Projets de recherche

Création littéraire (poésie, roman, nouvelle)

« La dynamique espace réel / espace textuel dans l'écriture nouvellière » (FCAR)

Christiane Lahaie

Dictionnaire de la censure

Pierre Hébert

Lectures de la poésie québécoise (1953-1970) :

Perspectives de l'auteur, de l'éditeur et des lecteurs critiques

Cette recherche veut contribuer au renouvellement de la critique et de l'histoire littéraires par l'étude des discours de l'auteur, de l'éditeur et des lecteurs critiques ayant entouré la parution de recueils de poèmes au Québec entre 1953 et 1970. L'analyse des rôles joués par chacun dans la compréhension des livres constitue une relecture de la poésie québécoise à un moment significatif de son histoire. Il s'agit de cerner les conceptions de l'auteur et de l'éditeur par la prise en compte du livre, soit le texte et le paratexte. L'examen des discours de l'auteur et des lecteurs critiques permet par ailleurs de comprendre les rapports que les écrivains entretiennent avec la critique littéraire, et la légitimité qui leur est prêtée. En confrontant les discours de l'auteur, de l'éditeur et des lecteurs critiques, la recherche veut montrer que si les perspectives de chacun ne sont pas les mêmes, les choix qui sont faits lors de l'édition ou de la réédition n'en participent pas moins à l'appréciation des oeuvres à travers le temps. Certains manuscrits et écrits intimes des poètes seront aussi examinés afin d'approfondir la compréhension des oeuvres. La recherche croise l'herméneutique littéraire et les études sur le paratexte pour analyser différentes conceptions de la poésie à une période donnée, et montrer que les perspectives adoptées par l'auteur, l'éditeur et les lecteurs critiques participent à l'appréciation des oeuvres à travers le temps. (projet subventionné par le CRSH, 2002-2005).

Nathalie Watteyne

Les associations professionnelles d’écrivains au Québec après 1960

Ce projet s’intéresse à un type de regroupement professionnel, les associations d’écrivains, et porte sur la période postérieure à la Révolution tranquille. Il s’agit d’abord de répondre à des questions précises. Qui regroupent-elles? Quelles positions occupent-elles dans le champ littéraire par rapport aux autres instances? Quelle est la portée de leurs réalisations? Cette première étape dans la réflexion devrait permettre d’esquisser un portrait du métier d’écrivain au Québec après 1960. Elle conduira ensuite à mettre au jour les rapports de force établis entre les écrivains et les autres agents ou appareils, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du champ littéraire. Il faut enfin accorder une attention particulière aux relations entre les associations d’écrivains et les gouvernements. À une époque où le gouvernement québécois prétend miser sur le développement culturel, quelle est la véritable place faite aux écrivains? Et qu’en est-il du côté du gouvernement fédéral? L’étude des revendications des associations peut certes fournir un nouvel éclairage sur la question des rapports entre les écrivains et les pouvoirs.

Josée Vincent

Mémoire culturelle et contre-culture : l'importance de la mémoire
culturelle dans la construction des identités contre-culturelles

Roxanne Rimstead

Rédaction professionnelle et spécialisée

Céline Beaudet
Hélène Cajolet-Laganière
Pamela Grant 

Se dire écrivain. Analyse de la figure de l’auteur au Québec (1900-1980)

Au-delà de la personne physique de l’écrivain, subsiste une figure de l’auteur, qui ne correspond pas à l’identité physique de celui-ci, pas plus qu’elle ne serait l’équation du narrateur. Foucault le notait déjà en 1969, l’auteur est une construction, un prisme de lecture défini par une pluralité d’ego. Trop vite évacué au cours des années 1970 dans des manifestes qui ont proclamé sa mort (Barthes lui-même a revu sa position dans Le Plaisir du texte, 1973), l’auteur a été récemment ramené à l’avant plan par des analyses qui le présentent comme un point de jonction entre le texte et la société (Heinich, Viala, Contat, Couturier, Compagnon).

Comment s’élabore l’identité de l’écrivain? D’un point de vue identitaire, comment passe‑t‑on du « j’écris » à « je suis écrivain »? Quels déplacements ou trajectoires-types permettent d’y arriver? Quel est le rôle de l’auteur dans la création de sa propre figure? Quel est celui des autres agents et instances? L’objectif de ce projet de recherche est d’analyser l’évolution de la figure de l’écrivain au Québec, au XXe siècle. Si les travaux de Daniel Mativat ont cerné les contours du statut de l’écrivain québécois au XIXe siècle, une telle recherche concernant le XXe siècle reste encore à faire.

Marie-Pier Luneau

Variation in English Usage in Québec

Pamela Grant
Gregory Reid
Graduate students