INFOGRELQ 21

Censure, culture et diffusion du livre

Trois ouvrages signés par des membres du GRÉLQ ont été publiés à l’automne 1997. Voici un aperçu de ces travaux réalisés par Pierre Hébert en collaboration avec Patrick Nicol, par François Landry et par Josée Vincent.

Censure cléricale et littérature

Sans perdre de vue l’histoire de la censure et des grandes mutations qui ont marqué son application, l’étude de Pierre Hébert et de Patrick Nicol1 s’arrête surtout à l’étude de quelques faits marquants: les attaques des abbés Chaboillez et Pigeon (1800-1840), le conflit entre Mgr Bourget et l’Institut canadien de Montréal, la querelle autour de l’établissement d’une université à Montréal (1840-1876), le procès intenté par Canada-Revue contre Mgr Fabre (1876-1894) et les actions censoriales de Mgr Bruchési qui ont été déterminantes au tournant du siècle (1897-1910).

Selon Censure et littérature au Québec - Le livre crucifié (1625-1919)1, trois phrases résument l’histoire de la censure cléricale au Québec. D’abord, c’est une censure peu organisée et exercée au cas par cas qui caractérise les premiers efforts de contrôle de l’imprimé (1625-1840). Puis, pour mater le livre «dangereux», le clergé déploie une censure proscriptive intense entre 1840 et 1910. Enfin, l’arrivée de moyens de production et de diffusion de masse entraînent le clergé à se doter des outils modernes de la communication écrite: c’est l’étape prescriptive (1896-1919) avec le déploiement d’une propagande sans doute la plus efficace de toute.

«L’étude est précise, scientifique et bien appuyée, écrit Denis Gagnon. La réflexion est aussi juste qu’objective. Et c’est très bien écrit. Les historiens chevronnés apprécieront. Les non-initiés ne se sentiront pas perdus et apprendront beaucoup. [...] Voilà donc un livre à recommander2

La culture du livre selon Beauchemin

Depuis 1982, le GRÉLQ étudie le phénomène littéraire en rapport avec l’instance éditoriale. Il se penche sur le rôle joué par l’éditeur dans l’orientation esthétique et idéologique de la littérature. Dans ce contexte, François Landry a choisi d’analyser la production de la Librairie Beauchemin.

Beauchemin et l’édition au Québec3 apporte une contribution importante à l’histoire du livre et de l’édition au Québec à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. En première partie, l’auteur situe son étude dans la perspective d’une sociologie de la communication littéraire. Il s’arrête ensuite au développement de l’instance éditoriale au cours du siècle examiné (1840-1939)

Dans une deuxième partie, il se livre à une étude détaillée de la maison Beauchemin. Sous diverses raisons sociales, Beauchemin a pendant plus d’un siècle occupé l’avant-scène de la culture du livre au Québec. F. Landry relate d’abord l’histoire de la maison, puis les activités générales de l’entreprise pour s’attarder enfin sur ce qui apparaît comme le centre névralgique de sa production, l’édition de livres de récompense.

On trouvera aussi dans ces pages des études plus détaillées sur la production littéraire et les périodiques publiés par l’éditeur comme L’Almanach du peuple et Le Canada ecclésiastique.

Les éditeurs québécois en France

Les tribulations du livre québécois en France4 de Josée Vincent traite de la diffusion, de la distribution et de la promotion du livre. Les éditeurs québécois ont toujours privilégié leurs relations avec la France, non seulement en raison d’affinités linguistiques et culturelles, mais parce que le succès en France représente aussi une étape importante vers la consécration littéraire. À ces raisons vient s’ajouter l’attrait d’un vaste marché qui sera plus accessible durant les années 1960.

Dans son étude, Josée Vincent situe les activités des éditeurs dans une perspective historique. L’auteur retrace les origines des centres de diffusion tout en identifiant les liens idéologiques entre les gouvernements et les professionnels de l’édition. Elle démontre que les tentatives d’implantation du livre québécois en France, soutenues par les pouvoirs publics, relèvent aussi d’une quête de légitimisation et de reconnaissance.

Josée Vincent en arrive à la conclusion que le livre québécois a été relativement mal servi par les initiatives gouvernementales au cours des années examinées, notamment parce que sa promotion s’est déployée en dehors du circuit traditionnel de la librairie.

1 Pierre Hébert, en collaboration avec Patrick Nicol, Censure et littérature au Québec - Le livre crucifié (1625-1919), Montréal, Fides, 1997, 290 p.
2 Denis Gagnon, Présence Magazine, février 1998, p. 29
3 François Landry, Beauchemin et l’édition au Québec - Une culture modèle (1840-1940), Montréal, Fides, 1997, 367 p.
4 Josée Vincent, Les tribulations du livre québécois en France (1959-1985), Québec, Nuit blanche éditeur, 1997, 233 p.

RÉUNION ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ BIBLIOGRAPHIQUE DU CANADA

La Société bibliographique du Canada (http://www.library.utoronto.ca/~bsc ) tiendra sa réunion annuelle les 15 et 16 juillet 1998 à Vancouver (Colombie-Britannique). La rencontre portera sur tous les aspects bibliographiques du livre, spécialement ceux qui se rapportent au Canada. Les communications seront consacrées aux sujets suivants: économie et culture de l’imprimé, politique et culture de l’imprimé, esthétique et culture de l’imprimé (création, illustration, presses privées et livres d’artistes), culture canadienne française hors Québec, bibliothèques privées, registres des éditeurs.

Pour informations et inscriptions, s’adresser au professeur Peter F. McNally, École supérieure de bibliothéconomie et des sciences de l’information, Université McGill, E mail: mcnally@gslis.lan.mcgill.ca

La Société bibliographique du Canada tiendra sa conférence annuelle de 1998 à Simon Fraser University, Vancouver, en même temps que celles de SHARP (Society for the History of Authorship, Reading and Publishing) (http://www.sfu.ca/sharp98/ ) qui aura lieu du 16 au 20 juillet, et de l’IAPE (International Association of Publishing Educators) qui aura lieu du 16 au 17 juillet.

SÉMINAIRES DE RECHERCHE DU GRÉLQ

Ont eu lieu à l’automne 1997:

Jean-Yves Mollier, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Développements récents dans l’histoire de l’édition littéraire en France, 24 septembre

Richard Giguère et Patricia Godbout, Université de Sherbrooke
Les écrivains canadiens-français et canadiens-anglais à Montréal (1920-1960), 17 octobre

Claude Beauregard, Ministère de la Défense nationale
Censure et propagande au XXe siècle, 19 novembre

Hiver 1998:

Sophie Montreuil, Université McGill
La collection, considérations théoriques, 23 janvier

François Ricard, Université McGill
Gabrielle Roy et ses éditeurs dans les années 1940, 20 février

Françoise Lepage, Université d’Ottawa
La littérature pour la jeunesse de l’après-guerre 
à la fin des années 1950: de quelques facteurs d’évolution
, 20 mars

Constantin Stoïciu, Éditions Humanitas
Les maisons d’édition ethnoculturelles: 
ghettoïsation ou émergence de nouveaux lieux de légitimation. 
Le cas des Éditions Humanitas
, 17 avril

COMMUNICATIONS

Jacques MICHON, Obed NKUNZIMANA et Suzanne POULIOT ont participé au colloque international «Politique éditoriale et évolution de l’Écrit», qui a eu lieu à Rabat, du 12 au 14 novembre dernier. J. MICHON a présidé la section «Nouvelles technologies et transmission du savoir». En collaboration avec O. NKUNZIMANA, il a aussi présenté une communication intitulée «Les relations éditoriales Nord-Sud. Le Québec et les pays d’Afrique francophone». Quant à la présentation de S. POULIOT, elle portait sur «L’édition pour la jeunesse et la coopération éditoriale Nord-Sud».

Le 25 octobre 1997, Jacques MICHON a présenté une communication intitulée «La collection littéraire et son lecteur», dans le cadre du colloque international «Le texte et ses enveloppes: avatars et aventures du paratexte», à l’Université Queen’s, Kingston, Ontario.

Suzanne POULIOT, en collaboration avec Monique Lebrun, a présenté «Le discours de la presse professionnelle sur la lecture des jeunes» lors de la 63e conférence générale de l’IFLA, à Copenhague en septembre 1997. Le texte de cette communication a été publié dans Booklet 7 (1997).

LIVRES REÇUS

La presse canadienne et la Deuxième Guerre mondiale de Florent Lefebvre, Élizabeth H. Armstrong et R.B. Oglesby, Défense nationale, Canada, 1997, 189 p. Ce recueil de textes présente trois études sur les opinions de la presse et du public canadiens entre 1939 et 1945: «La presse canadienne-française et la guerre» de F. Lefebvre; «L’opinion des Canadiens français sur la guerre. Janvier 1940-juin 1941» de Élizabeth H. Armstrong; «L’opinion publique canadienne sur l’emploi de l’armée canadienne, 1939-1945» de R.B. Oglesby.

Cahiers de la Société bibliographique du Canada Automne 1996/Papers of the Bibliographical Society of Canada Fall 1996, volume 34, no 2, Toronto, 221 p. Ce numéro de la revue publie un compte rendu sur L’État québécois et les manuels scolaires au XIXe siècle de Paul Aubin.

DE LA VIEILLE EUROPE AUX NOUVEAUX MONDES

Les mutations du livre et de l’édition du XVIIIe siècle à l’an 2000
Colloque international, Université de Sherbrooke, mai 2000

Depuis la publication des quatre volumes de L’Histoire de l’édition française (1983-1986), les projets et publications d’histoires régionale ou nationale de l’édition se sont multipliés. L’heure d’une première synthèse mondiale, provisoire, approche. Elle devrait permettre d’éviter les erreurs de perspective et enrichir les recherches en cours. C’est pourquoi le Groupe de recherche sur l’édition littéraire au Québec (GRÉLQ) de l’Université de Sherbrooke et le Centre d’histoire culturelle de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ont pris l’initiative d’organiser un colloque international d’histoire comparée. Cinq thèmes ont été retenus, destinés à couvrir la période qui court du milieu du XVIIIe à la fin du XXe siècle. L’avant-projet qui suit est destiné à susciter des recherches spécifiques dans les espaces encore peu travaillés: Inde, Asie, Afrique notamment.

AVANT-PROJET

  1. Trois modèles éditoriaux européens à l’assaut du monde

      Modèle britannique
      Modèle français
      Modèle allemand

  2. Exportation des modèles nationaux et expansion des grandes sociétés

      Modèle britannique (États-Unis, Australie, Inde, Canada, France)
      Modèle français (Espagne et Amérique du Sud, Italie, Suisse, Belgique, Amérique du Nord, Afrique)
      Modèle allemand (Europe du Nord, autres pays)

  3. Automatisation des systèmes éditoriaux

      États-Unis, Canada anglais, Canada français (Québec), Australie, Inde,
      Europe du Nord, Europe francophone, Amérique espagnole,
      Amérique portugaise, Afrique francophone, Afrique anglophone

  4. Circulation des idées et des innovations

      Roman, livre jeunesse, livre religieux, livre scientifique, almanach, dictionnaires, congrès internationaux d’éditeurs

  5. Massmédiatisation du livre

      Le triomphe d’une ancienne colonie, exportation du modèle américain

Les personnes intéressées à collaborer à cette recherche sont priées de s’adresser à l’un de ses responsables:

Jean-Yves-Mollier
Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines
Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
47, boul. Vauban
78047 Guyancourt Cedex
Tél.: 01 39 25 56 41
Télécopieur: 01 39 25 53 00
E mail: histoire.culturelle@chec.uvsp.fr   Jacques Michon

GRÉLQ
Université de Sherbrooke
Sherbrooke, Qc
J1K 2R1
Tél.: (819) 564-8483
Télécopieur: (819) 821-7285
E mail: jmichon@microtec.net

PUBLICATIONS

Le commerce de la librairie en France au XIXe siècle, 1789-1914, actes de colloque, sous la direction de Jean-Yves Mollier, Paris, IMEC Éditions/Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme, 1997, vient de paraître. On y trouvera le texte de la communication présentée par Jacques MICHON et Josée VINCENT, sur «La librairie française à Montréal au tournant du siècle».

Nous sommes heureux de saluer la parution du premier numéro deL’Écrit, hier et demain, revue électronique internationale consacrée à la communication écrite dans le monde. Dirigée par un comité international, la revue est publiée par un groupe de bibliologues hongrois. Elle paraîtra quatre fois l’an en trois langues: français, anglais et hongrois. Pour l’instant, seuls le sommaire et les informations concernant la rédaction sont disponibles dans les trois langues. Le premier numéro, lancé en août 1997, est disponible gratuitement sur le site de la Bibliothèque nationale de Hongrie à l’adresse suivante: http://www.OSZK.hu/kiadvany/iras 

Le numéro 51 de Présence francophone, consacré à la censure, vient de paraître. Cette édition a été préparée et dirigée par Pierre HÉBERT. On y trouve des articles sur la censure en France, par Martine Poulain, et en Afrique, par Ambroise Kom, André Djiffack et Hans-Jürgen Lüsebrink. Dans son article intitulé «Le discours censorial sur la littérature de jeunesse québécoise de 1900 à 1960», Suzanne POULIOT démontre comment, au Québec, le discours clérical a contrôlé la production et la lecture des oeuvres pour la jeunesse. Dans le même numéro, Jacques MICHON publie «L’histoire du livre au Québec au XXe siècle, orientations bibliographiques», sous la rubrique l’Observatoire de l’édition. Il s’agit d’une version remaniée du document de travail qu’il avait préparé pour le colloque sur l’«Histoire de l’imprimé au Canada/A History of de Book in Canada», organisé par la Société bibliographique du Canada à Ottawa du 23 au 25 mai 1997. Isabelle BOISCLAIR, Marc-André GOULET, Obed Nkunzimana et François LANDRY signent, quant à eux, des comptes rendus sur des parutions récentes.

Le deuxième numéro du magazine de l’International Association of Publishing Educators, IAPE news (octobre 1997), présente un article de Jacques MICHON: «The Study of Publishing at the Université de Sherbrooke». L’article résume les activités du Groupe de recherche sur l’édition littéraire au Québec et fait part des thèmes d’étude accessibles aux trois cycles universitaires.

De l’usage du nom

Du 29 au 31 octobre, s’est tenu à l’Université de Sherbrooke le premier colloque étudiant du Département des lettres et communications, intitulé «De l’Usage du nom. Le nom d’auteur, de la substitution à la mystification».

Le colloque a réuni quatorze conférenciers avec des communications présentant à la fois des cas précis et des réflexions théoriques sur les phénomènes du jeu avec la signature, et des questions relatives à la pseudonymie, l’allonymie, l’hétéronymie et l’anonymat.

Le principal intérêt de cette rencontre a été la présentation de recherches originales sur des corpus québécois et français. Si les exemples de cas célèbres ne manquent pas (pensons notamment à Romain Gary/Émile Ajar), les analyses sur le jeu avec la signature ne sont pas légion. En littérature québécoise, peu de chercheurs se sont attachés à des études de cas dépassant la simple recension.

La conférence d’ouverture de Lucie Robert a abordé le nom d’auteur selon l’approche institutionnelle, soulevant plusieurs questions concernant les rapports entre la signature et la propriété littéraire. La présentation des cas de pseudonymie chez Hermine Lanctôt, Jovette Bernier, Jean Féron, Pierre Tisseyre, Gérard de Nerval, Michel Butor ou encore Fernando Pessoa, nous a renvoyés au problème de l’authenticité et de l’identité du sujet écrivant. Les communications ont notamment exploré les liens entre pseudonymie, écriture des femmes, censure et stratégies éditoriales. La question de la mort de l’auteur, annoncée, entre autres par Roland Barthes, a été évoquée à plusieurs reprises. Le pseudonyme est presque invariablement perçu comme un masque. Pourtant, il peut non pas servir à masquer, mais à montrer et se présenter comme un symbole d’appartenance, comme l’a démontré Pascal Gemme dans son analyse de la Tribu des Casoars.

Les membres du comité organisateur, Marie-Claude Brosseau, Marie-France Duquette, Pierre Hébert et Marie-Pier Luneau, tiennent à remercier vivement tous les participants.

Bloc notes

La Bibliothèque nationale du Canada offre un nouveau service qui regroupe des renseignements provenant du gouvernement fédéral destinés aux éditeurs canadiens. Le «Panorama des services à l’édition» contient des renseignements sur des sujets tels que le droit d’auteur, le catalogage avant publication, le dépôt légal, les données sur le commerce, l’aide à l’exportation, les programmes de soutien à l’édition, les études sur l’industrie. Le «Panorama des services à l’édition» est accessible sur le site Web de la Bibliothèque nationale: http://www.nlc-bnc.ca/window/ 

Dans la liste des «Thèses et mémoires sur l’édition, 1981-1997», parue dans le numéro 20 de l’INFOGRÉLQ (version imprimée), on aurait dû lire que la maîtrise de Robert YERGEAU («Courants poétiques d’avant-garde dans le champ littéraire québécois, 1965-1980») a été dirigée par Robert GIROUX et non Richard Giguère.

Le colloque des dix ans du Séminaire «Écrit, Image et Nouvelles technologies», consacré aux «Interrelations entre les langages et nouvelles technologies», a eu lieu à l’École d’architecture de Paris-Val-de-Marne, les 24 et 25 octobre 1997. Le lancement des actes du colloque, préparés par Anne de Beer, aura lieu à la librairie Tekhnê, Paris 6e, le 31 mars 1998. Pour toute information complémentaire, prendre contact avec Marie-Claude Vettraino Soulard, UFR de Sciences sociales, case 7010, Université de Paris 7 - Denis-Diderot, 75251 Paris Cedex 05.

E mail: mcvs@artemis.jussieu.fr

Groupe de recherche
sur l'édition littéraire
au Québec
N’hésitez pas à visiter notre site web : www.grelq.qc.ca
INFOGRÉLQ est publié par le Groupe de recherche sur l'édition littéraire au Québec (1982).
Dépôt légal - 1er trimestre 1998 - Bibliothèque nationale duQuébec et du Canada ISSN 1188-4797
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Coordination: Lynda Giroux
Infographie: Luc St-Jacques
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