I – MÉTHODES PÉDAGOGIQUES

Pour l’atteinte de sa mission, le programme en parcours délocalisé compte sur les activités cliniques et pédagogiques suivantes :

1.     Des activités théoriques de formation, dont :

a.     Un enseignement de base, à raison d’une demi-journée dédiée par semaine, visant l’apprentissage des principales connaissances nécessaires à l’exercice de la psychiatrie (grands syndromes psychiatriques, pharmacologie, neurosciences, principes et formes de psychothérapie, développement psychique normal, analyse critique de la littérature, etc.). Cet enseignement, détaillé plus loin, s’étale sur quatre ans (R1 à R4 inclusivement), inclut des séances magistrales classiques, des séances en APÉ (apprentissage par équipe) et des séances d’APP (apprentissage par problème).  Le programme est offert aux résidents déployés sur tous les sites cliniques du programme, en même temps; plusieurs séances ont leur origine au site délocalisé (Moncton).

b.     Un enseignement par simulation clinique haute-fidélité, spécifique au site délocalisé, étalé sur l’ensemble de la formation, afin d’être exposé et d’y pratiquer des compétences d’évaluation de conditions psychiatriques moins fréquentes.

c.      Des présentations de cas cliniques mensuelles pendant l’année académique (septembre à juin).  Les présentations de cas sont généralement faites par les résidents et sont une occasion d’apprentissage des habiletés d’enseignant et de communicateur.  Ces présentations font l’objet d’évaluation formative.  Les présentations sont offertes et incluent les résidents déployés sur tous les sites cliniques du programme, en même temps; les résidents inscrits au programme délocalisé y participent pleinement.

d.     Un club de lecture mensuel et des présentations académiques formelles, mensuels, organisés localememt par le département de psychiatrie du CHU Dr-Georges-L.-Dumont (activité locale).  Les résidents inscrits au programme délocalisé sont appelés à y présenter périodiquement durant leur parcours de formation.

e.     Un deuxième club de lecture mensuel, local (Moncton), dédié à l’analyse critique de la littérature, joignant tous les résidents R2 à R5, appelés à y présenter périodiquement.

f.      Une activité « Psyné-club », trimestrielle, locale (Moncton), dédiée à l’étude d’un sujet de culture ou scientifique associé à une œuvre cinématographique.

g.     Un programme de formation aux activités d’évaluation de la qualité de l’acte médical et d’initiation à la recherche clinique.  Le programme est offert à tous les résidents du programme : un responsable local assure la formation et le soutien des résidents inscrits au parcours délocalisé.

h.     Un programme de préparation aux examens écrits et oraux de spécialité (résidents 4 et 5).

i.       Les résidents inscrits au programme postdoctoral, autant au site central qu’au site délocalisé, bénéficient d’une activité spécifique élaborée sur les aspects éthiques.  La spécificité de notre programme postdoctoral d’éthique en psychiatrie a influencé des remaniements majeurs du prédoctoral dans le sens de l’implication des étudiants, notamment aux niveau de travaux concrets intégrés à la cédule prédoctorale.  Le parcours de formation éthique postdoctoral inclut 12 séances de 3 heures, réparties sur 5 ans, pilotées par deux professeurs spécialisés dans le domaine au site central, et un professeur responsable au site de formation délocalisé.  Les résidents sont appelés à réfléchir et exprimer des questions et une pensée éthique de complexité croissante durant le parcours de formation spécifique.

j.       Un programme facultaire d’initiation aux aspects administratifs, légaux et déontologiques de la pratique médicale, complété d’un programme de formation aux aspects administratifs de l’exercice de la psychiatrie ALDO (offert en quatrième et cinquième années par le Collège des médecins du Québec).

k.     Une formation théorique interuniversitaire en psychiatrie légale, à raison d’une journée annuelle, à chaque année de la formation postdoctorale.  Les cinq séances incluent l’ensemble des thèmes majeurs de psychiatrie légale.

l.       À géométrie variable, et intégrées aux stages spécifiques, des activités supplémentaires d’enseignement sont offertes aux résidents.  Par exemple mais sans s’y limiter, les résidents de deuxième année complètent des lectures dirigées à propos de l’entrevue psychiatrique, et évaluent périodiquement des patients au miroir, sous supervision et observation de professeurs et de pairs.  Les résidents en troisième année complètent des lectures dirigées à propos de thèmes propres à la gérontopsychiatrie et à la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.  Les détails de la formation théorique ou en atelier spécifique aux stages sont décrits au cahier de chacun de ces stages.

2.     Des activités de formation à la relation thérapeutique et aux psychothérapies, sous la forme de :

a.     Supervisions hebdomadaires de cas cliniques choisis, à partir de la deuxième année de résidence jusqu’en fin de résidence.  Les formes de psychothérapie prescrits par le Collège Royal font l’objet de supervision individuelle et de groupe par des professeurs responsables, directement au site délocalisé.

b.     Modules implantés dans la formation théorique hebdomadaire.

c.      Journée Louis-Mury, conférence annuelle tenue à Sherbrooke, et à laquelle les résidents inscrits au programme délocalisé sont conviés : le programme central y invite des experts de psychothérapie.

d.     Journée Jacques-Drouin, conférence annuelle tenue à Sherbrooke, et à laquelle les résidents inscrits au programme délocalisé sont conviés en personne (le programme délocalisé couvrant les frais de déplacement et de subsistance) : tous les résidents inscrits au programme sont appelés à y présenter, une fois dans la résidence, sur un thème tiré de leur expérience concrète en psychothérapie.  Chaque année, un jury évalue la qualité des présentations et attribue une bourse au résident ayant offert la présentation la plus remarquable.

e.     La possibilité pour le résident 5 d’accéder à de riches stages à option, dédiés principalement à la psychothérapie, notamment de groupe (hôpital de jour, clinique de troubles de la personnalité, clinique des troubles anxieux, par exemple) : ces stages sont offerts par le site central (Sherbrooke) et sont facilement disponibles aux résidents incrits au site délocalisé.

II – RÉSEAU D’ENSEIGNEMENT

Le programme délocalisé mise sur les établissements suivants pour mener à bien sa mission :

Sites principaux

Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, Moncton

Cliniques ambulatoires de psychiatrie de Dieppe

Centres de santé mentale et traitement des dépendances communautaires, sites Moncton et Richibucto

Unité de médecine familiale universitaire, Dieppe

Sites associés

L’hôpital de Moncton (Moncton City Hospital; neurologie)

Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, partie du Centre intégré universitaire de Sherbrooke

Clinique de psychiatrie légale, Sherbrooke

L’Hôpital régional Chaleur, Bathurst

Autres sites selon stages optionnels sélectionnés par le résident en fin de formation

Le programme délocalisé a choisi des partenaires d’excellence afin de permettre une formation de la plus haute qualité : le résident y est appelé à compléter de trois à six périodes de stage hors-province durant les quatre premières années de sa formation.  Cette mobilité stratégique est promue et entièrement organisée par l’Université.  Le programme délocalisé équilibre ainsi les soucis de qualité optimale de la formation et de respect de la vie personnelle du résident.  Cela dit, à sa convenance, le résident intéressé peut solliciter du programme une plus grande mobilité vers les sites de stages réguliers de Sherbrooke ou de ses autres sites associés du Québec : des échanges avec des résidents inscrits au programme central et eux-mêmes intéressés à une mobilité accrue sont organisés, autant que possible.

III – MODALITÉS D’ÉVALUATION

Le programme dispose des mécanismes d’évaluation suivants :

1.     À tous les trimestres, les superviseurs de stage rédigent une évaluation formelle, sommative du ou des résidents en stage dans leur service.  La fiche d’évaluation est arrimée étroitement aux objectifs et compétences du stage.  De plus, cette évaluation est systématiquement précédée d’une évaluation formative de mi-stage, complétée par le superviseur, et passible d’inclure un plan concret de rattrapage en cas d’inconstance ou de faiblesse dans l’atteinte d’objectifs spécifiques.

2.     Les superviseurs de stages réguliers rédigent aussi une fiche d’évaluation des compétences psychothérapeutiques du résident, appliquées et intégrées aux soins offerts dans le cadre du stage régulier.

3.     À tous les semestres, les superviseurs de psychothérapie rédigent une fiche d’évaluation du résident supervisé en clinique psychothérapeutique.

4.     À tous les semestres, le directeur de programme collige les diverses fiches d’évaluation en une fiche synthèse envoyée au bureau des affaires postdoctorales de la Faculté, de même qu’au Collège des médecins.

5.     Les résidents sont également évalués sur leurs compétences en gestion, en enseignement pyramidal (juniors et externes), et en communication et professionalisme, cette dernière composante étant déléguée aux professionnels associés ayant partagé l’activité clinique avec le résident.  Les résidents sont évalués sur leurs compétences lors de gardes de fin de semaine, notamment quant à la gestion des urgences et la pragmatique de l’évaluation clinique.  Les évaluations cliniques au miroir font aussi l’objet d’évaluation spécifique.  L’ensemble de ces évaluations est versé au portfolio longitudinal du résident.

6.     Annuellement, la direction du programme consacre une réunion à réviser l’évolution de chaque résident.  Une attention particulière est portée sur les attitudes et relations interpersonnelles des résidents lors de cette réunion.  De cette réunion, tenue en fin d’année académique, peuvent émaner des recommandations diverses pour l’année à venir (rencontre-bilan avec certains résidents, mise en place de suivi ou mentorat académique individualisé, activités de rattrapage, etc.)

7.     Les résidents font l’objet d’examens oraux (STACER), sous forme d’évaluation clinique d’un patient réel, en observation directe, suivie d’un rapport de cas structuré et d’une période de questions.  Les examens oraux de la deuxième et de la troisième année sont formatifs.  En l’occurrence, la réussite de deux examens STACER est obligatoire en quatrième année afin d’obtenir le privilège de se présenter aux examens de fin de résidence du Collège Royal.

8.     Annuellement, les résidents se soumettent à un examen écrit analogue à celui qu’ils subiront ensuite pour l’obtention du certificat de spécialiste.  Cet examen est préparé par le collectif des programmes de psychiatrie à travers le Canada (COPE).  Cet examen, bien qu’obligatoire, est administré à des fins strictement formatives.

9.     Lorsqu’ils présentent devant les collègues, les résidents sont évalués sur leurs habiletés de présentation par leurs pairs et leurs professeurs présents.  Cette évaluation est formative.

10. Chaque cours, séminaire ou activité de formation du curriculum est évalué par les résidents et les résultats sont acheminés au programme comme aux professeurs concernés.  Les professeurs eux-mêmes font l’objet d’une rétroaction de la part des résidents, anonymisée par concentration.

Annuellement, les résidents ont l’occasion d’évaluer collectivement l’ensemble des activités du programme.  Cette évaluation a lieu lors d’une retraite d’une journée complète où les résidents sont libérés de leur obligations cliniques, et où ceux inscrits au site délocalisé sont dirigés, au frais du programme délocalisé.  Un rapport formel de cette journée est colligé et les résultats font l’objet de discussion au comité de programme en plus d’être distribués aux professeurs ou responsables pertinants, dans un objectif d’amélioration constante de la formation.