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Le programme de recherche s’appuie sur un constat : alors même qu’on avait longtemps pensé que la religion serait évacuée de la société avec les progrès de la modernité, les prédictions sécularistes ne se sont pas réalisées et la modernité elle-même a constitué un terreau fertile aux transformations et à la prolifération des formes de croyance. Dans ce contexte, le religieux s’est diversifié et les formes de croyance ont muté, se nourrissant parfois de certains attributs propres à la modernité, ou empruntant à l’inverse le chemin de la protestation contre les errements que cette dernière aurait laissés en héritage.

Certes, le paysage religieux n’est pas pour autant bouleversé, mais l’apparition de nouvelles demandes de sens que la modernité n’aurait pas permis de combler en est maintenant une composante incontestable. La multiplication des groupes religieux minoritaires ayant pignon sur rue dans les grandes villes occidentales, l’attraction croissante suscitée par les groupes évangéliques, la montée des courants charismatiques, la visibilité de certaines pratiques orthodoxes de l’islam… sont ainsi autant de phénomènes qui interrogent désormais les pouvoirs publics en termes de régulation de la diversité religieuse.