Rupture amoureuse

Se remettre d'une rupture

Le récit que vous allez lire s’inspire de faits vécus. Qui sait? Peut-être vous y reconnaîtrez-vous.

J’aimerais vous partager une expérience que j’ai vécue, il y a longtemps, il me semble. Il y a environ un an, mon petit ami m’a quittée pour une autre fille. Au début, j’ai eu beaucoup de difficultés à admettre qu’il ne m’aimait plus. De mon côté, je l’aimais encore. Je pleurais encore souvent en pensant à lui. Cette rupture m’a beaucoup blessée. Je n’avais plus confiance en moi. Je croyais que je n’intéresserais plus personne, que je ferais ma vie seule. Mes amies avaient beau me dire toutes sortes de choses pour me réconforter, j’étais complètement démolie. Après quelque temps et de longues réflexions, j’ai senti monter en moi de la colère contre cet homme. Je lui en voulais, je le tenais responsable de ma douleur et de ma peine. Je souhaitais qu’il souffre autant qu’il m’avait fait souffrir. J’en voulais même à tous les hommes. J’avais décidé de faire ma vie sans eux. Puis je me suis calmée peu à peu. Je comprends aujourd’hui qu’il était préférable qu’on se laisse, puisqu’il ne m’aimait plus. En fait, ça n’allait plus entre nous depuis un certain temps, mais j’avais du mal à le reconnaître. Je vois maintenant que cette séparation était pour le mieux. J’envisage désormais l’avenir autrement.

J’ai rencontré dernièrement un garçon avec qui je m’entends très bien. Pour l’instant, nous sommes copains mais qui sait...

Jean Lafontaine, psychologue
Service de psychologie et d’orientation, 819 821-7666

Se relever lors d’une rupture

Le récit que vous allez lire s’inspire de faits vécus. Qui sait? Peut-être vous y reconnaîtrez-vous?

Bonjour,

je m’appelle Karine. J’ai le goût de vous faire part de l’expérience que j’ai vécue il y a quelques mois. Mon chum m’a annoncé qu’il voulait me laisser, qu’il n’était plus certain qu’il m’aimait. Il disait qu’il n’était plus heureux avec moi depuis quelque temps, mais sans me donner plus d’explications.

Ça faisait deux ans qu’on sortait ensemble et il me semble que ça allait bien. Sur le coup, ça m’a surprise; je ne m’attendais pas à ça et je n’arrivais pas à y croire. J’ai tout fait pour le retenir, le faire changer d’idée, mais sans succès. Quand je me suis aperçue que c’était bel et bien fini, j’étais complètement à terre.

Je pleurais pour des riens, je cherchais ce que je pouvais bien avoir fait qui avait pu autant l’éloigner. Je lui en voulais aussi de m’avoir laissée sans plus d’explications.

J’ai fini par décider d’aller rencontrer un psychologue parce que ça devenait trop dur pour moi et que même mes amies ne savaient plus comment m’aider. C’est de cette façon que j’ai compris que le fait d’avoir un chum me laissait croire que j’étais importante et que, sans lui, c’était comme si je perdais toute ma valeur et ma sécurité. J’ai pu réaliser, qu’au fond, pour moi aussi il y avait des choses qui ne me satisfaisaient pas.

Cela m’a finalement permis de faire le ménage entre ce que je trouve important et ce que je ne veux pas dans une relation de couple. Maintenant, je sais que je suis importante, avec ou sans chum. J’apprends à vivre dans mes relations en tenant compte de moi et je suis de nouveau très heureuse.

Valérie Meunier, interne en psychologie (1998)
Service de psychologie et d’orientation