Biosécurité et biosûreté

À l'Université de Sherbrooke, c'est la vice-rectrice ou le vice-recteur responsable de la recherche qui est la personne responsable de la biosécurité. Pour sa part, la conseillère ou le conseiller en biosécurité de la division SSMTE assume la gestion quotidienne du programme institutionnel de biosécurité et assiste les équipes de recherche et d'enseignement à ce sujet. L'ensemble des informations relatives au programme institutionnel de biosécurité de l’Université se retrouve au sein de la Directive en matière de biosécurité et de biosûreté (Directive 2600-049).

L'Université est détentrice d’un permis en vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines permettant l’importation, l’exportation, le transfert, la possession, la manipulation, l'utilisation et l’élimination d’agents pathogènes humains  et de toxines de groupe de risque 2. Seule la conseillère ou le conseiller en biosécurité est autorisé à utiliser le permis de l’Université dans le but d’acquérir ou de transférer des agents biologiques réglementés.

Biosécurité

La biosécurité (sécurité biologique) désigne de manière générale l’ensemble des principes, des technologies et des pratiques liés au confinement biologique qui sont mis en œuvre pour prévenir l’exposition involontaire à des matières infectieuses et à des toxines, ou encore leur libération accidentelle.

Ces substances peuvent être pathogènes en elles-mêmes ou contenir potentiellement de tels agents pathogènes. Elles peuvent être obtenues de sources « naturelles », être génétiquement modifiées ou bien complètement synthétiques. Qu’elles soient obtenues commercialement ou non, ces substances doivent être manipulées selon le confinement biologique déterminé lors d’une analyse du risque effectuée par la conseillère ou le conseiller en biosécurité, spécifiquement pour les activités prévues impliquant les dites substances.

Formes de substances présentant un risque biologique
  • ADN ou ARN modifiés ou non génétiquement
  • Bactéries
  • Champignons
  • Parasites
  • Virus
  • Virus issus de vecteurs viraux servant à effectuer des modifications génétiques (lentivirus ou particules lentivirales, rétrovirus ou particules rétrovirales, etc.)
  • Toxines
  • Prions
  • Cellules humaines ou animales, lignées cellulaires d’origine humaine ou animale
  • Spécimen ou tissus humain ou animal (liquide biologique, échantillon de patient présentant des symptômes d’infection ou non)
  • Animaux vivants
  • Échantillon environnemental provenant d’un site contaminé et qu’on a concentré ou enrichi de façon sélective en certaines composantes pouvant être infectieuses pour l’humain, l’animal ou les végétaux : une analyse de risques doit être effectuée.

Biosûreté

La biosûreté (sûreté biologique)  représente un ensemble de mesure visant à prévenir la perte, le vol, le mésusage, le détournement ou la libération intentionnelle d’agents pathogènes, de toxines ou d’autres biens liés aux installations de confinement biologique.

La biosécurité et la biosûreté sont règlementés par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC)  dans le cas des agents pathogènes humains et les toxines ainsi que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dans le cas des agents pathogènes animaux ou végétaux.