Grandes ambassadrices et Grands ambassadeurs

Claire B. Beaudoin

Grande ambassadrice 2014
Administration 1959

Extrait de son hommage

Madame Claire B. Beaudoin a commencé par choisir l’Université de Sherbrooke pour y faire ses études. Elle a obtenu un baccalauréat en commerce en 1959, alors qu’il n’y avait que trois femmes dans cette discipline. Elle a ainsi ouvert la voie à des milliers de femmes et aujourd’hui, 50 % des personnes diplômées de la Faculté d’administration sont des femmes.

En 1995, elle était la présidente d’honneur de la toute première édition du Gala du rayonnement. Aujourd’hui, à l’occasion de la dix-neuvième édition de cet événement rassembleur, nous sommes heureux de reconnaître une de nos diplômées les plus dévouées. Une personne qui constitue un exemple remarquable de fidélité à son alma mater, une femme qui défend les valeurs de la formation universitaire et une philanthrope qui contribue à la réussite de nos étudiantes et de nos étudiants, à l’avancement des connaissances et au rayonnement de l’Université de Sherbrooke.

L’Université de Sherbrooke est très fière d’être associée à une personnalité telle Claire B. Beaudoin. Depuis de nombreuses années, elle contribue à des œuvres caritatives importantes, à des maisons d’enseignement et de recherche et à des institutions du secteur culturel tant aux plans régional que national. Son engagement dans la société et son soutien philanthropique à de nombreuses organisations extrêmement importantes pour la qualité de vie de tant de nos concitoyens lui font honneur.

Elle a accepté la présidence de la campagne de financement «Un parti pris pour l’Université» et a été coprésidente d’honneur de la campagne de financement «Ensemble».

Gala du rayonnement 2014

Laurent Beaudoin

Grand ambassadeur 1997
Administration 1960

Extrait de son hommage

Laurent Beaudoin a terminé sa maîtrise en commerce à l'Université de Sherbrooke en 1960. Après quelques années de travail au sein d'un cabinet de comptables, en 1963, il s'est joint à l'équipe Bombardier à titre de contrôleur. Dès 1964, il a été nommé directeur général. Deux ans plus tard, il a accédé au poste de président.

Laurent Beaudoin a été président du conseil et chef de la direction de Bombardier inc. à partir de 1979. Sous sa gouverne, les activités de Bombardier se réorientent progressivement vers l'aérospatiale et l'aéronautique. Du statut de petite entreprise familiale, la compagnie passe à celui de grande multinationale et de fleuron de l'industrie québécoise. En plus des célèbres « Ski-Doo », on peut associer le nom de Laurent Beaudoin à des projets comme les métros de Montréal, New York et Mexico, l'Eurotunnel ainsi que les avions Challenger et Global Express.

Depuis 1999, il est président du conseil d'administration et du comité exécutif. En octobre 2002, lors de l'assemblée générale annuelle et du Banquet de remise de prix, le Conference Board du Canada a décerné à Laurent Beaudoin le titre d'associé honoraire, titre le plus prestigieux remis par l'organisme.

Laurent Beaudoin est demeuré très attaché à l'Université de Sherbrooke et a toujours été associé de plusieurs façons à son développement. À maintes occasions, il a fait bénéficier l'Université de son leadership et de son influence, tant auprès de la communauté des affaires du Québec que de celle des diplômées et diplômés de l'Université. Il a été président de la Campagne majeure de souscription de l'Université de Sherbrooke Un parti pris pour l'Université de Sherbrooke.

Gala du rayonnement 1997

José Boisjoli

Grand ambassadeur 2010
Génie 1982

Extrait de son hommage

Ingénieur de formation et mordu de tout ce qui est mû par un moteur, José Boisjoli s'est joint à la division Produits récréatifs de Bombardier en 1989. Au fil des 20 dernières années, il a acquis une vaste expérience dans les secteurs de l'ingénierie de produits, de la finance, du marketing, de la vente, des opérations manufacturières, des approvisionnements et de la gestion de matériel, de la distribution et de la logistique, du génie industriel, de l'assurance qualité et des ressources humaines.

Nommé président de la division des motoneiges et motomarines en 1998, il a vu ses responsabilités s’accroître en 2001 avec la gestion de la division des véhicules tout-terrain. En 2003, il est devenu président et chef de la direction de la nouvelle entreprise issue de Bombardier Produits récréatifs, connue depuis sous le nom de BRP et reconnue aujourd’hui comme un chef de file dans l’industrie des produits motorisés.

Pour répondre aux défis de la mondialisation, ce gestionnaire intègre et compétitif mise à fond sur l'innovation, comme en témoigne le fameux roadster Can-Am Spyder qui prend désormais les routes d’assaut et avec lequel BRP compte créer une nouvelle industrie.

Fervent défenseur du devoir, pour toute entreprise, de s’engager dans la communauté où elle est implantée, il soutient personnellement et activement la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke depuis plusieurs années. Aussi, lorsque BRP et l'Université de Sherbrooke ont confirmé leur association en 2007 pour créer un centre de recherche et d'innovation, José Boisjoli y est allé de ces mots :  « Une université et une multinationale issues de la même région qui s'associent pour développer des technologies reliées à un secteur porteur, pour faire de cette région un centre d'excellence mondial, quel beau modèle! »

Gala du rayonnement 2010         

Joëlle Boisvert

Grande Ambassadrice 2017
Droit 1987

Extrait de son hommage

Il faut dire ici qu’au cours de votre carrière de plus de 25 ans, vous avez développé une vaste expertise en matière de recours collectifs et de litiges en droit commercial et immobilier. Vous possédez également une riche expérience en arbitrage à l’échelle nationale et internationale, ainsi qu’en médiation. Vous êtes également la première femme nommée à la tête du bureau de Montréal du cabinet Gowling WLG. Il s’agit là d’un fait d’armes dont vous pouvez être particulièrement fière. Votre volonté constante et résolue d’aider à l’avancement des femmes dans toutes les sphères d’activités professionnelles et commerciales vous honore. 

On vous décrit souvent comme étant une « féministe en action plutôt qu’en paroles », car vous êtes intimement convaincue que la présence et le leadership des femmes permettent de diversifier les approches et d’ajouter de la valeur au sein des équipes de direction. 

Pas étonnant qu’en 2015, le Réseau des femmes exécutives vous ait reconnue parmi les 100 Canadiennes les plus influentes. Disciplinée et rigoureuse, vous fournissez des services juridiques sans failles et assumez toujours personnellement la responsabilité de la qualité du travail et la satisfaction de vos clients. Votre connaissance de la loi est remarquable, mais plus important encore, vous combinez cette expertise à de formidables compétences stratégiques, à un grand sens des affaires et vous démontrez des capacités supérieures en matière de résolution de problèmes. 

Cela explique sans doute pourquoi, dans votre pratique, vous êtes une figure inspirante autant pour vos collègues que pour la relève.

Gala du rayonnement 2017

Aldée Cabana

Grand ambassadeur 1996

Extrait de son hommage

Au fil de sa carrière, Monsieur Cabana a démontré un calme et une persévérance exemplaires. Il a toujours été très à l'écoute de son milieu et de son entourage. Quand il décide d'ouvrir toutes grandes les voiles pour prendre le large dans des projets majeurs, on peut être certains qu'il ne reviendra pas bredouille.

Monsieur Cabana est tout le contraire du beau parleur. C'est un homme de réflexion mais aussi un homme d'action qui n'hésite pas à aller sur le terrain pour poser des gestes concrets. Et il sait où et comment tendre les bonnes perches pour obtenir les résultats attendus.

Ce souci d'intégration de la théorie et de la pratique, on le remarque dans l'ensemble de ses implications à l'Université de Sherbrooke.Tels les rivières et les lacs qu'il a sondés maintes fois depuis fort longtemps, celle-ci ne recèle plus grands secrets pour lui.

Après une solide formation de chimie, il fut professeur à la Faculté des sciences, est devenu doyen de cette faculté en 1978, a écrit une cinquantaine d'articles dans des revues internationales prestigieuses. Et bien sûr, en 1985, il s'est retrouvé avec une pièce de choix dans son filet : le rectorat de l'Université de Sherbrooke. Il a assumé cette haute-fonction jusqu'en 1993 en donnant un nouveau souffle à la cité universitaire avec la vision, la rigueur, la ferveur et tout le talent auxquels il nous a habitués.

Tout le monde se souvient, entre autres, de l'énorme succès de la première campagne de souscription dont il fut l'artisan et qu'il a conduit de façon magistrale. On pourrait même parler à ce moment-là de « pêche miraculeuse »! Depuis ce temps, il est vice-président exécutif des affaires corporatives aux industries C-Mac depuis 1993.

Gala du rayonnement 1996

Jean Charest

Grand ambassadeur 2003
Droit 1980

Extrait de son hommage

Au cours de ses études en droit à l'Université de Sherbrooke, Jean Charest avait déjà des talents d'orateur qui plaidaient en sa faveur. Diplômé en 1980, il s'inscrit au Barreau du Québec l'année suivante et commença officiellement à exercer sa profession libérale chez Beauchemin, Dussault, avocats.

En 1984, il quitta ce cabinet d'avocats pour entrer au Cabinet d'Ottawa. Élu député de la circonscription fédérale de Sherbrooke sous les couleurs du Parti progressiste-conservateur, il s'est vu confier la responsabilité de diriger un ministère moins de deux ans plus tard, devenant alors le plus jeune membre du Cabinet de l'histoire canadienne.

Tour à tour, il a occupé les postes de ministre d'État à la Jeunesse, ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur, ministre de l'Environnement et, dans le gouvernement de Kim Campbell, vice-premier ministre, ministre de l'Industrie et des Sciences et ministre responsable du Bureau fédéral de développement régional du Québec. Chef du Parti progressiste-conservateur du Canada de 1993 à 1998, il a agi comme vice-président du Comité national des Québécoises et des Québécois pour le NON lors du référendum de 1995.

En avril 1998, il a pris la barre du Parti libéral du Québec et gagné la pluralité des voix aux élections générales de novembre 1998. Chef de l'Opposition officielle à l'Assemblée nationale de 1999 à 2003, il a remporté l'élection du 14 avril 2003, devenant ainsi le 29e premier ministre de l'histoire du Québec.

Gala du rayonnement 2003

Yves Filion

Grand ambassadeur 2015
Génie 1972

Extrait de son hommage

Aujourd’hui, Monsieur Filion, nous avons le devoir de reconnaitre la réciprocité de votre affirmation de 1997: votre fierté et votre sentiment d’appartenance alimentent également le rayonnement national et international de l’Université de Sherbrooke. Par votre dévouement et vos valeurs, vous incarnez la réussite telle que votre alma mater la conçoit et aspire à l’offrir à tous ses étudiants et étudiantes depuis plus de 60 ans.

Votre parcours exceptionnel est empreint de convictions, de respect des autres et d’apprentissages constants. Après 35 années consacrées à Hydro-Québec pendant lesquelles vous avez occupé presque tous les postes de la base au sommet, on peut affirmerhors de tout doute que là où certains ne font qu’un passage à peine remarqué, vous, vous marquez votre passage. Votre héritage chez Hydro-Québec est celui d’un grand homme engagé et vaillant, et vos efforts constants font de vous aujourd’hui un modèle en gouvernance de sociétés.

Parmi vos faits d’armes, vous avez participé à la construction et à l’exploitation de nombreux grands aménagements hydroélectriques et lignes de transport à haute tension ainsi que de plusieurs grands chantiers qui ont tour à tour marqué le Québec. Vous avez coordonné le rétablissement du service aux clients d’Hydro-Québec à la suite du grand verglas de 1998. À l’international, votre expérience à titre de Président du Conseil International des Grands Réseaux Électriques, qui comprend plus de 12 000 membres dans plus de 90 pays, vous confère une évidente et incontestable notoriété. Toutefois, ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre travail, dites-vous, c’est d’établir et de partager une vision au sein d’une entreprise, de mobiliser les employés et d’atteindre les résultats à la suite d’un travail d’équipe. Une preuve de votre grande humilité. 

Disons-le sans détour, vous êtes un modèle d’ambassadeur, Monsieur Filion. En tant que tout premier président du Réseau des diplômés de l’Université de Sherbrooke en 2003, vous avez su rallier et créer une communauté fière de ses couleurs et de ses racines. 

Gala du rayonnement 2015

Jean-Marie Fortier

Grand ambassadeur 1995

Extrait de son hommage

Né à Québec en 1920, Mgr Jean-Marie Fortier allait devenir Chancellier de l'Université de Sherbrooke et y apporter la tradition d'humanisme serein, patient et fécond qui est la marque de la première maison d'enseignement au pays, le Séminaire de Québec, son alma mater.

Il a fait toutes ses études, classiques et théologiques, dans ce bercail de la francophonie nord-américaine et a été ordonné prêtre en 1944.Après un court séjour dans le diocèse de Hearst, en Ontario, il a renoué avec la vie universitaire à Louvain, en Belgique, pour y étudier l'histoire de l'Église, études qu'il a poursuivies à l'Université grégorienne de Rome jusqu'à l'obtention d'une licence en 1950.

À son retour, il est devenu professeur de cette discipline au Grand Séminaire de Québec, poste qu'il a occupé pendant huit ans tout en assumant des tâches de direction spirituelle. Puis, en 1952, il y a été nommé vice-postulateur de la cause de béatification du père de l'Église canadienne, Monseigneur de Laval.

Sa promotion à l'épiscopat l'enlève à son métier d'universitaire en 1960, alors qu'il est sacré évêque titulaire de Pomania et nommé auxiliaire de Mgr Bruno Desrochers à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Puis, du Bas-du-fleuve, il gagne la mer, devenant évêque de Gaspé en 1965.

Ces expériences diverses marqueront profondément le nouvel archevêque intronisé à Sherbrooke le 19 mai 1968. Il s'y révélera, pendant un quart de siècle, un des piliers les plus solides, un des conseillers les plus recherchés et un des animateurs les plus discrets de l'Église canadienne, fidèle en cela à ses amitiés les plus tenaces, celles de François d'Assise, de Jean-Marie-Vianney et de Thérèse de Lisieux. Du même coup, il renouvelait avec sa vie universitaire, devenant Chancelier de la jeune Université de Sherbrooke.

Son influence a connu un rayonnement national qui l'a porté à la présidence de la Conférence des évêques catholiques du Canada de 1973 à 1975, et à la présidence de l'Assemblée des évêques du Québec de 1985 à 1989. Ces honneurs ne l'ont pas empêché de rester l'homme de sa jeunesse, plus compagnon que maître et sensible à la beauté des choses.

Lorsqu'il prendra sa retraite à l'âge canonique prescrit par les autorités ecclésiastiques, Mgr Jean-Marie Fortier laissera à l'Université de Sherbrooke un héritage de compétence, de ténacité et de souplesse dans la conduite des choses qui doivent être conduites.

Gala du rayonnement 1995

Paul Gobeil

Grand ambassadeur 2002
Administration 1964 et 1965

Extrait de son hommage

Jamais plus de dix ans consacrés au même défi et jamais plus de dix minutes libres dans une journée… Voilà qui dresse le portrait d'une vie drôlement bien remplie. Titulaire de trois diplômes en commerce et en sciences comptables de l'Université de Sherbrooke, Paul Gobeil est membre de l'Ordre des comptables agréés du Québec depuis 1965 et Fellow depuis 1986. Il est actuellement vice-président du conseil d'administration de Métro et président du conseil d'administration d'Exportation et développement Canada.

Fervent amateur de diversité, il a toutefois choisi de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Au cours de sa carrière, il a été président de maints conseils d'administration, dont celui de Domtar, d'Hydro-Québec international, de la Compagnie Trust Royal et de la Société de fiducie Bankers' Trust. Il a fait le saut en politique en 1985, devenant député de Verdun, ministre délégué à l'Administration, président du Conseil du Trésor et, en 1988, ministre des Affaires internationales.

Paul Gobeil n'a jamais cessé de s'engager à l'Université, que ce soit à titre de président du conseil d'administration, de membre du conseil d'orientation de la Chaire en fiscalité et en finance publique, comme gouverneur de la Faculté d'administration ou comme président et administrateur de La Fondation.

Gala du rayonnement 2002

Léon Gosselin

Grand ambassadeur 2001
Administration 1972

Extrait de son hommage

Léon Gosselin est né en 1945 dans la région de Montréal. Après avoir reçu un baccalauréat en biologie, il obtient, en 1972, une maîtrise en administration des affaires de l'Université de Sherbrooke, appartenant ainsi à la troisième promotion du programme MBA coopératif.

À la suite de trois stages effectués dans la même entreprise lors de ses études de maîtrise, Léon Gosselin devient directeur adjoint des Laboratoires Octo, puis quitte pour démarrer sa compagnie, spécialisée dans les fusions d'entreprises. Lors d'un mandat en Allemagne en 1970, il y rencontre un médecin qui s'intéresse particulièrement aux maladies gastro-intestinales. Leur relation se développe au fil des ans, puis en 1983, ils créent tous deux la société Interfalk, qui deviendra Axcan Pharma.

Aujourd'hui, Axcan Pharma est considérée comme une entreprise de pointe dans le domaine du traitement des maladies gastro-intestinales. Vers les années 2000, l'entreprise a acquis deux sociétés majeures, soit Scandipharm et les Laboratoires Entéris. L'entreprise commercialise principalement quatre produits et a des installations au Canada, aux États-Unis et en France.

Gala du rayonnement 2001

Paul-André Guillotte

Grand ambassadeur 2000
Administration 1974

Extrait de son hommage

Président et chef de la direction d'A.L.Van Houtte, ce diplômé de la maîtrise en administration des affaires en 1974 n'a eu de cesse, tout au long de sa carrière, de soutenir l'Université et d'en promouvoir les valeurs de créativité, de convivialité et de souci de la formation pratique.

Lui-même issu du régime coopératif qui a fait la renommée de notre institution et titulaire d'un diplôme que l'Université de Sherbrooke a été la première à délivrer en français, Paul-André Guillotte incarne parfaitement les valeurs de son alma mater. Son ascension parmi les grands du monde des affaires québécois en témoigne. Ayant entrepris sa carrière à l'Union des producteurs agricoles, où il a œuvré pendant cinq ans, il a ensuite travaillé à l'Office canadien de commercialisation du poulet.

Membre de nombreux conseils d'administration, Paul-André Guillotte a été nommé Bâtisseur par le magazine Commerceà deux reprises, en 1986 et en 1996. Depuis 1998, il est gouverneur de la Faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke.

Gala du rayonnement 2000

Pierre Marc Johnson

Grand ambassadeur 2005
Médecine et sciences de la santé 1975

Extrait de son hommage

Avocat, médecin, ministre, premier ministre du Québec, chef de l'Opposition, professeur de droit, administrateur de sociétés… Cette succession de titres impressionnants nous ramène à un homme qui l'est tout autant : Pierre Marc Johnson.

Élu député du Parti québécois dans le comté d'Anjou en 1976, il est devenu premier ministre du Québec en 1985. Lorsqu'il a pris la décision de quitter la politique, après deux ans comme chef de l'Opposition officielle, il avoue s'être demandé ce qu'il allait faire le lendemain matin.

Avec son charisme et son expérience, il n'eut qu'un seul embarras, celui du choix. Ainsi, il a renoué avec l'enseignement et s'est spécialisé, entre autres, dans les questions environnementales. Avocat-conseil au cabinet Heenan Blaikie de Montréal depuis 1996, il est reconnu pour son expertise dans les domaines du commerce international, des négociations et des partenariats internationaux ainsi que du droit de l'environnement et du droit de la santé.

Homme de la situation et de la médiation, il a agit comme négociateur en chef du gouvernement du Québec dans le dossier du bois d'œuvre opposant le Canada et les États-Unis. À la suite de l’effondrement d’une partie du viaduc du boulevard de la Concorde sur l’autoroute 19 à Laval le 30 septembre 2006, une commission d’enquête a été constituée par le gouvernement du Québec, qui a confié à Pierre Marc Johnson le mandat de la présider.

Gala du rayonnement 2005

Paule Leduc

Grande ambassadrice 2008
Éducation 1958

Extrait de son hommage

Preuve qu’elle a de la suite dans les idées, Paule Leduc a commencé sa carrière comme professeure d'études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) avant d’en devenir la rectrice de 1996 à 2000.

Comme son parcours en témoigne, elle est de celles qui ont brisé le plafond de verre qui faisait trop souvent obstacle à l’évolution des femmes dans le marché du travail. Si elle devait écrire sa biographie, elle dit d’ailleurs qu’elle l’intitulerait « Elle a fait ce qu’elle a voulu. »

Docteure en littérature de l’Université de Paris, cette femme droite et déterminée a également acquis ses lettres de noblesse comme présidente du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, directrice du Conseil des arts du Canada, présidente du Conseil des universités du Québec puis sous-ministre au ministère des Affaires intergouvernementales, au ministère des Relations internationales et au ministère des Affaires culturelles du Québec.

Parallèlement, elle a été membre du jury de divers prix littéraires et rédigé de nombreux articles sur la littérature française, l'enseignement supérieur et la recherche universitaire. Cinq établissements lui ont décerné un doctorat honoris causa, soit les universités St-Mary's, d'Ottawa, Queen's et du Manitoba, ainsi que le Collège militaire de Kingston.

Passionnée des arts en général et artiste peintre à ses heures, Paule Leduc milite pour l’accession de la culture au plus grand nombre.

Gala du rayonnement 2008

Normand Legault

Grand ambassadeur 2006
Administration 1978

Extrait de son hommage

La différence entre trois jours de courses automobiles sur l'île Notre-Dame et un grandiose événement d'une semaine à Montréal tient en deux mots : Normand Legault. Pour ce promoteur sportif et homme d'affaires, le succès n'a pas attendu le nombre des années. D'abord engagé dans la gestion des commandites du Grand Prix du Canada, il en est devenu le directeur général à l'âge de 25 ans seulement. À l'époque, on avait toutefois laissé croire au maire Drapeau que le d.g. avait atteint la trentaine, histoire d'aider sa crédibilité. Pince-sans-rire, le président et chef de la direction de GPF1 se dit le seul homme au monde à avoir eu 30 ans durant cinq ans.

Globe-trotter et polyglotte, il assiste à une douzaine de Grand Prix chaque saison comme membre de la Commission de Formule 1 de la Fédération internationale automobile. Soucieux d'avoir le vrai son de cloche des amateurs, il n'hésite pas à descendre de sa galerie VIP pour tester lui-même les installations et pour sillonner la ville hôtesse. Le but de l'exercice : toujours s'améliorer et ne jamais décevoir.

Entre ses voyages à Monaco, Shangaï, Hockenheim et Melbourne, il trouve toujours le temps de faire escale à Sherbrooke lorsqu'il peut contribuer au rayonnement d'un événement. Au cours des dernières années, il a notamment accepté d'être parrain d'honneur du Challenge sur glace 2002, des 3es Championnats du monde d'athlétisme jeunesse en 2003 et de la Quinzaine de l'entrepreneuriat en 2004. Même si sa réputation n'est plus à faire et que sa formule est éprouvée, Normand Legault ne tient jamais rien pour acquis et relève les défis en série.

Gala du rayonnement 2006

Jean Lemire

Grand ambassadeur 2007
Sciences 1987

Extrait de son hommage

Jean Lemire se décrit lui-même comme un biologiste qui a mal tourné et qui est devenu cinéaste. Toutefois, aux yeux des autres, il est le chaînon manquant entre les scientifiques et le grand public.

Comme biologiste, il a plus de 15 ans d'expérience en recherche avec les mammifères marins. Comme cinéaste, il a réalisé ou produit près d'une cinquantaine d'heures pour le cinéma et la télévision. Comme chef de mission, il a dirigé les expéditions Mission Arctique, Mission Baleines et Mission Antarctique. Et quoi qu'il fasse, il le fait comme nul autre.

Toucher l'âme du public… Voilà l'une des missions qu'il a brillamment accomplie au cours de sa récente expédition au pôle Sud, durant ses 430 jours à bord du Sedna IV. À preuve, plus de 800 000 internautes complices ont suivi l'équipage et ainsi pris part à la réflexion et à la conscientisation qui animaient le majestueux voilier.

Fort de ses trois grandes passions, soit le cinéma, l'écriture et la photographie, Jean Lemire poursuit maintenant son voyage en mots et en images en gardant toujours le même cap : expliquer comment l'Antarctique influence la machine climatique mondiale et faire comprendre que, devant la récente menace des changements climatiques, chacun de nos petits gestes compte.

Gala du rayonnement 2007

André L'Espérance

Grand ambassadeur 2012
Administration 1970

Extrait de son hommage

À la fin des années 60, même si André L’Espérance n’avait pas tous les préalables académiques requis pour s’inscrire à la maîtrise en commerce à l’Université de Sherbrooke, le doyen de l’époque, Alphonse Riverin, lui a tout de même ouvert les portes de la Faculté d’administration. À voir la feuille de route de celui qui, depuis, a littéralement transformé le paysage touristique des Cantons-de-l’Est, nul doute que ledit doyen a eu du flair.

Aujourd’hui président-directeur général du train touristique l'Orford Express, des croisières sur le Grand Cru d’Escapades Memphrémagog et de l'Auberge aux 4 Saisons d'Orford, André L'Espérance dit vouloir redonner à la région une partie de ce qu’il a reçu dans la vie, tel un héritage.

Très humble, il allègue qu’il doit beaucoup à la chance et, quel que soit l’honneur qu’on lui rende, il affirme que ses réalisations n’auraient pu se concrétiser sans une équipe loyale et dévouée. Son désir de redonner à la communauté se traduit également par un engagement social peu commun, que ce soit pour les artistes de la relève, pour le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke ou encore pour les étudiants au MBA de l’UdeS par le concours du Fonds de bourses de la Famille L’Espérance.

Gala du rayonnement 2012

Carroll L'Italien

Grand ambassadeur 1998
Administration 1965

Extrait de son hommage

De Hydro-Québec à la Commission scolaire régionale de Chambly, en passant par la British Alcan Aluminium, Bombardier et la présidence de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan limitée, le destin de Carroll L'Italien est intimement lié au développement de relations harmonieuses entre dirigeants et employés. 

Sous sa présidence à la Société d'électrolyse et de chimie Alcan (Sécal), cette entreprise a conclu une entente de stabilité opérationnelle de dix-huit ans avec tous les syndicats des alumineries Alcan au Québec et a également réussi avec succès à réduire les coûts et à améliorer significativement la performance en santé-sécurité dans les alumineries de ce même employeur en Amérique du Nord.

Respect des personnes et de la parole donnée ainsi que confiance mutuelle sont des mots qui font partie de son vocabulaire quotidien. Son travail soutenu et ses principes de négociation novateurs ont fait de ce diplômé de l'Université de Sherbrooke un chef de file dans le domaine des ressources humaines tant au Québec qu'à l'étranger.

Son intégrité, sa rigueur, son respect d'autrui ainsi qu'une vision éclairée et le goût du travail bien fait en ont fait un leader de premier plan. Depuis juillet 1999, Carroll L'Italien est vice-président principal de Bombardier inc. À ce titre, il assume la responsabilité de plusieurs fonctions corporatives.Il est membre du comité exécutif de chacun des groupes d'exploitation de la Société.

Gala du rayonnement 2008

Denis Paré

Grand ambassadeur 2011
Droit 1976 et 1977

Extrait de son hommage

En 1977, l’année même de l’obtention de son diplôme à l’Université de Sherbrooke, Denis Paré fondait le cabinet Paré Tanguay, notaires avec son collègue de classe, Bernard Tanguay. Fidèle à son alma mater, Denis Paré a par la suite été chargé de cours à la Faculté de droit de 1994 à 2005. Il s’est également engagé dans la promotion de sa profession comme membre du conseil d’administration de la Chambre des notaires du Québec durant six ans. Bien que son parcours l’ait amené à relever plusieurs défis dans divers domaines, celui qui se dit notaire dans l’âme n’a jamais même songé à abandonner sa pratique.

Au nombre de ses grandes fiertés professionnelles, il y a celle d’avoir fondé en 1978 la Caisse populaire de Fleurimont. C’était le début d’une longue coopération entre Denis Paré et le Mouvement Desjardins. En avril 2009, il a été élu vice-président du conseil d’administration de la Fédération des Caisses Desjardins du Québec, lui qui était déjà président du Conseil régional des Caisses Desjardins des Cantons-de-l’Est depuis 2001.

L’engagement bénévole s’inscrit pour lui telle une seconde nature. Déjà à 15 ans, il fondait les Loisirs Jeunesse de son patelin, maintenant l’arrondissement Fleurimont de la Ville de Sherbrooke. Dévoué à la santé et au Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke (CHUS) depuis plus de 20 ans, il a notamment présidé le conseil d’administration de sa fondation de 1994 à 1997. Pour saluer son dévouement, la Fondation lui a d’ailleurs remis le Prix reconnaissance Jean-Besré en 2002, alors que le CHUS lui a décerné le Grand prix d’excellence 2010 dans la catégorie Engagement.

Toujours volontaire lorsqu’il est question de faire rayonner sa communauté, il fait actuellement partie du comité exécutif des Jeux du Canada qui se tiendront à Sherbrooke en 2013. Comment arrive-t-il à mener toutes ses activités de front et avec autant de succès? Toujours humble, Denis Paré répond simplement :  « Parce que j’aime ça! »

Gala du rayonnement 2011

Guy Pelletier

Grand ambassadeur 2013
Administration 1980

Extrait de son hommage

Guy Pelletier est associé principal au cabinet Deloitte depuis 1990; une position qui lui a été offerte à peine 10 ans après son entrée au sein du cabinet. Il est aujourd’hui le leader de la gamme des services intégrés « Fusions et acquisitions » pour le Québec, après avoir assumé plusieurs rôles-clés au cours de sa carrière, dont celui de chef de file pour le secteur manufacturier à Montréal.

Au sein de son cabinet, c’est lui qui règle les situations délicates, parce qu’il est à la fois solide comme du roc au plan technique et très habile au point de vue relationnel. Il a un don pour obtenir et pour conserver la confiance de ses clients.

L’une des choses qu’il affectionne dans sa vie professionnelle, c’est d’agir comme mentor auprès de ses jeunes collègues, même si cela prend de la patience et une bonne dose d’humour.

Si Guy Pelletier est si proche des jeunes comptables, c’est peut-être parce qu’il a toujours voulu être comptable, et ce, dès la tendre enfance. Cette vocation précoce reste un mystère, puisque personne n’exerçait cette profession dans sa famille. Il lui aura fallu attendre jusqu’à l’université pour se trouver parmi des dizaines d’amoureux des chiffres comme lui.

Patient, dévoué, brillant, passionné, notre Grand ambassadeur est un candidat complet qui impressionne par sa capacité d’engagement. Cet homme de tête et de cœur contribue de multiples façons au mieux-être de la société tout comme au développement de son alma mater.

En effet, Guy Pelletier a son université tatouée sur le cœur. Que ce soit au sein de conseils d’administration ou de comités organisateurs, il répond toujours présent et se donne toujours à fond. Une qualité le caractérise plus que toute autre : la générosité!

Quand la rectrice de l’Université de Sherbrooke, la professeure Luce Samoisette, a téléphoné à Guy Pelletier pour lui parler du futur Grand ambassadeur, sa réaction a été de répondre : « Tu veux des noms? J’en ai plusieurs à te proposer. ». Cela n’aurait pas dû l’étonner puisqu’il est déjà un grand ambassadeur de l’Université de Sherbrooke.

Gala du rayonnement 2013

Henri-Paul Rousseau

Grand ambassadeur 1999
Lettres et sciences humaines
1969 et 1970

Extrait de son hommage

Originaire de Coaticook, Henri-Paul Rousseau termine ses études à l'Université de Sherbrooke en 1970 avec un baccalauréat en économique et un baccalauréat ès arts. Également titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en économique de l'Université Western Ontario, il a reçu le prix T-M-Brown décerné à l'auteur de la meilleure thèse de doctorat en économique publiée à cette université.

Henri-Paul Rousseau a œuvré pendant six ans à la Banque nationale du Canada. En 1992, il a accédé à la direction de Boréal Assurances. Puis, de 1994 à 2002, il a agi à titre de président et chef de la direction de la Banque Laurentienne du Canada. Sous son règne, les revenus de la Banque ont augmenté de 150 %.

Le 1er septembre 2002, Henri-Paul Rousseau accepte de relever un défi colossal : devenir président de la Caisse de dépôt et placement du Québec au moment où cette dernière traverse l'une des pires crises de son existence. Premier véritable financier à prendre les rênes de la Caisse depuis sa fondation, il a pour mission de restaurer les rendements de l'institution et de redorer son image. Alors qu'elle avait enregistré un rendement négatif en 2001 et 2002, la Caisse de dépôt et placement a fait fructifier en moyenne annuelle de 14,75 % l'avoir net de ses déposants entre 2003 et 2006.

Gala du rayonnement 1999

Raymond Royer

Grand ambassadeur 2004
Administration 1963 et 1966
Lettres et sciences humaines 1960
Droit 1966

Extrait de son hommage

S'il est une folie que Raymond Royer souhaiterait réaliser, c'est de gravir l'Everest pour atteindre le toit du monde. Il semble bien que ce soit le seul sommet qu'il n'ait pas déjà atteint!

En 1966, coup double! Il a obtenu, au cours de la même année, une licence en droit et une maîtrise en sciences comptables à l'Université de Sherbrooke. Durant ses études, il a été coiffé du titre d'athlète de l'année, et ce, deux fois plutôt qu'une! Membre des équipes de tennis, de golf, de hockey et de volley-ball, il a enseigné plusieurs de ces disciplines, dont le tennis où il a remporté plusieurs championnats provinciaux et nationaux.

Diplômes en poche, il n'a pas tardé à joindre les rangs de Bombardier, qui lui a confié le mandat de mettre sur pied la division du transport en commun. Il a assumé la direction de cette division durant près de 11 ans avant d'être nommé président et chef de l'exploitation du géant mondial. En 1996, c'est Domtar qui a requis ses talents et sa vision. Coup d'éclat! En moins de cinq ans et sans mise à pied, l'entreprise quittait l'avant-dernier rang des papetières nord-américaines en matière de rendement financier pour occuper une place fort enviable dans son secteur.

Homme d'équipe et grand humaniste, Raymond Royer attribue ce succès à tous les travailleurs de la firme. Président de La Fondation de l'Université de Sherbrooke de mai 2001 à janvier 2004, Raymond Royer s'est donné pour mission de sensibiliser davantage les gens à l'importance de l'éducation dans notre société et au rôle primordial que joue l'Université dans le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche ainsi que dans le développement économique.

Gala du rayonnement 2004