Journée internationale des femmes 2017
Revendications et lutte pour un milieu égalitaire
Photo : Fournie
La Journée internationale des femmes permet de célébrer tout le progrès qui se fait année après année. Toutefois, pour qu’une telle chose se produise, il faut des revendications et des luttes. À l’Université de Sherbrooke, différents regroupements tentent de sensibiliser la communauté aux enjeux reliés à la condition féminine, mais aussi à ceux concernant le genre.
Comité femmes de l’AGEFLESH
Depuis quelques années, le Comité femmes de l'Association générale étudiante de la Faculté des lettres et sciences humaines fait partie du paysage universitaire. Audrey-Anne Blanchet, qui célèbre sa première année d'activité au sein du groupe, explique que ce rassemblement est inclusif. Elle insiste sur le fait que le changement ne se produit pas en cellule. Peu importe le genre d’une personne, celle-ci doit être sensibilisée à la place de la femme dans la société. C’est un peu pour cette raison que certains membres du comité désiraient changer le nom de leur organisation à la dernière session. Comité féministe est une appellation qui permettrait de rejoindre plus de gens selon eux. Cet enjeu refera probablement surface lors de leurs assemblées générales futures.
Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir d’un mot ou bien d’une image. Ils peuvent faire toute une différence. À la session d’automne dernière, le comité s’est d’ailleurs soulevé pour que les pictogrammes représentant un homme et une femme sur les toilettes mixtes disparaissent à la Faculté. Cette action visait à permettre aux personnes transgenre de se sentir plus en sécurité. Chaque geste posé a une portée.
Audrey-Anne mentionne que, chez elle, l’autonomie de la femme a toujours été valorisée. Dès son plus jeune âge, des valeurs féministes lui ont été transmises. Elle a donc envie que la population arrête d’avoir peur de ce mot. Il faut briser les tabous!
Comité féministe de l’AGED
Du côté de l’Association générale étudiante de la Faculté de droit, l’appellation du comité est un peu différente – Comité féministe plutôt que Comité femmes – mais les enjeux sont semblables. Daphné Lallemand-Auger, membre fondatrice, explique qu’elle a d’abord présenté son projet en assemblée générale sous le nom de Comité égalité pour s’assurer de ne rebuter personne avec le mot féministe qui crée encore aujourd’hui certaines craintes. Toutefois, c’est bien Comité féministe qui a été adopté, puisqu’il est primordial de ne pas contourner les débats.
Daphné était motivée par la création de ce genre de regroupement, puisque la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke était l’une des seules parmi toutes celles de droit au Québec à ne pas en avoir. Son but, avec l’organisation, était donc d’effectuer des actions concrètes, de la sensibilisation et aussi de la prévention. Il était également important pour elle de toujours garder en tête les enjeux du milieu juridique et de la place des femmes dans celui-ci.
Le comité est encore tout jeune. En effet, ses activités ont débuté en avril dernier. Pourtant la structure et la mission sont bien définies. Les quatre membres se rencontrent toutes les semaines. C’est ainsi que sont nés les deux principaux projets. Le premier est de faire en sorte que les cabines de toilettes individuelles de la Faculté soient non genrées. Le deuxième est d’installer des machines distributrices gratuites de produits hygiéniques dans les toilettes.
Le comité est aussi présent lors des activités sociales. Les bénévoles portent un chandail à l'effigie du regroupement pour assurer une visibilité auprès de tous les étudiants et étudiantes.
Autres comités
L’Association générale des étudiantes et étudiants de la Faculté d'éducation a aussi son propre comité femmes qui est ouvert tant aux hommes qu’aux femmes. Du côté de la Faculté des sciences, le Regroupement des femmes en physique, formé à l’automne 2016, se mobilise pour permettre aux physiciennes d’avoir une voix. Finalement, le syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université a son propre comité de la condition des femmes dont le mandat est de promouvoir les relations égalitaires. L’important à travers tout cela est de favoriser la discussion et les échanges.
