Relations avec les parents, relations familiales

L'amour avec un grand A

MÉLANIE THIBAULT

Laissez-moi vous parler d'une grande histoire d'amour… et non, je ne vous parlerai pas de ces couples passionnés dont on fait le récit en ce mois de février. Je vais vous parler d'une autre sorte d'amour, un amour plus profond et fondamental, un amour qui se ressent dans les profondeurs de notre être et qui nous rend capables de tout sacrifier pour l'autre. Cet amour, c'est l'amour d'un parent pour son enfant. Surpris? Moi oui! Jamais je n'aurais cru qu'un si petit être puisse soulever en moi de si grands sentiments et me transformer autant.

Le grand bouleversement

Qu'est-ce que ça change de devenir parent? Ça fait l'effet d'un grand bouleversement, un vent de fraîcheur et de joie qui nous traverse le cœur et qui nous donne l'impression de vivre l'expérience la plus intense de notre vie. Tout devient tout à coup plus important, plus vivant, plus sacré. Il naît en nous une impression de participer à un grand projet que les générations précédentes ont préparé avant nous et qui nous fait comprendre le sens du mot avenir. Des thèmes comme la santé, l'environnement ou l'éducation qui ne nous touchaient qu'à moitié avant deviennent soudainement essentiels. Nous avons une vie à protéger et à guider, nous avons une personne à accueillir et à aimer, et pour la première fois peut-être, aimer devient plus important qu'être aimé. Expérientiellement, c'est ça devenir parent.

Bien sûr, il y a les nuits difficiles, les petits nez à moucher et la discipline à faire respecter, mais surtout, il y a l'amour. Un amour immense qui, aussi impossible que ça puisse paraître, continue à grandir de jour en jour. Notre cœur semble littéralement déborder!

Reprendre contact

Si cette expérience vous semble lointaine ou difficile à vivre avec vos enfants en ce moment, si tout ce qui vous vient en pensant à votre rôle de parent est la lourdeur, les tâches quotidiennes, les responsabilités et les difficultés, peut-être est-ce un indice qu'il est temps de faire le point. Sachez d'abord qu'il est tout à fait normal de ressentir des sentiments négatifs ou contradictoires face à nos enfants. Cependant, lorsque les sentiments négatifs sont récurrents et qu'ils nous empêchent d'avoir accès à l'aspect nourrissant de la relation, il est temps d'intervenir.

Souvent, il est possible d'identifier le facteur responsable de cette distance relationnelle. Parmi les plus fréquents, il y a la fatigue ou l'épuisement qui nous empêche de goûter aux moments passés avec nos enfants. Ensuite, le fait d'être trop investi ailleurs, dans le travail par exemple, peut nous éloigner d'eux. Des exigences trop élevées envers nous-même ou envers nos enfants nous empêchent aussi de profiter du moment présent et de l'essentiel de la relation. De plus, il peut arriver que des conflits contaminent notre relation de colère et d'incompréhension. Finalement, certains parents n'ont jamais reçu une telle présence de la part de leurs propres parents et ne savent pas comment établir un lien intime avec leurs enfants.

Si vous vous reconnaissez dans l'une de ces situations, faites d'abord le point pour vous-même. Comment voyez-vous la relation avec votre enfant? Qu'est-ce que vous voulez ou pouvez lui offrir comme qualité de présence? Quelles sont les conditions que vous pourriez vous donner pour y arriver? Si ensuite vous désirez approfondir la relation avec votre enfant, reprenez d'abord contact avec cet instant magique et indescriptible que fut son arrivée dans votre vie pour vous rappeler la joie immense de cet événement. Ensuite, prenez le temps de l'observer pour découvrir ou redécouvrir qui est cet être unique que vous avez le privilège d'accompagner pendant qu'il déploie ses ailes. Surtout, restez présent à l'essentiel : être en relation avec la personne qu'est votre enfant sans vouloir le changer. Prendre le temps d'être proche de ceux qu'on aime, ça réchauffe le cœur, même en hiver!

Exceller pour faire plaisir… à mes parents

Le récit que vous allez lire s’inspire de faits vécus. Qui sait? Peut-être vous y reconnaîtrez-vous?

Bonjour, je me décide à sortir un peu de l’anonymat pour vous parler de mon histoire.

Je suis né dans une famille de parents très aimants qui auraient tout sacrifié pour leurs enfants. Ces personnes avaient eu le mérite de travailler avec acharnement pour arriver au niveau de vie dont ils faisaient bénéficier toute leur petite famille. Devant des parents si dévoués, je me sentais incapable de les décevoir d’une quelconque façon. J’essayais donc autant que possible de leur faire plaisir, d’être à la hauteur de ce qu’ils représentaient à mes yeux. Pour eux, j’étais un jeune homme brillant, très autonome et sans problème. Une personne dédiée à un bel avenir comme ils me disaient souvent le regard plein de fierté et d’admiration.

À part mes études, pour lesquelles je me sentais le devoir d’exceller, je m’impliquais dans toutes sortes d’activités étudiantes et sportives, non seulement comme participant, mais comme organisateur. Avec mes collègues ou mes supérieurs, à l’instar de mes parents, je m’attirais la considération de tous. Malgré le côté flatteur, cela me condamnait à une grande solitude, car si tout paraissait brillant à l’extérieur, à l’intérieur de moi c’était la noirceur. J’avais mal en dedans et je n’osais en parler à personne. J’étouffais. Quelle que soit l’activité dans laquelle je m’impliquais, il me semblait que je devais m’y démarquer. Je me sentais pris dans un engrenage où il m’était impossible de reculer. Comment m’en sortir sans décevoir personne? De plus en plus, il m’arrivait de penser à la mort pour échapper à toute cette pression. Est venu le jour où je n’ai plus été capable de supporter tout cela. Comme parler à quelqu’un me paraissait impossible, la décision de mourir m’est apparue comme la seule issue. Sur la route, lorsqu’un camion est arrivé à ma rencontre, j’ai braqué mon volant en sa direction. Contre toute attente, je m’en suis tiré miraculeusement, bien qu’avec des blessures sérieuses. Le chauffeur, dans sa déposition, a formellement affirmé qu’il avait vu que mon geste avait tout du geste délibéré. On m’a offert de l’aide. Il y a eu des échanges avec mes parents. Et je me suis finalement ouvert sur ce que je portais lourdement depuis des années.

J’ai réalisé que je mettais tellement en priorité les attentes des autres que j’en oubliais ma véritable priorité : vivre ma vie, selon mes choix, mes idées, mes rêves. Mes parents étaient fiers de moi. Ils le sont encore. Ils l’auraient été peu importe mes succès ou mes échecs. Il en va de même pour mes amis ou mes supérieurs. Ils m’apprécient de toutes façons. Cette période difficile fait maintenant partie du passé. J’ai repris possession de ma vie et j’en jouis à chaque jour!

Johanne Bernatchez, psychologue
Service de psychologie et d’orientation, 819 821-7666

Famille : quand la distance nous rapproche

Psychologue invité : ERIC MAHEUX

Le temps des fêtes arrive à grands pas. Les études ou le travail laissent momentanément place aux incursions familiales, aux retrouvailles entre amis, aux escapades en plein air, aux voyages (pour les chanceux) et pourquoi pas, simplement un moment pour lire, rêvasser, se faire «chauffer la couenne» devant un bon feu de foyer. Cette période de l'année invite à nous retrouver, à faire le point et à nous ressourcer. Oui, tout ça devient possible… dans la mesure où nous y faisons de la place.

D'autres personnes préféreraient, si elles en étaient capables, s'endormir et se réveiller seulement une fois ce moment passé. Des parents étouffants, un oncle un peu trop collant, un père qui nous ridiculise chaque fois qu'il a trop bu, des relations froides ou inconfortables avec certains membres de la famille; nous ne savons pas toujours comment nous comporter face à de telles situations.

Développer une saine distance

Devant ces difficultés, on est souvent ambivalent : doit-on endurer ces malaises sans rien dire ou couper les ponts en gardant une distance? Une chose est certaine, s'il y a un malaise, il ne disparaît pas par magie. Les années passent, le malaise grandit et creuse graduellement un fossé dans la relation. Même si la distance nous donne un répit face au malaise, elle empêche parfois de le dépasser et d'agir au cœur du problème. Cette distance peut alors nous empêcher de développer des relations plus significatives avec les membres de notre famille. Pris entre un besoin de penser à soi et la peur des réactions de l'autre, on prend quelquefois une distance sans s'être encore demandé ce qu'on aurait pu faire pour mieux être dans cette relation.

On oublie souvent qu'il existe des positions intermédiaires où il est possible de garder une saine distance tout en restant en relation. Par exemple, face à une relation étouffante avec sa mère, une fille pourrait lui expliquer en quoi ses conseils sont étouffants pour elle et l'empêchent d'apprécier la relation. Communiquer à l'autre ce qu'on vit, c'est se donner à soi-même un espace confortable et également offrir à l'autre la chance d'y réagir. C'est alors que la distance permet de dépasser le malaise tout en nous rapprochant de l'autre.

Cependant, il arrive que l'autre ne soit pas réceptif à respecter les besoins qu'on lui exprime. C'est alors que la distance peut devenir saine et prendre différentes formes. Face à un père qui ridiculise son fils lorsqu'il est ivre, ce dernier pourrait alors décider de ne pas participer au party de Noël ou bien partir lorsque son père commence à trop consommer. D'autres personnes décideront peut-être d'adopter une position plus ferme en s'éloignant d'une relation insatisfaisante ou tout simplement en y mettant fin. À chacun sa distance et sa façon de l'exprimer!

Agir pour que ça change

Prendre des distances dans une relation amène inévitablement un changement dans celle-ci. Même si cette distance est bonne pour soi, les proches peuvent avoir des réactions d'incompréhension face à ce changement déstabilisant. Par exemple, une mère soucieuse de sa fille pourrait avoir de la difficulté à comprendre que celle-ci lui exprime son impossibilité à lui parler chaque fois qu'elle téléphone. Lorsqu'on décide de mettre une distance dans une relation, cette décision peut être perçue par l'autre comme une menace pour la relation. Le rôle de chacun s'en voit momentanément changé et du même coup l'utilité qu'il avait. Ainsi, une mère qui se sentait utile à conseiller sa fille se sentira peut-être «inutile» de ne plus avoir ce rôle. C'est pourquoi il n'est pas toujours facile de changer sans créer quelques remous… le temps que les membres de sa famille s'habituent à ces transformations et qu'on sache également y trouver sa place. Expliquer franchement à l'autre en quoi cette distance est bénéfique pour soi peut l'aider à la comprendre et par la suite à s'y adapter. Dans l'exemple ci-dessus, il serait alors possible que cette fille explique à sa mère qu'elle préférerait lui parler lorsqu'elle se sent disponible, et que pour cette raison, elle aimerait qu'elle attende parfois son appel, le temps qu'elle en ait l'initiative.

Soit, avant la course effrénée aux cadeaux, les partys de bureau, les soupers de famille, le réveillon, il peut être important de s'arrêter un moment pour se demander ce qui est réellement important pour soi. On a parfois à se positionner dans ses relations afin que cette période de l'année ne se transforme pas en ce qu'on ne souhaitait pas au tout début. Se ressourcer nécessite qu'on se donne en relation les conditions favorables à ce que faire se peut.

La relation avec mon père

Le récit que vous allez lire s’inspire de faits vécus. Qui sait? Peut-être vous y reconnaîtrez-vous?

Bonjour, mon nom est Mélissa.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de mon père, ou plutôt, de la relation que j’ai avec lui. Mon père est un homme gentil qui a toujours subvenu à nos besoins matériels et qui s’est toujours fait un point d’honneur de jouer son rôle de soutien de famille. Il a travaillé fort pour pouvoir nous offrir une vie confortable. C’est un homme qui parle peu. En fait, il est plus juste de dire qu’il parle peu de lui. Je lui en ai longtemps voulu de ne pas être plus ouvert, plus proche de moi. Je le trouvais froid et distant. Je croyais même qu’il ne m’aimait pas vraiment et que je n’étais pas importante pour lui. J’aurais tant aimé qu’il me dise qu’il m’aime et qu’il est fier de moi. Et comme ça ne venait pas, je me suis imaginée que je n’étais pas significative pour lui. J’en souffrais beaucoup parce que je cherchais à faire une foule de choses qui le rendraient fier et qui feraient en sorte qu’il me dise enfin qu’il m’aime. J’étais comme une petite fille qui cherche à attirer désespérément son attention. Le problème, c’est que j’avais une attente irréaliste. J’attendais que mon père fasse une chose qu’il n’avait jamais faite : parler de ses sentiments. L’erreur que je faisais était de croire que, s’il ne me disait pas qu’il m’aimait, c’était en fait qu’il ne m’aimait pas. J’ai finalement réalisé qu’il ne savait pas parler de ses sentiments et que c’est pour cette raison qu’il ne me disait pas qu’il m’aimait. J’avais interprété une difficulté à dire l’amour comme une absence d’amour. Maintenant, quand je regarde de plus près, je réalise que mon père me dit qu’il m’aime à sa façon : il prend des nouvelles de mes études de façon régulière, il est toujours là quand j’ai besoin d’aide et il m’appelle pour m’inviter à souper à la maison. J’ai compris que, pour mon père, c’était ça dire « Je t’aime ». Depuis que j’ai compris cela, j’ai cessé de chercher le père que j’aurais tant voulu avoir et je prends en charge mes besoins. C’est moi qui avait besoin d’entendre mon père me dire qu’il m’aimait alors je suis allée lui demander directement plutôt que de rester en attente. J’ai pris le temps de dire à mon père que j’avais besoin de l’entendre en mots, même si je le comprenais dans ses gestes. À ma grande surprise, la relation avec mon père a beaucoup changé. Depuis que j’ose aller parler avec lui de ce que je ressens dans notre relation, il me parle un peu plus de lui. Je sais que mon père ne sera jamais l’homme proche et ouvert que j’aurais aimé qu’il soit, mais je comprends qu’il est humain et qu’il fait de son mieux selon les limites qu’il a. Finalement, j’ai cessé de vouloir que mon père soit autrement, et je l’aime comme il est.

Mélanie Thibault, psychologue
Service de psychologie et d’orientation, 819 821-7666

Ma relation avec mon père

Le récit que vous allez lire s’inspire de faits vécus. Qui sait? Peut-être vous y reconnaîtrez-vous?

Bonjour, Je m’appelle Simon et j’aimerais vous parler de la relation que j’ai eue avec mon père. Mon père a toujours été un homme très occupé. Il travaillait beaucoup, de sorte qu’il était présent à la maison presque uniquement les fins de semaine. Je n’avais pas un lien très étroit avec lui, car c’était un homme plutôt renfermé. Je ne me souviens pas qu’il m’ait dit qu’il était fier de moi ou qu’il m’aimait. À l’adolescence, mes rapports avec lui ont été plutôt conflictuels. Il me critiquait et me répétait souvent que je n’avais pas de jugeote.

Il y a un an, lorsque je suis entré à l’université, notre relation s’est modifiée. Il a commencé à me demander si j’aimais mon domaine d’études. Je suis en droit et je souhaite devenir avocat. Au début, je croyais qu’il voulait s’insinuer dans mes affaires pour me critiquer comme par le passé. Après quelques mois, je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas. Il s’intéressait vraiment à ce que je faisais. Il a aussi commencé à me parler de lui ou plutôt de son travail : il est ingénieur civil. Notre relation s’améliorait, mais je restais sur mes gardes. Je ne comprenais pas ce changement de sa part.

Il y a quelques mois, il m’a invité à aller à la pêche avec lui. J’ai failli tomber de ma chaise. Nous n’avions jamais fait d’activités ensemble par le passé, alors vous comprendrez ma surprise. J’ai décidé d’accepter son invitation même si j’étais inquiet. Deux inconnus dans une chaloupe, ça se dit quoi? Mon père a pris les devants et il m’a parlé de lui comme jamais il ne l’avait fait. J’ai appris qu’il était un homme gêné qui avait peur de montrer ses émotions. Il s’est souvent senti malheureux, surtout de ne pas arriver à être proche de ceux qu’il aime. Je lui ai demandé pourquoi il arrivait à me dire tout cela maintenant. Il m’a répondu simplement qu’un jour il en a eu assez de se sentir mal et il a entrepris une démarche avec un psychologue. Depuis ce temps, il a appris à se connaître et à apprivoiser ses peurs. Il se sent plus heureux ainsi. Je lui ai dit que ça me faisait beaucoup de bien qu’il me parle ainsi, car j’apprenais à le connaître et surtout à me faire une idée plus juste de qui il est en réalité.

Jean Lafontaine, psychologue
Service de psychologie et d’orientation, 819 821-7666

Quand l’entourage fait pression

Le récit que vous allez lire s’inspire de faits vécus. Qui sait? Peut-être vous y retrouverez-vous…

Bonjour, je m’appelle Sophie et j’aimerais partager avec vous mon vécu. Après une première année en médecine, je me suis rendu compte que ce programme d’étude ne me convenait pas. Je m’y étais inscrite afin de répondre aux attentes de mes parents, médecins tous les deux. Depuis ma tendre enfance, ils me répétaient qu’un jour, je suivrais leurs traces. Avec un conditionnement pareil, je ne me suis pas posé plus de questions. Au début, je trouvais la matière difficile, mais je me disais que c’était normal. Après les premières évaluations, j’ai constaté que si je n’améliorais pas mon rendement académique, je risquais l’échec. Malgré des efforts pour mieux adapter mes techniques d’étude, je n’arrivais à rien. Mon intérêt pour cette matière était trop faible et ma motivation à étudier s’en ressentait. J’ai réalisé que je ne m’étais jamais demandé quelle profession m’intéressait moi. Pendant quelque temps, j’ai paniqué. D’une part, je réalisais que je n’avais aucune idée de ce que je voulais vraiment faire dans la vie, et, d’autre part, j’avais à annoncer à mes parents que je n’aimais pas la médecine. Lorsque je me suis décidée à leur parler, comme je m’y attendais, ils ont mal pris la chose. Ils ont évoqué toutes sortes d’arguments devant lesquels je ne pouvais qu’acquiescer : que les études de médecine sont ardues et que je ne devais pas céder à la première difficulté, qu’être médecin constitue une profession honorable, bien rémunérée, etc., etc. Devant la force de leur réaction, je me suis repliée sur moi-même et j’ai fait de mon mieux pour continuer. Toutefois, à la fin de ma première année, je me suis retrouvée en situation d’échec. Leur réaction a été horrible. Curieusement, la mienne se teintait de déception, bien sûr, mais aussi de soulagement. Je me sentais libre de pouvoir réfléchir à ce que j’aimerais faire dans la vie. J’ai consulté en orientation pour finalement choisir une carrière en enseignement. J’ai dû tenir bon devant mes parents, mais ma ténacité m’a bien servie. J’ai rapidement vu que j’étais à ma place. Je me suis sentie renaître. C’est à me voir heureuse et passionnée pour mes nouvelles études que mes parents ont finalement compris que, malgré tout le bien qu’ils me veulent, mes goûts et mes choix m’appartiennent et qu’il ne peut en être autrement.

Jean Lafontaine et Johanne Bernatchez, psychologues
Service de psychologie et d’orientation, 819 821-7666