Ambassadrices et Ambassadeurs nommés par la Faculté de droit

Pierre R. Cardin

Ambassadeur 2014
Droit 1982

Extrait de son hommage

Maître Cardin se joint au groupe Matra à partir de 1990 comme responsable juridique des activités spatiales. À ce titre, il passera quatre ans à Toulouse et sept à Vélizy, en banlieue de Paris. Il est alors impliqué dans la vente de systèmes de satellites dans le monde entier et voyage aux quatre coins de la planète. 

Matra deviendra EADS, qui elle, deviendra Airbus en janvier dernier. Maître Cardin y œuvre depuis 24 ans. Il en a passé huit à Washington DC, en tant que directeur juridique pour l’Amérique du Nord. C’est là que s’est déroulé l’un des plus hauts faits d’armes de sa carrière. Un litige impliquant Le Pentagone et un appel d’offres pour le remplacement de 500 avions de ravitaillement. Un projet de plus de 120 milliards de dollars; et l’appel d’offres le plus important de l’histoire du Pentagone.

Si le doyen de la Faculté de droit a choisi d’accorder le titre d’Ambassadeur à maître Cardin, c’est pour mettre en lumière son parcours remarquable et le courage d’un pionnier qui a réussi une carrière juridique à l’international. Un tour de force à une époque où cela était pratiquement inaccessible pour un avocat québécois! À l’heure où la Faculté de droit accorde beaucoup d’importance à l’internationalisation de la formation des étudiants, Pierre R. Cardin fait figure de modèle de réussite.

Gala du rayonnement 2014

P. Mario Charpentier

Ambassadeur 2008
Droit 1985

Extrait de son hommage

À l’âge de 32 ans, Mario Charpentier a pris le risque de se lancer dans le vide pour fonder avec deux collègues le cabinet d’avocats Brouillette Charpentier Fournier, maintenant connu sous le nom de BCF. En 1995, ils ont décelé un filon, celui de cibler le marché des entrepreneurs innovateurs, c’est-à-dire ceux qui, à partir de leur créativité, voulaient créer leur entreprise ou la faire croître rapidement. Leur slogan de la première heure : « On a tous un rêve! » Leur clientèle cible : des audacieux qui s’identifiaient au style de jeu un peu rebelle des associés et bâtisseurs. Et le filon a porté…

Aujourd’hui, BCF est un cabinet d'avocats et d'agents de brevets et marques de commerce qui compte plus de 120 professionnels au Québec. Aussi, le répertoire juridique canadien LEXPERT 2008 reconnaît Mario Charpentier comme l'un des avocats dont les services sont le plus souvent recommandés dans le domaine du droit des Affaires et Technologie.

Gala du rayonnement 2008

Vincent Chiara

Ambassadeur 2019
Droit 1984

Extrait de son hommage

Maître Vincent Chiara est l’exemple parfait d’un mariage réussi entre le droit et l’entrepreneuriat. Dès l’adolescence, son ambition était claire : il voulait être avocat et homme d’affaires. Vous allez voir qu’il a de la suite dans les idées! Après des études en administration à McGill, il décide de faire son droit à Sherbrooke ET d’apprendre le français en même temps! Apparemment, il aime prendre les défis à coup de deux! C’est grâce à sa persévérance notoire qu’il les relève.

En 1984, Vincent Chiara reprend le chemin de la Métropole et se spécialise en droit immobilier. Au tournant du millénaire, il fonde sa société sous le nom de Groupe Mach. Fait révélateur : il choisit ce vocable en l’honneur de ses enfants : Maria et Angelo Chiara. Fait encore plus révélateur : ces derniers ont reçu en héritage les prénoms de leurs grands-parents : Maria et Angelo. Comme on peut la constater, Me Chiara aime boucler des boucles! Et surtout, il honore ses racines familiales. Nous y reviendrons.

Parlons d’abord du petit dernier, qui a bien profité depuis sa naissance : Groupe Mach! Groupe Mach, c’est la plus importante société immobilière privée du Québec. C’est 30 millions de pieds carrés d’espaces locatifs. C’est l’édifice Sun Life, la Tour CIBC, la tour de la Place Victoria, l’Édifice Telus, et j’en passe. C’est aussi la  vision différente de Vincent Chiara. L’homme d’affaires tient à s’impliquer dans le développement socio-économique des quartiers où le Groupe s'implante. Il veut contribuer à la transition écologique par des constructions plus vertes. Bref, il porte une responsabilité à l’égard d’autrui.

Effectivement, si notre Ambassadeur s’illustre en tant que grand bâtisseur par ses réalisations, il se révèle comme philanthrope par ses engagements. À l’instar de deux personnalités qu’il admire profondément : Nelson Mandela – l’avocat! – et Warren Buffett – le magnat de la finance! Quand je vous disais qu’il a de la suite dans les idées!

Ceux qui côtoient Vincent Chiara remarquent en lui un gentleman, qui donne toute son attention et sa considération à ses interlocuteurs. Le magazine Le Monde juridique a vu en lui un grand juriste en lui décernant le titre d’Avocat d’affaires de l’année en 2013. D’autres le perçoivent aussi comme un homme sage.

Mais ce qui le décrit plus que tout, c’est peut-être un fils admiratif et reconnaissant envers ses parents, qui ont quitté l’Italie natale pour offrir un avenir meilleur à leurs enfants. Il les a vus se lever à l’aube et besogner jusqu’au soir dans leur petite épicerie, le Marché Sainte-Thérèse. Pas d’instruction, pas de moyens financiers, mais du cœur au ventre et un excellent sens des affaires.

On comprend pourquoi réussir était la seule une option pour lui. Et pourquoi aujourd’hui, donner au suivant l’est tout autant.

Bernard Colas

Ambassadeur 2001
Droit 1982

Extrait de son hommage

Expert en droit des affaires, de la propriété intellectuelle et du commerce international, Bernard Colas est aujourd'hui l'un des juristes québécois les plus réputés en la matière.

Après sa licence en droit à l'Université de Sherbrooke en 1982 et son admission au Barreau en 1983, Bernard Colas prend la route de Sorel puis, deux ans plus tard, celle de Paris. Il y mènera des études approfondies sur le droit des organisations et des relations économiques internationales.

De 1985 à 1987 on le retrouve à Londres, conseiller juridique auprès de la Fédération internationale des producteurs de disques et de vidéos. De retour en France, il œuvrera six ans à l'Organisation de coopération et de développement économiques. Ce travail de consultant à l'OCDE se conjugue à la poursuite de ses études à la Sorbonne, où il obtient son doctorat en droit en 1995, à l'âge de 35 ans. Sa thèse lui vaudra une Mention très honorable et les félicitations du jury.

Après une année de pratique à Paris, Bernard Colas décide de rentrer au pays en 1996. Il a exercé depuis avec divers cabinets montréalais tout en assumant des charges de cours à l'Université de Montréal et à l'École des hautes études commerciales. Membre de nombreux conseils d'administration et commissaire de la Commission du droit du Canada, Bernard Colas est présentement avocat associé chez Gottlieb et Pearson.

Gala du rayonnement 2001

Danielle Côté

Amabassadrice 2015
Droit 1977

Extrait de son hommage

L’ambassadrice 2015 de la Faculté de Droit a cru bon de se pincer lorsqu’elle a appris sa nomination. C’est qu’en fait, elle a avoué que son cœur était à la Faculté de droit et qu’elle ne pouvait imaginer une reconnaissance plus importante. Pour elle, étudier à l’Université de Sherbrooke a été la meilleure décision de sa vie, ce n’est pas peu dire.

L’honorable Danielle Côté possède un parcours exemplaire. Admise au Barreau en 1978, elle a exercé la pratique du droit général au Cabinet des avocats Desmarais Scott Pariseau Coté avant d’être nommée substitut du procureur général à Sherbrooke. De 1989 à 1994 elle pratique comme avocate aux poursuites criminelles au ministère fédéral de la Justice. C’est en 1994 qu’elle est nommée juge à la Cour du Québec pour la chambre civile et la chambre criminelle et pénale. Elle siège ensuite au Tribunal des professions, qui est à son avis, l’une des plus belles juridictions de la Cour du Québec.

Celle qui est nommée juge en chef adjointe à la chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec en 2001 a vanté la passion de l’équipe à laquelle elle s’est jointe. Danielle Côté est une personne de cœur qui aime travailler en équipe. Elle sait reconnaitre et apprécier le travail des autres, qu’elle cherche à valoriser tout est restant humble. Mais, ce soir c’est à son tour d’accepter et de reconnaitre que son énergie, sa passion, son dévouement, sa générosité et sa persévérance ont su inspirer ceux qui l’entourent.

En plus d’avoir également à son curriculum de nombreuses participations à des comités, des conférences et des publications, Danielle Côté s’est impliquée au Conseil de la Faculté  de droit pendant 12 ans en plus d’enseigner comme chargée de cours de 1980 à 1998. C’est à cette période qu’elle a reçu le prix de « professeure la plus appréciée pas ses étudiants », une surprise pour cette enseignante exigeante et rigoureuse. Elle garde bien à la vue dans son bureau le certificat qu’on lui a remis ce soir-là.

Mais il y a plus encore, Danielle Côté a reçu en 2010 la Médaille Pierre-Basile Mignault, remise à une personne qui, entre autres, marque son milieu par son travail sur le plan juridique, se distingue parmi ses collègues, collabore aux activités du milieu juridique et est réputé pour son honnêteté intellectuelle. Elle nous a confié que son travail de juge est rarement accompagné d’une rétroaction sur la qualité du travail accompli, mais l’Honorable Danielle Côté sait désormais qu’elle fait figure de modèle pour la profession. 

Michel Coutu

Ambassadeur 2003
Droit 1980

Extrait de son hommage

Au fil des 20 dernières années, Michel Coutu a su se tailler une place dans un marché qui ne s'ouvre pas sans deux mots-clés : travail et persévérance. Après ses études à l'Université de Sherbrooke, Michel Coutu, fasciné par le marché américain, quitte le Québec pour aller faire son MBA à Rochester, dans l'état de New-York. En 1986, il décide de s'établir aux États-Unis avec sa famille, à Meadow, au Massachusetts.

Le fils du célèbre pharmacien Jean Coutu achète une première pharmacie en 1987, tout en travaillant à la mise sur pied du Groupe Jean Coutu USA. Puis, en 1994, il fait l'acquisition de 221 pharmacies Brooks. Dix ans plus tard, en achetant 1560 pharmacies de la bannière Eckerd, il hisse le groupe au quatrième rang des géants nord-américains. Le doigté avec lequel Michel Coutu gère son personnel provoque aussi l'admiration. Il rencontre ses employés au moins une fois par année, non pas pour serrer la vis, mais simplement pour serrer la pince.

Pour réussir là où plusieurs ont échoué, il s'est d'abord appliqué à connaître intimement le marché, fort d'une méthode de travail analytique qu'il a acquise lors de ses études en droit à l'Université de Sherbrooke. Aux États-Unis, l'homme est reconnu comme un entrepreneur prospère et respecté. À l'automne 2005, Michel Coutu a été honoré par le Réseau de gens d'affaires de l'Université de Sherbrooke.

Gala du rayonnement 2003

Louis Dionne

Ambassadeur 2005
Droit 1982

Extrait de son hommage

En étudiant la feuille de route de Louis Dionne, on peut conclure, sans l'ombre d'un doute raisonnable, que le droit mène à tout. Officier d'infanterie dans les Forces canadiennes de réserve durant de nombreuses années, il a fait de la justice son véritable cheval de bataille.

Directeur de la lutte au crime organisé pour la Sûreté du Québec de 1998 à 2001, il a innové en devenant le premier avocat inspecteur-chef et en instaurant de nouveaux concepts d'enquête qui ont mené à l'opération Printemps 2001, la plus grande frappe anti-motards jamais réalisée au Canada.

En mars 2005, il a été nommé sous-ministre de la Sécurité publique après avoir occupé les fonctions de sous-ministre de la Justice, de sous-procureur général du Québec et de sous-ministre associé à la Direction générale des services correctionnels. Fidèle à son alma mater, ce haut fonctionnaire est toujours un collaborateur exemplaire pour la Faculté de droit.

Gala du rayonnement 2005

Jacques Dufresne

Ambassadeur 2006
Droit 1972

Extrait de son hommage

Il suffit de passer quelques minutes en compagnie de Jacques Dufresne pour comprendre que le mot « honorable » définit autant l'homme que le juge de la Cour d'appel. Comme il est de nature humble et pondérée, jamais vous ne le verrez clamer haut et fort son statut de magistrat en entrant dans une pièce. Toutefois, son ouverture d'esprit, son sens de l'écoute et son éloquence sont autant d'indices susceptibles de le trahir.

Lorsqu'il a été admis au Barreau en 1974, il souhaitait pratiquer dans un petit cabinet en province, mais au fil de sa carrière, petit bureau est devenu gros. En 1988, il entrait chez Ogilvy, Renault où il est demeuré jusqu'à ce qu'il soit nommé juge à la Cour Supérieure du Québec dix ans plus tard. Même si ses nouvelles fonctions le comblent, demandez-lui de choisir entre sa famille et son boulot et la Cour d'appel perdra son juge illico.

Gala du rayonnement 2006

Pierre C. Fournier

Ambassadeur 1997
Droit 1960

Extrait de son hommage

Quand il n’est pas à la Cour, l’honorable juge Fournier est dans son jardin… en train de remettre ses tomates et ses concombres dans le droit chemin, d’enlever la mauvaise herbe et surtout de réhabiliter la mauvaise graine! Et c’est aussi comme un grand jardinier qu’il mène les affaires de la cour. Avec une profonde humanité, en tenant compte de tous les éléments de la manière la plus équitable possible.

Sa conception d’une société juste, il ne tente pas seulement de l’appliquer et de la mettre en pratique dans les salles d’audience qu’il préside, mais aussi dans sa vie personnelle et dans son milieu, en s’impliquant auprès d’organismes de charité, de groupes sociaux et culturels.

Il fut pendant longtemps l’associé principal du cabinet FOURNIER DEMERS. Ce cabinet connu auparavant sous le nom de LEBLANC DELORME BERNARD a participé activement à La Fondation de l’Université de Sherbrooke et de sa Faculté de droit. Poursuivant cette tradition, Monsieur Fournier a donné beaucoup de son temps en tant que vice-président de La Fondation de l’UdeS, et de président de son Comité de gestion.

Il en a fait des bonnes récoltes, monsieur Fournier, tout au long de sa carrière : médaille du Gouverneur général du Canada, médaille d’or du Lieutenant-gouverneur de la province de Québec. Titre de Grand Estrien en 1994 et j’en passe.

Ayant foi en la vie et les hommes, il n’a jamais cessé de cultiver son jardin intérieur. Et ce n’est pas un hasard si son idole est Voltaire, ce célèbre humaniste.

Gala du rayonnement 1997

Monique Gagnon-Tremblay

Ambassadrice 2012
Droit 1972

Extrait de son hommage

Après avoir travaillé pendant 12 ans comme secrétaire juridique auprès d’un notaire, Monique Gagnon-Tremblay a décidé de devenir maître en sa matière. Deux baccalauréats, une licence et beaucoup de volonté plus tard, elle ouvrait son propre bureau à Ascot Corner et s’inscrivait ainsi comme la deuxième femme notaire en Estrie.

Même si elle n’avait jamais envisagé faire carrière en politique, son droit et son désir de changer les choses l’y ont mené, de sorte que la suite de son parcours appartient désormais à l’histoire, celle du Québec!

Aujourd’hui députée de Saint-François pour le Parti libéral du Québec, elle compte 26 ans de vie politique très active, dont 17 à titre de ministre. Avant d’occuper ses fonctions actuelles, soit ministre des Relations internationales, ministre responsable de la Francophonie et ministre responsable de la région de l’Estrie, elle fut notamment vice-première ministre, présidente du Conseil du trésor et ministre des Finances.

Gala du rayonnement 2012

P. André Gervais

Ambassadeur 1998
Droit 1957

Extrait de son hommage

Dans une autre vie, P. André Gervais aurait aimé être un joueur de baseball. Cependant ce n’est pas à l’arrêt-court mais plutôt à la Cour avec C majuscule qu’il a décidé de laisser sa marque sur les sentiers. Notre lauréat est en effet devenu un avocat prestigieux, cofondateur et président du cabinet montréalais McMaster et Gervais, un des cabinets d’avocats  les plus importants au pays.

Il y a d’ailleurs des rapprochements évidents à faire entre le fonctionnement de la Cour et son sport préféré. On se renvoie la balle à travers un protocole très précis jusqu’à ce que l’un des deux camps réussisse un grand coup et gagne la partie. À ce jeu, on a remarqué très vite l’intelligence, la justesse et la force de frappe de monsieur Gervais. C’est pour cela qu’il est passé très rapidement des ligues mineures aux ligues majeures. Et quand on lui demande de jouer aujourd’hui, c’est presque exclusivement pour le match des étoiles! L’an dernier, on l’a nommé président de l’Association du barreau canadien. C’est vous dire comment sa fiche est quasi parfaite et comment il est apprécié.

Et pour cause, monsieur Gervais est un homme d’équipe qui sait comment élaborer un plan de match avec l’accord de ses joueurs dans une belle complicité. Comme frappeur, il sait exactement quel coup donner pour dérouter l’adversaire, et quand il décide de jouer le grand jeu, c’est presque le coup de circuit chaque fois. Mais là où il est le plus redoutable, c’est au monticule : il vous décroche un de ces tirs dont il a le secret, le frappeur se démène dans le vide et c’est prise 1, 2, 3! Le verdict de l’arbitre en chef est sans appel… retrait au bâton!

Dans certains stades de baseball, on tente de rendre ce sport accessible en offrant au public les estrades populaires. Pour monsieur Gervais, c’est aussi devenu un objectif prioritaire. Son cheval de bataille des dernières années est la démocratisation du système judiciaire pour le rendre encore plus accessible aux citoyens. Pour lui, le droit à la justice est un droit fondamental qu’il faut remettre en valeur et préserver à tout prix.

Gala du rayonnement 1998

Albert Gobeil

Ambassadeur 1996
Droit 1957

Extrait de son hommage

Pour présenter le juge Albert Gobeil, nul besoin pour moi de faire une longue et sinueuse plaidoirie. Ses faits et gestes plaident déjà largement et clairement en sa faveur.

Tout au long de sa fructueuse carrière, il a continuellement démontré qu’il est un homme épris de justice et d’équité, n’hésitant jamais à s’engager dans des causes humanitaires et sociales. « Justice » et « équité » ne sont pas des vains mots pour lui ou des mots creux. Non, chaque jour, il les a pesés et sous-pesés pour leur donner leur sens profond avec toute la sensibilité et l’humanité qu’on lui connaît.

Monsieur Gobeil fut parmi les premiers diplômés de la Faculté de droit de l’UdeS et déjà dans ces années-là, il n’a pas tardé à faire valoir ses qualités de leader et d’homme engagé en devenant président de l’Association générale des étudiants de l’UdeS.

Sa carrière est florissante. De 1958 à 1975, il pratique sa profession à Thetford Mines et Sherbrooke en se spécialisant en droit du travail et en droit public. En 1975, il est nommé juge à la Cour du bien-être social de Sherbrooke, puis nommé juge du Tribunal de la jeunesse en 1985. L'année 1988 fut charnière : il est le principal maître-d’œuvre de l’unification des tribunaux qui deviendra la Cour du Québec, dont il sera le premier juge en chef jusqu’en 1995. Et durant la même période, il occupera la présidence du Conseil de la magistrature du Québec.

Il a été récompensé à maintes reprises pour la qualité de ses interventions, son leadership, son profond engagement dans la communauté. Il est récipiendaire de la médaille Pierre Basile Migneault par le Barreau St-François, de la médaille Albert Leblanc décernée par la Faculté de droit de l’UdeS et du prix Témoignage de l’Association générale des étudiants et étudiantes en droit de l’Université. En 1995, le Barreau du Québec lui rendait un hommage particulier lors de son congrès annuel à Montréal pour l’ensemble de sa carrière.

Gala du rayonnement 1996

Marie-Josée Hogue

Ambassadrice 2017
Droit 1986

Extrait de son hommage

Cette femme intègre, ouverte d’esprit et d’une intelligence remarquable, reçue Fellow de l’American College of Trial Lawyers en 2009 et nommée Avocate émérite par le Barreau du Québec en 2012, demeure l’une des très rares avocates à être passée directement du statut de praticienne du droit à celui de juge à la cour d’appel, qui, rappelons-le, est le plus haut tribunal au Québec. 

Véritable capitaine au long parcours, l’honorable Marie-Josée Hogue a toujours su naviguer calmement, même dans les mers les plus houleuses des litiges en droit des sociétés, en affaires civiles, responsabilité professionnelle, en droit administratif ou constitutionnel… Son secret? Elle est im-per-mé-able au stress!

Si elle en avait le pouvoir, cette femme assoiffée de justice changerait certainement d’un coup, l’écart entre les riches et les pauvres, qui constitue une grande menace à la paix. En tant que juge, elle tente donc de remédier le mieux possible à l’iniquité de ce monde. 

Gala du rayonnement 2017

Yves Lafontaine

Ambassadeur 2000
Droit 1962
Lettres et sciences humaines 1979

Extrait de son hommage

Yves Lafontaine siège depuis 1997 au Tribunal administratif du Québec. C’est un juge, un homme de loi, un homme de droiture qui met sa vaste expérience au service de la collectivité québécoise et pour qui le respect des droits humains coule de source, au coeur même de son engagement.

Président et directeur de l’Aide juridique du Québec pendant 15 ans, de 1975 à 1991, il a réussi à maintenir et à raffermir la crédibilité du réseau québécois d’aide juridique. On peut presque dire qu’il est le père de l’Aide juridique en Estrie, ayant contribué à l’élaboration de la Loi avec monsieur Sauvé. Il a ensuite présidé et dirigé pendant cinq ans la Commission des droits de la personne du Québec puis celle des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Yves Lafontaine a aussi parcouru la planète à titre de conférencier invité. 

Monsieur Lafontaine a été admis au Barreau en 1963 après l’obtention de sa licence à l’Université de Sherbrooke. Dans l’album des finissants du Séminaire Saint-Charles, on dit de lui qu’il aime mieux les idiots que les snobs! Encore aujourd’hui il avoue ne pas être capable de tolérer les gens imprégnés d’eux-mêmes... On dit aussi qu’à la vie mondaine, il préfère les odeurs géorgiques. Géorgique : qui concerne les travaux des champs... Monsieur Lafontaine est resté fidèle à lui-même : il préfère toujours l’essence de la terre franche aux parfums des mondanités. S’il ne pratiquait pas le droit, Yves Lafontaine pratiquerait l’agriculture.

Son esprit de service et d’engagement, il dit en être redevable notamment à son grand-père, qui lui a appris par l’exemple qu’une personne peut, avec d’autres, tenter d’améliorer le sort de ses concitoyens. Pour Yves Lafontaine, pratiquer le droit c’est aider les gens à vivre harmonieusement en société. C’est réaffirmer quotidiennement qu’il est possible ensemble d’essayer de bâtir un monde meilleur.

Gala du rayonnement 2000

Hélène Larivée

Ambassadrice 2002
Droit 1988

Extrait de son hommage

Entre St-Jean-Port-Joli où elle est née et Singapour où elle travaille, il y a tout un monde. Et ce monde, Hélène Larivée l'a conquis à grands coups d'audace!

À 35 ans, après plusieurs années consacrées à la production, la promotion et l'administration de projets liés au théâtre, elle est débarquée à l'Université de Sherbrooke pour obtenir son baccalauréat en droit.

Diplôme en poche, elle a été engagée chez Bélanger, Sauvé, avocats où elle a pratiqué durant un an, soit jusqu'à ce que l'appel du spectacle se fasse à nouveau entendre! De 1992 à 2000, elle s'est illustrée au sein du Cirque du Soleil en tant que productrice exécutive et vice-présidente à la production. Puis, à 50 ans, elle est déménagée en Asie où elle est maintenant productrice exécutive pour Esplanade – Theatres on the Bay.

Gala du rayonnement 2002

Luc LaRochelle

Ambassadeur 2013
Droit 1970

Extrait de son hommage

Luc LaRochelle a été pendant plus de 35 ans avocat d’affaires et associé chez BLG, un des plus grands cabinets de droit au Canada. Il est aujourd’hui conseiller à la direction de Courchesne Larose, un importateur et négociant du domaine alimentaire.

Le juriste est également passé maître en art visuel. Grand collectionneur d’œuvres contemporaines, il a fait don de plus de 800 œuvres à plusieurs musées, dont le Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Il a non seulement du goût, mais aussi du flair pour dénicher les talents émergents avant tout le monde.

Luc LaRochelle n’a pas seulement une fibre artistique remarquable, il possède aussi une plume à la fois incisive et poétique. À 50 ans, il se lance dans une carrière littéraire et retourne aux études pour se former en création littéraire. Un virage prolifique, qui donnera naissance à six recueils de poésie et de nouvelles finement ciselées. Son premier titre, Ada regardait vers nulle part, a été mis à l’étude au collégial.

Il est devenu un auteur reconnu et l’un des plus importants mécènes du Québec. C’est déjà pas mal, pour quelqu'un qui a commencé sa carrière artistique comme placier à la salle Maurice O’Bready du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

Gala du rayonnement 2013

Jacques Lemay

Ambassadeur 2004
Droit 1967

Extrait de son hommage

«J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre.» Cette phrase, elle est d'Albert Camus, mais elle pourrait tout aussi bien venir de la bouche de Jacques Lemay.

Lorsqu'il a reçu la médaille du Barreau du Québec en 2000, Jacques Lemay avait été choisi parmi 18 000 collègues avocats. La raison est fort simple… Tout chez lui se démarque : son dévouement social, son sens de la justice, sa droiture, sa générosité, sa compassion.

À l'Université de Sherbrooke, il fait figure de grand maître, tant par ses qualités que par les postes qu'il y a occupés : professeur de droit civil, secrétaire de la Faculté de droit de 1971 à 1975, instigateur de la revue de droit, professeur invité.

La carrière de cet homme d'exception est jalonnée de grandes réalisations, dont la corédaction de la Loi sur la Protection du consommateur et l'abolition de la vente itinérante de préarrangements funéraires.

Directeur général du Centre communautaire juridique de l'Estrie depuis maintenant trois décennies, il plaide toujours le respect et la défense des droits des démunis avec une ferveur indéfectible.

Gala du rayonnement 2004

Diane Lemieux

Ambassadrice 1997
Droit 1983

Extrait de son hommage

Lorsqu'on prend connaissance de son parcours, on saisit tout de suite que le mot droit, pour Diane Lemieux, n'est pas un mot lancé en l'air et à l'aveuglette, qu'il a un poids et une signification extrêmement importante. Ce mot-là est devenu son cri du cœur et la source d'un engagement profond, sensible et durable dans la défense des droits des femmes.

Dès sa sortie de l'Université, au lieu de faire une carrière d'avocate, Diane Lemieux décidait à l'âge de 21 ans de s'engager activement au Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, le CALAS de Sherbrooke. Elle y démontra des talents exceptionnels d'animatrice et d'organisatrice. Si bien que trois ans plus tard, on la nommait présidente de la même organisation au niveau provincial. Le quotidien La Presse en fit sa Personnalité de la semaine en octobre 1991 et elle fut la première récipiendaire du Prix de la Justice du Québec pour sa contribution exceptionnelle à la promotion des principes fondamentaux de la justice.

Diane Lemieux est devenue, au printemps 1996, la plus jeune femme à accéder à la présidence du Conseil du statut de la femme et a débuté en 1998 une carrière politique à titre de députée de la circonscription de Bourget. Jusqu'en avril 2003, elle a été à la tête de plusieurs ministères dont ceux du Travail ainsi que de la Culture et des Communications. Lors de sa réélection comme députée en 2003, Diane Lemieux a été porte-parole de l'Opposition officielle en matière d'Affaires municipales, présidente de la Commission de l'économie et du travail et membre de la Commission de l'Assemblée nationale.

Gala du rayonnement 1997

Gabrielle Marceau

Ambassadeur 2007
Droit 1982

Extrait de son hommage

Tous les matins en se rendant au boulot, Gabrielle Marceau savoure la réalisation d’un rêve, celui de travailler au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de pouvoir ainsi trouver des solutions aux conflits internationaux.

Établie à Genève, en Suisse, depuis 1994, elle est d’abord entrée à l’OMC à la Division des affaires juridiques, forte de sa droiture, de son ouverture d’esprit et de son Ph.D. en droit international. Depuis 2005, cette femme de loi et de parole compte parmi les principaux conseillers du directeur général Pascal Lamy, qui qualifie d’ailleurs sa précieuse alliée de « boule d’énergie ».

Fidèle à cette appellation, elle bonifie son emploi du temps avec pédagogie puisqu’elle agit également comme professeure à la Faculté de droit de l’Université de Genève.

Gala du rayonnement 2007

André Martel

Ambassadeur 2011
Droit 1972

Extrait de son hommage

Consultant en environnement depuis 2007 et diplômé en droit de l’Université de Sherbrooke, André Martel a assuré durant 18 ans la présidence et la direction générale de Collecte sélective Québec, un organisme privé qui vise à promouvoir l’implantation de la collecte sélective en aidant financièrement les municipalités. Croyant fermement à la responsabilité élargie des entreprises, il fut l'instigateur de la mise en application du principe pollueur-payeur au Québec.

Dans le cadre d'une cérémonie à l'Assemblée nationale, il a été introduit en 2008 au Cercle des Phénix qui regroupe des personnalités québécoises reconnues pour leur contribution personnelle remarquable à la cause de l’environnement.

Gala du rayonnement 2011

Marie-Lucie Morin

Ambassadrice 1998
Droit 1979

Extrait de son hommage

Marie-Lucie Morin a pris ses fonctions de directrice exécutive pour le Canada, l’Irlande et les Caraïbes au sein de la Banque mondiale en novembre 2010.

Elle fut nommée conseillère à la sécurité nationale auprès du premier ministre du Canada et secrétaire associée du Cabinet en novembre 2008. D’avril 2006 à novembre 2008, elle a été sous-ministre du Commerce international; de décembre 2003 à avril 2006, sous-ministre déléguée des Affaires étrangères; auparavant, elle fut sous-ministre adjointe du Commerce international et déléguée commerciale en chef. De septembre 2001 à septembre 2003, elle a été directrice générale, Développement du commerce international, politique et planification.

Madame Morin a été affectée à San Francisco (de 1981 à 1984), à Jakarta (de 1984 à 1986), à Londres (de 1986 à 1990) et à Moscou (de 1994 à 1997), ce qui lui a permis d'acquérir une vaste expérience à l'étranger. En 1997, elle a été nommée ambassadrice du Canada auprès du Royaume de Norvège avec accréditation simultanée auprès de la République d'Islande, poste qu'elle a occupé jusqu'à son retour à Ottawa, en septembre 2001.

Marie-Lucie Morin est née à Sherbrooke en 1957. Elle a fait ses études au Collège de Sherbrooke et à l'Université de Sherbrooke, où elle a obtenu une licence en droit. Elle a été reçue au Barreau du Québec en 1980. Elle a été nommée ambassadrice de la Faculté lors du 4e Gala du rayonnement des diplômées et diplômés de l'UdeS en 1998.

Gala du rayonnement 1998

Jocelyn Poirier

Ambassadeur 2009-2010
Droit 1987

Extrait de son hommage

Lorsque Jocelyn Poirier avoue être un grand admirateur de Jean-Pierre Ferland, on ne s’en étonne pas vraiment puisque la trame de sa vie pourrait se jouer en deux titres : Un peu plus haut, un peu plus loin, côté carrière, et Une chance qu’on s’a, côté familial.

Pour relater les débuts professionnels de notre ambassadeur, on pourrait paraphraser la chanson Le Petit Roi en disant que… dans son âme et dedans sa tête, il y avait autrefois, un avocat, qui plaidait, comme en son royaume, sur tous les sujets, beaux et laids. C’est la réputation de notre Faculté de droit qui a amené Jocelyn Poirier à quitter Montréal et ses fleurs de macadam pour venir étudier ici, à l’Université de Sherbrooke. Lorsqu’il résume ses belles années universitaires, il parle d’une expérience incroyable, de rencontres formidables et d’une solide formation.

Après son admission au Barreau du Québec en 1988, il a pratiqué le droit civil et le droit commercial durant six ans au sein de Stikeman Elliott, une firme d’envergure internationale. Mais que s’est-il donc passé pour que l’avocat d’alors devienne l’actuel président de TVA Publications et de TVA Boutiques? Ferland dirait sûrement que Le soleil emmène au soleil, et les autres vous diront que le droit mène à tout. Cette transition réussie entre sa pratique première et le monde de la gestion, Jocelyn Poirier l’a amorcée chez Vidéotron, où il a occupé plusieurs postes de direction et grandement contribué à la croissance des affaires. Cette transition, il l’a ensuite poursuivie chez Médias Transcontinental puis au sein du Groupe E-Tendering, où il a affiné ses talents de gestionnaire. Fort de son expérience dans des secteurs aussi variés que les médias imprimés et électroniques, l’immobilier, la télédistribution, les télécommunications et les technologies de l’information, il s’est joint au Groupe TVA en 2005.

Au quotidien, il est responsable de l’ensemble des opérations d’édition de plus de 50 publications et gère plus de 400 employés et pigistes, pour des revenus de plus de 80 millions. Il est également coprésident de Magazines Québec, l’association québécoise des éditeurs de magazines. S’il arrive à relever autant de défis, à gérer autant de pression et à atteindre de si probants résultats, c’est que son équilibre tient chaque jour dans ce refrain… « Fais du feu dans la cheminée, je reviens chez nous. »

Tous ceux qui côtoient et connaissent notre ambassadeur savent combien, pour lui, la famille fait foi de tout. S’il avait pu faire des projections et dresser le portrait de ses enfants idéals avant leur naissance, il dit qu’il aurait en tous points décrit ceux dont il admire la croissance aujourd’hui, et qui l’accompagnent ce soir d’ailleurs. Salutations à Félix Antoine et Anne Charlotte. À les voir, Monsieur Poirier, on comprend toute votre fierté et on comprend aussi que les fruits ne sont pas tombés très loin de l’arbre.