « geste éditorial » et reposant sur la conception que l’éditeur se fait des désirs des différents lectorats visés;

c) Considérer le lectorat comme partie prenante de la production du sens et, ainsi, étudier les formes de réponses qu’il déploie face aux produits littéraires et médiatiques se trouvant à sa portée;

d) Dans l’examen de cette interaction entre « culture régie » et « culture vécue » (Ory, 1987), prendre en compte aussi bien l’action des autres médiateurs (libraires, bibliothécaires, animateurs du culturel), que la multiplicité des supports où s’exprime la tension entre offre et usages (imprimés populaires, sites internet, blogues, etc.)