Profil d'un chimiste

Frédéric Perrreault, candidat pour le doctorat en chimie physique

Frédéric Perreault passe son enfance à Rivière-du-Loup, son adolescence aux Escoumins, puis il fait son D.E.C. en sciences de la nature à Chicoutimi. Au cours de la dernière année de ses études collégiales, il travaille sur un projet d'intégration en chimie organique, sur la synthèse d'un anti-biotique. Motivé par ce projet, il décide de s'inscrire au baccalauréat en chimie.

Rapidement, à travers les nombreux cours en chimie organique des premières sessions, il réalise que la chimie des matériaux est le domaine qu'il préfère. Inscrit au régime coopératif, l'étudiant effectue cependant ses deux premiers stages en chimie analytique, à la compagnie minière Noranda inc., à Rouyn-Noranda. Seul dans le laboratoire, il apprécie l'autonomie et la liberté que lui fournit son travail de chimiste.

Frédéric Perreault fait son troisième stage à l'Université, au Département de chimie, avec le professeur Gregory Jerkiewicz. Il effectue des recherches en électrochimie interfaciale, sur la thermodynamique de déposition de métaux sur des électrodes de platine orientées.

Pour la maîtrise, il poursuit ses travaux en électrochimie interfaciale, sous la tutelle du professeur Gregory Jerkiewicz. Puis, lorsque le professeur quitte l'Université de Sherbrooke pour Queen's University, à Kingston, Frédéric Perreault décide de le suivre. L'étudiant l'aide à remonter le laboratoire de chimie et à y installer l'appareillage nécessaire à la poursuite de leurs recherches.

Au cours de sa maîtrise, il participe à plus d'une quinzaine de conférences scientifiques où il communique ses résultats de recherche. En plus de lui permettre d'acquérir de l'expérience; de développer ses aptitudes de communication; d'être à l'affût des développements en cours dans son domaine de recherche; d'échanger ses idées avec des sommités de sa discipline; les conférences lui permettent de voyager. Le chercheur se rend notamment à Toronto, à Berlin, à Montevideo (Uruguay), etc.

Puis, Frédéric Perreault décide de s'inscrire au doctorat à l'Université de Sherbrooke et de s'attaquer à un domaine d'études qui lui est jusqu'alors inconnu. «Il y a tellement de choses à découvrir en chimie! C'est très motivant pour les personnes curieuses.» Sous la cotutelle d'Armand Soldera et de Patrick Ayotte, il se consacre actuellement à la mesure d'optique non linéaire sur les cristaux liquides, une branche de la chimie physique. Pour ce faire, il utilise un laser YAG pulsé, «une méga lampe de poche», qui lui sert de source lumineuse.

Si étudier l'interaction entre la lumière et la matière le passionne, le chercheur affirme aussi que le travail sur les cristaux liquides est un domaine très prometteur, notamment pour la télécommunication qui requiert désormais la modulation spatiale et temporelle des signaux optiques.

Le candidat au doctorat est encore indécis quant à sa carrière. Son passage à Queen's University lui a permis d'expérimenter l'enseignement. Dès sa première session, il devait offrir trois heures de démonstration en classe aux étudiants du baccalauréat. Cette avenue lui semble intéressante, mais il aimerait également travailler dans des laboratoires industriels en recherche et développement.