Jean-Philippe Brosseau, Ph.D.

Professeur adjoint

Coordonnées

Formation

BSc Chimie, Université de Sherbrooke (2002)

MSc Pharmacologie, Université de Sherbrooke (2006)

PhD Biochimie, Université de Sherbrooke (2012)

Postdoctorat, Max Planck Institute, Allemagne (2014)

Postdoctorat, UTSouthwestern Medical Center, États-Unis (2020) 

Thèmes de recherche

Notre laboratoire a un intérêt et une expertise à élucider des programmes d’expression génique impliqués dans la tumorigénèse, tout particulièrement ceux impliquant les cellules du microenvironnement tumoral. Pour ce faire, nous utilisons des modèles de souris transgéniques, des technologies « omiques » comme le séquençage de cellules individuelles et la spectrométrie de masse, ainsi que la culture de cellules primaires et cancéreuses. De plus, nous développons des molécules (oligonucléotides antisens) pour réduire la croissance tumorale dans des modèles pré-cliniques.

Projet 1 : Mécanismes moléculaires et cellulaires favorisant le statut bénin d’une tumeur

La neurofibromatose de type I est une maladie génétique qui affecte une naissance sur 3000. Elle est causée par des mutations inactivatrices du gène suppresseur de tumeur NF1 (neurofibromine). Pour 99% des patients, il en résulte des lésions bénignes de la peau, nommées neurofibromes, qui originent des nerfs de la peau (plus précisément des cellules de Schwann). Lorsque des plexus nerveux sont atteints, on parle de neurofibromes plexiformes (Brosseau et al. Neurology 2018). Cliniquement, ces derniers ont un potentiel malin alors que le neurofibrome cutané ne progresse jamais vers une tumeur maligne. Les raisons expliquant cette différence sont inconnues mais notre laboratoire émet l’hypothèse que le microenvironnement tumoral est impliqué (Brosseau et Le Trends in Cancer 2019).

En ce sens, nous avons développé des modèles de souris transgéniques permettant de récapituler les neurofibromes cutanés (Chen et al. Cancer Discovery 2019) et plexiformes (Liao et al. Journal of Clinical Investigation 2018). Nous avons démontré que le microenvironnement Nf1+/- (mimant la prédisposition génétique des patients) a la double propriété de promouvoir le développement de neurofibromes (bénins) mais aussi de restreindre la transformation maligne (Brosseau et al. Nature Communications 2018). Nous utiliserons donc ce dernier modèle pour identifier les cellules et les facteurs du microenvironnement qui favorisent le statut bénin d’une tumeur.

Projet 2 : Élucidation des mécanismes de régulation en amont d'un réseau d'épissage alternatif orchestrant des programmes de développement clé chez l'humain.

L'épissage alternatif est un puissant mécanisme qui élargit la diversité du protéome en permettant la transcription de plusieurs ARN messagers à partir d'un seul gène. L'impact fonctionnel de l'épissage alternatif a été illustré à plusieurs reprises dans la littérature (Brosseau Applied Cancer Research 2018). Nous avons également une bonne compréhension des principaux facteurs influant sur une décision d'épissage, aboutissant récemment à un « code d’épissage ». Cependant, les mécanismes en amont qui contrôlent l'expression / l'activité des facteurs d'épissage sont encore peu connus, et encore moins ceux qui relient les facteurs extracellulaires à la régulation de l'épissage alternatif. Notre laboratoire s’intéresse à élucider des mécanismes de régulation en amont d'un réseau d'épissage alternatif orchestrant des programmes de développements clés chez l'humain.

Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux talents. Veuillez SVP envoyer votre CV et une lettre de motivation à jean-philippe.brosseau@usherbrooke.ca si vous êtes intéressé à joindre notre équipe de recherche.

ENGLISH

Our laboratory has an interest and expertise in elucidating gene expression programs involved in tumorigenesis, especially those involving cells in the tumor microenvironment. To do this, we use transgenic mouse models, "omic" technologies such as single-cell sequencing and mass spectrometry, as well as the culture of primary and cancer cells. In addition, we are developing molecules (antisense oligonucleotides) to reduce tumor growth in pre-clinical models.

Project 1: Molecular and cellular mechanisms promoting the benign state of a tumor

Neurofibromatosis Type I is a genetic disorder that affects one in 3,000 births. It is caused by inactivating mutations in the tumor suppressor gene NF1 (neurofibromin). For 99% of patients, this results in benign lesions of the skin called neurofibroma which originates from the nerves of the skin (more specifically Schwann cells). When nerve plexuses are affected, we speak of plexiform neurofibromas (Brosseau et al. Neurology 2018). Clinically, the latter have a malignant potential whereas the cutaneous neurofibroma never progresses towards a malignant tumor. The reasons for this difference are unknown, but our laboratory hypothesizes that the tumor microenvironment is involved (Brosseau and Le Trends in Cancer 2019).
 
Toward this goal, we have developed transgenic mouse models allowing to recapitulate cutaneous (Chen et al. Cancer Discovery 2019) and plexiform neurofibromas (Liao et al. Journal of Clinical Investigation 2018). We have demonstrated that the Nf1+/- microenvironment (mimicking the genetic predisposition of patients) has the dual property of promoting the development of neurofibroma (benign) but also of restricting malignant transformation (Brosseau et al. Nature Communications 2018). We will, therefore, use this latter model to identify cells and microenvironmental factors that promote the benign status of a tumor.

Project 2: Deciphering the regulatory network controlling the alternative splicing program governing the differentiation of fibroblasts into myofibroblasts

Alternative splicing is a powerful mechanism that expands the proteome diversity by allowing the transcription of multiple messenger RNAs from a single gene. The functional impact of alternative splicing has been illustrated by numerous examples in the literature. There is also a high level of understanding of the major factors influencing a splicing decision (e.g. RNA sequence in cis and RNA binding factors acting in trans), recently culminating into a “splicing code”. However, there is not much known about the upstream mechanisms controlling the expression/activity of splicing factors and even less linking extracellular factors to the regulation of alternative splicing. Our laboratory is interested in deciphering the regulatory mechanisms upstream of an alternative splicing network orchestrating key developmental programs in humans.

We are always looking for talents. Please send your CV and cover letter at jean-philippe.brosseau@usherbrooke.ca if you are interested to join our team.