La cérémonie de remise des prix du GCL 2020 prévue le 18 mars n'ayant pu avoir lieu en raison de la pandémie actuelle au Québec, voici le dévoilement des récipiendaires de la cinquième édition du concours.

Trois textes primés au Grand Concours littéraire 2020 de l’Université de Sherbrooke

Inspirées par la langue abénaquise, thème de la cinquième édition du Grand Concours littéraire 2020 de l’Université de Sherbrooke, trois personnes se méritent les honneurs, cette année.

Le Grand Prix littéraire de l’UdeS a été décerné à Alexandre Krzywonos, étudiant à la maîtrise en études françaises, cheminement en études littéraires et culturelles – recherche-création, pour son texte intitulé amère nature. Il s’agit d’une deuxième distinction pour celui qui avait obtenu l’an dernier le Prix Joseph-Bonenfant, alors qu’il était au baccalauréat en communication appliquée. « Lorsque j'ai reçu la nouvelle, je me suis mis à sourire et à danser dans mon salon, a-t-il lancé, d’un air amusé. Gagner un prix, que ce soit la première ou la seconde fois, ça réchauffe un cœur. »

Pour Mena'sen, l’étudiante en littérature Geneviève Dansereau a remporté le Prix du Centre Anne-Hébert, destiné aux étudiantes et étudiants inscrits dans un programme de littérature.

Éric Nicolas, diplômé de la Faculté de médecine et des sciences de la santé, a décroché quant à lui le Prix Joseph-Bonenfant, à l’intention des étudiantes et étudiants des autres programmes ainsi que des diplômées et diplômés. Sa nouvelle, Mamhlaobagac, sur la terre des Abénakis, a été écrite en hommage à Luc O’Bomsawin, un ami abénaquis décédé en 2019, qui demeurait à Odanak. Les faits et détails historiques mentionnés, de même que les personnages nommés dans la nouvelle, sont authentiques.

En plus d’une bourse d’études ou d’un chèque-cadeau de la Coopérative de l’UdeS, les gagnantes et gagnants se méritent un abonnement à une série de spectacles du Centre culturel. Les autrices et auteurs verront aussi leur texte publié dans la revue Cavale et sur le site Internet de l’UdeS.

Un tirage au sort parmi l’ensemble des personnes participantes au Grand Concours littéraire a par ailleurs permis à Julien Arsenault, de l’École de gestion, ainsi qu’à Sébastien Langlois et Olivier Robin, de la Faculté de génie, de se voir remettre une paire de billets pour le spectacle de Natasha Kanapé Fontaine, Nui Pimuten - Je veux marcher, qui avait lieu à la Petite salle du Centre culturel de l’UdeS, le jeudi 12 mars 2020.

Une thématique qui favorise l'inclusion

La professeure Jocelyne Faucher, vice-rectrice à la vie étudiante et secrétaire générale de l’UdeS, a rappelé que la thématique retenue cette année pour le Grand Concours s’inscrivait dans une volonté de l’Université de déployer des initiatives destinées à favoriser une approche plus inclusive : « Nous souhaitons que notre milieu soit un exemple en matière d’équité, de diversité et d’inclusion, et le fait de faire de la langue abénaquise le thème du Grand Concours nous semblait tout indiqué en cette année internationale des langues autochtones. Cela a donné lieu à des textes originaux et porteurs. »

Le jury littéraire de cette présente édition était formé de Vanessa Courville, Philippe Charland et Sylvain Rivard, respectivement chargée et chargé de cours en littérature et en langue abénaquise à l’UdeS, et auteur d’origines canadienne-française et abénaquise.

Poèmes ou nouvelles, les textes soumis au concours devaient être des œuvres originales. Ils devaient inclure un nom de lieu abénaquis de la région estrienne, et le sens de ce nom, précisé dans le répertoire de la Commission de toponymie du Québec, devait jouer un rôle significatif dans l’histoire ou contribuer activement à l’élaboration du poème.

Pièce centrale de la Politique des arts et de la culture de l’UdeS, le Grand Concours littéraire se veut une occasion de faire rayonner les arts et la culture sur les campus, en plus de constituer un défi de créativité, d’audace et de talent pour la communauté universitaire et pour les étudiantes et étudiants des institutions partenaires.

Cliquer sur les liens ci-dessous pour lire les textes primés et les commentaires du jury :

Ce sont les Abénaquis qui ont donné le nom Memphrémagog au lac ci-dessus.
Photo : Michel Caron - UdeS