Nathalie Rivard, Ph.D.

Professeure titulaire

Thème porteur : Cancer : biologie, pronostic et diagnostic
Axe du Centre de recherche du CHUS : Cancer : biologie, pronostic et diagnostic
Courriel : Nathalie.Rivard@USherbrooke.ca

Laboratoire Rivard

Les maladies digestives causent 15% du fardeau économique direct total des coûts de la santé au Canada et représentent 12% du total des hospitalisations et 20% des néoplasies. Rares sont les Canadiennnes et les Canadiens qui ne sont pas en contact direct ou indirect avec des personnes atteintes de cancer colorectal ou de maladies inflammatoires de l'intestin telles que la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn. Par exemple, au Canada, le cancer colorectal est la deuxième cause de décès due au cancer. Comme le tissu intestinal est en perpétuel renouvellement, il implique un nombre important de divisions cellulaires et donc un risque non négligeable de modifications génétiques. Ce taux élevé de renouvellement du tissu intestinal ainsi que l'exposition à des substances toxiques, notamment par l'ingestion de nourriture, peuvent expliquer la fréquence élevée du cancer colorectal. Un facteur de risque majeur de développer un cancer colorectal est également la présence d'une inflammation chronique dans le côlon.

Ma recherche se concentre principalement sur les mécanismes de signalisation intracellulaires qui contrôlent la prolifération, la différenciation, la tumorigenèse et la réponse inflammatoire des cellules épithéliales intestinales. J'ai toujours été intéressée à comprendre comment les cellules contrôlent le couplage entre des processus distincts. Mon laboratoire a été l'un des premiers à démontrer l'importance des signalisations MAP Kinase et PI3Kinase dans le contrôle de la transition prolifération-différenciation dans l'épithélium intestinal humain (Am J Physiol 1999, J Biol Chem 2001, J Biol Chem 2002, J Biol Chem 2004, Front Biosci 2009, BMC Cell Biol 2011, Faseb J 2009). Autre observation importante, l'activation aberrante de ces signaux dans les cellules épithéliales intestinales facilite la prolifération et l'initiation tumorale dans l’intestin (Int J Cancer 2009, Faseb J 2009, Mol Cancer, 2010, PLoS One 2010, Oncogene 2013, Oncogene 2015). Mon laboratoire analyse également la fonction et la régulation des phosphatases incluant SHP-1, SHP-2 et DUSP, en utilisant des approches biochimiques et génétiques (Faseb J 2009, Oncogene 2013, Mol Cell Biol 2013, J Cell Physiol 2016, Faseb 2017). Par exemple, SHP-2 est une tyrosine phosphatase codée par le gène PTPN11 dans lequel les polymorphismes se sont révélés être des marqueurs de la sensibilité à la colite chez les patients. Inversement, des mutations activatrices dans le gène PTPN11 ont été trouvées dans certaines cancers colorectaux d’origine sporadique. Fait intéressant, nous avons démontré que des souris avec une délétion spécifique de SHP-2 dans les cellules épithéliales intestinales développaient rapidement une inflammation du côlon un mois après la naissance et développaient, en vieillissant, des adénocarcinomes invasifs. Les mécanismes moléculaires impliqués (signalisation, gènes différentiellement exprimés, fonction des cellules souches, etc.) sont actuellement analysés dans mon laboratoire.

Thèmes de recherche

  • Prolifération
  • Différenciation épithéliale
  • Cancer colorectal
  • Maladies inflammatoires de l'intestin
  • Signalisation intracellulaire
  • MAP Kinases