Note importante - Référence à inclure dans vos travaux

Carrefour incontournable des recherches sur l’œuvre d’Anne Hébert, le Centre met à la disposition du public une chronologie du parcours de l’écrivaine et une bibliographie critique des plus exhaustives, qu’il maintient à jour rigoureusement avec le concours précieux d'Annie Tanguay, de Camille Néron et de Christiane Bisson. Veuillez inclure la référence suivante lorsque vous utilisez son contenu :

Nathalie Watteyne et coll., Anne Hébert : chronologie et bibliographie des livres, parties de livres, articles et autres travaux consacrés à son œuvre, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, coll. «Espace littéraire», 2008, 315 p. www.USherbrooke.ca/centreanne-hebert/recherche

Chronologie

Avant-propos

     Figure majeure de la littérature québécoise, Anne Hébert jouit en outre d’un rayonnement international, comme l’attestent la diffusion, la traduction et la lecture de son œuvre un peu partout dans le monde. Que ce soient des recensions dans les périodiques, des chapitres de livres ou des monographies, des mémoires ou des thèses, plusieurs écrits ont été consacrés à ses romans, à sa poésie, à son théâtre, à ses nouvelles, aux films adaptés de ses romans. Nous avons dépouillé plus de cinq mille documents. Riche de sens et prenant des formes multiples, cet œuvre jouit non seulement d’un prestige et d’un rayonnement considérables auprès du grand public, mais il fascine tout autant écrivains, chercheurs et étudiants.
     Si certains doutent encore qu’elle est l’auteure québécoise la plus étudiée dans le monde, la bibliographie de la réception critique, ainsi que la liste des mémoires et thèses préparés par des étudiants de partout, que nous publions ici, saura les en convaincre. Nous nous en sommes tenus aux livres, parties de livres, articles de revues et de journaux, thèses, mémoires et essais, laissant de côté les ouvrages de référence tels que les manuels scolaires ou d’histoire littéraire, les anthologies et les dictionnaires. Seuls ont été retenus ici les ouvrages ou articles imprimés sur papier où figure un commentaire critique sur l’œuvre. Nous n’avons donc pas recensé les mentions. Plus de trois mille références sont répertoriées.
     C’est Monique Bosco qui en 1953 risquait la première une étude approfondie sur une œuvre d’Anne Hébert dans sa thèse de doctorat sur l’isolement dans le roman canadien-français, plus particulièrement dans « Le Torrent ». Gilles Marcotte, puis Jeanne Lapointe comptent parmi les premiers universitaires à avoir publié dans les journaux et les revues des textes sur les nouvelles et les poèmes d’Anne Hébert. À partir de 1962, les monographies de Guy Robert, de Pierre Pagé, de René Lacôte et d’Albert Le Grand proposaient des introductions à un œuvre pourtant jeune encore, où ils notaient l’importance accordée au songe. En 1976, Jean-Louis Major s’interrogeait sur la spécificité de la parole poétique d’Anne Hébert, tandis que Denis Bouchard traitait en 1977 du code mythique dans le poème « Le Tombeau des rois », ainsi que dans le roman Les Enfants du Sabbat. En 1978, Pierre-Hervé Lemieux publiait un ouvrage sur la structure du Tombeau des rois, tendu selon lui du songe à la parole, et en 1980, Serge A. Thériault étudiait, dans une perspective structuraliste aussi, la quête d’équilibre des protagonistes des trois premiers romans. Par la suite, ce sont surtout les symboles et les thèmes qui ont fait l’objet d’études dans les années 1980. En 1984, Lucille Roy étudie les jeux d’ombre et de lumière dans l’œuvre, et Maurice Émond se penche sur la poétique du regard et sur les relations dialectiques entre les symboles de l’eau et du feu dans trois romans d’Anne Hébert, tout en s’intéressant par ailleurs à l’univers fantastique qu’elle met en place. L’année suivante, Janet M. Paterson démontre la présence dans l’œuvre romanesque de plusieurs niveaux de représentation : l’analyse des codes réel et onirique des Fous de Bassan lui permettra de dégager une composante autoreprésentative dans d’autres romans. En 1988, France Nazair Garant travaillera sur le motif du cheval dans l’œuvre, et Antoine Sirois étudiera l’intertexte biblique, puis, en 1992, le mythe d’Orphée et d’Eurydice dans Héloïse. Dans son ouvrage de 1993, Neil B. Bishop se penche sur la problématique, centrale dans l’œuvre d’Anne Hébert, de diverses formes de l’exil : psychique, social, volontaire, spatio-historique et langagier. Il y étudie la figure de l’exilé et du marginal dans des textes d’Anne Hébert qu’il qualifie de transgressifs, de fantastiques et de féministes. Lucie Guillemette attirera l’attention sur le discours et le parcours féminin dans l’œuvre romanesque, notamment dans Les Fous de Bassan et dans Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais. Le modèle narratologique développé par Jaap Lintvelt en 1994 inaugure une série d’études sur les transgressions narratives et la recherche identitaire dans l’œuvre romanesque. Entre 1989 et 1999, Lori Saint-Martin s’est penchée sur les figures féminines de la révolte, notamment celle de la sorcière, ainsi qu’aux relations mère-fille. La publication des Actes du colloque de la Sorbonne, en 1997, rassemblera plusieurs contributions, éclairant de larges pans de l’œuvre, et plus particulièrement les composantes stylistiques et énonciatives propres à l’écriture d’Anne Hébert.
     On constate que peu de travaux avant le tournant du siècle, hors ceux de Bishop, portent à la fois sur les textes dramatiques, poétiques et romanesques. Viendra André Brochu en 2000, avec son essai sur le mystère chez l’auteure, en lien avec la logique du secret et le matérialisme qui traversent l’œuvre. Après avoir écrit un ouvrage sur Kamouraska et Le Torrent en 1982, Robert Harvey se livrera quant à lui à la première étude de la genèse de l’œuvre et à une lecture approfondie du Tombeau des rois en 2000.
     Dans une perspective féministe, en 2002, Anne Ancrenat relève les stratégies énonciatives et les structures romanesques par lesquelles une lignée de femmes atypiques accèdent au statut de sujet, hantées par ce que Anne Hébert appelle leur « ardente mémoire ». En 2005, Daniel Marcheix proposera dans son ouvrage Le Mal d’origine une lecture herméneutique et sémiotique de la temporalité dans l’œuvre, en rapport avec la problématique identitaire. Bon nombre de recherches sont actuellement consacrées à l’analyse des métissages dans l’œuvre : celles de Janet M. Paterson sur la figure de « l’Autre » dans Kamouraska, de Lori Saint-Martin sur la violence dans les romans, d’Anne Ancrenat et de Luc Bonenfant sur les aspects plurisémantiques et plurigénériques de l’œuvre, et de Nathalie Watteyne sur les lectures d’Anne Hébert et sur la réception critique de ses poèmes.
     Inlassablement la question revient : pourquoi tant d’étudiants décident-ils encore aujourd’hui de préparer des essais, des mémoires ou des thèses sur des textes déjà très commentés par les spécialistes? À l’évidence, diverses générations de lecteurs ne cessent de trouver de nouveaux sens à cet œuvre. Dans les années 1960, au moins un mémoire par année se consacre à son œuvre. Le phénomène ira en s’accentuant, et, à partir des années 1970, près de cinq mémoires et thèses par an portent en tout ou en partie sur son œuvre. Si les thèmes de l’enfermement, de l’aliénation et de la violence sont très prisés dans les années 1980, on privilégiera davantage des approches linguistiques et féministes dans les années 1990. Les étudiants étrangers sont de plus en plus nombreux à préparer des mémoires et des thèses sur Anne Hébert. Nous croyons que les outils de recherche présentés ici, bibliographie de la réception critique et liste des essais, mémoires et thèses, seront utiles à tous ceux qui s’intéressent à Anne Hébert d’un point de vue critique et qui veulent approfondir leur réflexion sur l’œuvre.
     Les écrits d’Anne Hébert elle-même sont répertoriés dans la chronologie, c’est-à-dire les livres et leurs rééditions, les textes parus dans des périodiques (poèmes, nouvelles, chroniques et essais), sans oublier les préfaces, les traductions et les scénarios de films. Il ne s’agissait pas tant pour nous de raconter la vie personnelle de l’auteure que d’éclairer son parcours d’écrivaine. On ne s’étonnera pas alors de retrouver pour seules informations biographiques, mais ce sont les plus significatives, celles qui ont trait au processus créateur, à l’écriture elle-même, des contes de Noël de l’adolescence aux romans et aux poèmes de la maturité, ou à la diffusion et à la promotion de l’œuvre : voyages et séjours d’écriture, entretiens et entrevues sur son métier, ses lectures personnelles et publiques, ses rares interventions à l’occasion de remises de prix, de colloques ou de rencontres littéraires… 
     Notre bibliographie complète celles déjà publiées de Denis Bouchard en 1977, de Janet M. Paterson en 1979 et 1982 et de Delbert W. Russell en 1987 . Pour la chronologie, nous devons beaucoup à l’aide précieuse de Monique Bosco, ayant droit moral de l’œuvre. Les conseils judicieux et informés de Marie-Andrée Lamontagne, que nous remercions, nous ont été très utiles. Merci à Jolyane Arsenault, enseignante au Cégep de Sherbrooke, pour avoir amorcé en 2005 un important travail de collecte de données biographiques, ainsi qu’à Noémi Doyon pour sa patiente collecte de données bibliographiques et pour sa révision du texte. Merci à Christiane Bisson, responsable du Centre Anne-Hébert, et à Julie Fecteau, archiviste de l’Université de Sherbrooke, pour leur généreuse collaboration tout au long de ce travail. Outre les assistantes de recherche associées au projet d’édition critique, d’autres étudiantes et étudiants de l’Université de Sherbrooke ont participé au travail de compilation ou de vérification des références et doivent être remerciés : Alexandre Boudreau, Josée Brodeur, Hugo Chavarie, Claire Hitrop, Mélanie Beauchemin, David Paulin et Marie-Claude Tremblay. Enfin, nous exprimons notre reconnaissance toute particulière à Annie Tanguay, doctorante à l’Université de Sherbrooke, pour son patient travail de mise à jour des informations.
     Cette recherche a été menée dans le cadre des travaux du Projet d’édition critique de l’œuvre d’Anne Hébert, lequel projet bénéficie du soutien de l’Université de Sherbrooke et du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH).
Nathalie Watteyne
 
Chronologie

1916

1er août. Naissance d’Anne Hébert, fille aînée de Maurice Lang Hébert et de Marguerite-Marie Taché, à Sainte-Catherine (depuis 1984, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier), près de Québec.
3 août Baptême de Marie Marguerite Claire Louise Anne Hébert.
Anne (1916), Jean (1920), Marie (1922) et Pierre Hébert (1926) reçoivent leur éducation à la maison, de leurs parents et d’une institutrice privée, jusqu’à l’âge de onze ans dans le cas d’Anne. Les lectures d’enfance de cette dernière sont Andersen, Perrault, Green, Dickens, Poe et la comtesse de Ségur. Plus tard, ce sera Hugo, Balzac, Baudelaire, François Mauriac, Georges Duhamel. Maurice-L. Hébert fait à ses enfants la lecture de Maria Chapdelaine et de Don Quichotte. Marguerite-Marie Taché transmet aussi à ses enfants le goût des contes, du théâtre et de la musique. Anne s’initie au piano.

1927

Les Hébert font construire leur maison de campagne au bord de la rivière Jacques-Cartier, à Sainte-Catherine. L’enfance d’Anne Hébert est alors partagée entre Québec, durant l’hiver, et Sainte-Catherine, de mai à octobre. Après avoir fait une partie de ses études primaires à la maison et à l’école, elle poursuit ses études secondaires aux collèges Notre-Dame-de-Bellevue et Mérici.
Le 14 décembre, trente-cinq fillettes périssent dans l’incendie de l’hospice Saint-Charles. Une voisine des Hébert, témoin du drame, vient raconter à la mère d’Anne Hébert l’événement dans ses moindres détails. Anne Hébert s’inspirera plus tard de ce drame pour écrire Le Premier Jardin.

1930-1931

Anne Hébert et Hector de Saint-Denys Garneau développent une complicité amicale. Avec leurs frères, sœur et amis (dont Maurice-L. Hébert, Eugène Taché, Robert Élie, Jean Le Moyne, Claude Hurtubise, Jeanne Taché), ils montent des pièces, notamment d’Eugène Labiche, de Molière et de Georges Courteline (Les Vivacités du Capitaine Tic, Le Malade imaginaire, Le Médecin malgré lui, Boubouroche), à la salle paroissiale de Sainte-Catherine, durant six étés consécutifs. Un été, Saint-Denys Garneau joue le rôle du malade imaginaire et Anne Hébert, celui d’Angélique. Vers l’âge de treize ans, Anne Hébert rédige ses premiers écrits : des saynètes et ce qu’elle appelle des « notations d’impression », que son père qualifie plutôt de poèmes. Maurice-L. Hébert se plaît d’ailleurs à les lire à ses invités.

1932-1934

Anne Hébert fait « sa première grande rencontre avec la poésie », soit avec « Le Bateau ivre » de Rimbaud, qu’elle découvre par hasard. Aussi, Saint-Denys Garneau lui prête Les Cinq grandes odes de Claudel, qui sera pour elle une deuxième rencontre poétique déterminante. Vers la même époque, son cousin lui fait connaître d’autres écrivains, tels que Baudelaire, Eluard, Reverdy, Ramuz et Supervielle.
  Vingt-quatre ans plus tard, Auguste Viatte écrira dans La Croix : « [Certains contes du Torrent] font songer aux meilleurs de Supervielle (que l’auteur, à l’époque, ne connaissait pas) ». Mais Saint-Denys Garneau aurait fait connaître Supervielle à sa cousine bien avant l’écriture de ces textes.

1934

février Paraît le premier numéro de la revue La Relève, fondée par Paul Beaulieu, Robert Charbonneau et Claude Hurtubise, et à laquelle vont bientôt collaborer Roger Duhamel, Robert Élie, Hector de Saint-Denys Garneau et Jean Le Moyne. Proches de la revue Esprit, ces jeunes gens qui ont étudié au collège Sainte-Marie aspirent à un renouveau spirituel et religieux, valorisent l’humanisme et célèbrent la présence au monde de l’individu.
automne Elle étudie le piano.

1937

mars Saint-Denys Garneau publie Regards et jeux dans l’espace (poèmes) à compte d’auteur.
24 octobre Dans son Journal, celui-ci note : « Anne, cette après-midi. Sa façon de marcher et quelques gestes ont évoqué pour moi une étrange élégance un peu rigide, un peu mécanique, avec une miette de préciosité; le tout empreint de gaucherie enfantine. Une chaleur pourtant là-dessous. Alliage vraiment étrange, surprenant et tel, j’y songe, qu’aurait probablement goûté Baudelaire. »
décembre Le premier écrit publié est un conte de Noël : « Trois petits garçons dans Bethléem ». Ce conte paraît dans Le Canada français, revue à laquelle Maurice-L. Hébert collabore régulièrement.

1938

avril  « Enfants à la fenêtre » (texte dramatique) paraît dans Le Canada français.
juillet « Figure de proue », poème qui sera repris dans Les Songes en équilibre, paraît dans Le Mauricien.
automne Anne Hébert rédige « La Robe corail » et « L’Ange de Dominique », deux nouvelles qui figureront dans Le Torrent. Elle termine la seconde à l’hiver 1944.
décembre « La Part de Suzanne » (conte de Noël) paraît dans Le Canada français.

1939

avril « Sous la pluie », poème qui sera repris dans Les Songes en équilibre, paraît dans Le Canada français.
octobre « Danse », poème qui sera repris dans Les Songes en équilibre, paraît dans Le Canada français.

1940

février « Le Miroir », poème qui sera repris dans Les Songes en équilibre, paraît dans La Revue populaire.
juillet « Devant la douleur » (poème) paraît dans Paysana.
août « La Robe corail », nouvelle reprise dans Le Torrent, paraît dans Paysana.

1941

5, 12 et 19 janvier « La Boutique de monsieur Grinsec » (texte dramatique) paraît dans L’Action catholique.
mars « Marine », « Les Deux mains » et « Jour de juin », trois poèmes qui seront repris dans Les Songes en équilibre, paraissent dans La Relève.
juin La Relève devient La Nouvelle Relève. Cette revue paraîtra jusqu’en 1948.

1942

17 janvier Anne Hébert publie son premier livre, Les Songes en équilibre (poèmes), aux Éditions de l’Arbre, à Montréal.
février « Musique », « Espace » et « Ève », trois poèmes qui figurent dans Les Songes en équilibre, paraissent dans la revue Amérique française.
avril « Jeudi-Saint », deuxième section du poème « Six petits poèmes pour la Semaine sainte » qui figure dans Les Songes en équilibre, paraît dans la revue Paysana.
été Anne Hébert rédige « La Maison de l’Esplanade », nouvelle que l’on retrouvera dans Le Torrent.
octobre « Éveil au seuil d’une fontaine », poème qui sera repris dans Le Tombeau des rois, paraît dans Amérique française.

1943

mars « L’Esclave noire » (poème) paraît dans Amérique française.
septembre La première partie de « La Maison de l’Esplanade », nouvelle reprise dans Le Torrent, paraît dans Amérique française.
24 octobre Mort de Saint-Denys Garneau à l’âge de 31 ans, à la suite d’une promenade en canot sur la rivière Jacques-Cartier.
novembre La deuxième partie de « La Maison de l’Esplanade », nouvelle qui sera reprise dans Le Torrent, paraît dans Amérique française.
automne Le Troisième Prix de la Province de Québec (section poésie) est décerné à Anne Hébert pour son recueil Les Songes en équilibre. Rina Lasnier et François Hertel sont premier et deuxième. Jean Chauvin, Joseph Belleau, l’abbé Émile Bégin, Jean Dufresne et Jean Béraud composent le jury.

1944

Anne Hébert rédige L’Arche de midi, poème dramatique qu’elle terminera en 1946.
janvier « Berceuse lente », poème qui figure dans Les Songes en équilibre, paraît dans Paysana.
février « Paradis perdu » (poème) paraît dans Amérique française.
mai « Prélude à la nuit » (poème) paraît dans La Nouvelle Relève.
4 juin « L’Infante ne danse plus », « Aube », « Les Petites villes », « Sous-bois d’hiver », « Chats », « Pré-sence », « Je voudrais un havre de grâce », « Le Château noir » et « Ballade d’un enfant qui va mourir » (poèmes) paraissent dans la revue Gants du ciel. Seul « Les Petites villes » sera repris dans Le Tombeau des rois.
automne À la maison familiale des Hébert, avenue du Parc à Québec, Roger Lemelin rencontre Anne Hébert pour s’entretenir avec elle au sujet de Saint-Denys Garneau et de son œuvre.
octobre « Plénitude » (poème) paraît dans Amérique française.
décembre « De Saint-Denys Garneau et le paysage » (texte hommage) paraît dans La Nouvelle Relève.
Une première version anglaise d’un de ses poèmes, « L’Eau », paraît sous le titre « Water » dans la revue Canadian Poetry Magazine (traduction de Leo Cox).
Elle entreprend cette année-là l’écriture de la nouvelle « Le Torrent », dont elle poursuivra la rédaction à l’hiver et au printemps 1945.

1945

janvier « L’Annonce faite à Marie » (compte rendu) paraît dans la Revue dominicaine.
mai « Résurrection de Lazare » (poème) paraît dans Revue dominicaine.
septembre En compagnie de membres de sa famille, elle fait un voyage en Gaspésie.
automne « L’Ange de Dominique », nouvelle qui sera reprise dans Le Torrent, paraît dans la revue Gants du ciel
Elle écrit L’Arche de midi (théâtre). Dans les années 1960, une copie de la dactylographie de ce texte est déposée au Centre de documentation des lettres canadiennes-françaises, à l’Université de Montréal.

1946

hiver Anne Hébert rédige « Le Printemps de Catherine », nouvelle qui figurera dans Le Torrent, un recueil composé en 1947.
juin « Offrande » (poème) paraît dans Revue dominicaine.
octobre Dans un article intitulé « Voici notre jeunesse littéraire », un bref portrait d’Anne Hébert est fait par Roger Lemelin dans La Revue populaire, numéro dans lequel Anne Hébert signe également un texte sur Robert Charbonneau. À cette époque, Anne Hébert vit à Québec, chez ses parents.

1947

janvier « Ô Beauté » (poème) paraît dans Revue dominicaine.
24 mai Anne Hébert est de passage à Atlantic City, au New Jersey.
Elle habite avec sa famille au 89, avenue du Parc. Cette adresse deviendra plus tard le 1075, avenue du Parc.

1948

décembre « Au bord du torrent », une version brève de la nouvelle qui sera reprise sous le titre « Le Torrent » dans le recueil éponyme, paraît dans le no 2 de la revue Amérique française. La seconde partie de la nouvelle ne figure pas dans cette première version.

1949

Le Torrent (nouvelles) est présenté au Cercle du livre de France. Il parvient en finale, mais est écarté sous prétexte que les recueils de nouvelles ne sont pas admissibles au concours.
janvier « La Voix de l’oiseau », poème qui sera repris dans Le Tombeau des rois, paraît dans Revue dominicaine.

1950

février Avec l’argent du Prix de la Province de Québec, remporté en 1943, Anne Hébert fait imprimer à ses frais Le Torrent (nouvelles), qui comporte les textes suivants : « Le Torrent », « L’Ange de Dominique », « La Robe corail », « Le Printemps de Catherine » et « La Maison de l’Esplanade », au Bien public, à Trois-Rivières, édition qui sera distribuée par les Éditions Beauchemin qui y prêteront leur nom. Le recueil aurait été refusé par plusieurs éditeurs. C’est du moins ce qu’a affirmé Anne Hébert à diverses reprises (notamment dans une lettre adressée à Claude Hurtubise, le 6 décembre 1973).
28 octobre L’Étourderie (texte radiophonique) est diffusé à la radio de Radio-Canada dans le cadre de l’émission Trois de Québec, réalisée par Paul Legendre.
11 novembre La Bouffonnerie (texte radiophonique) est diffusé à l’émission Trois de Québec.
18 novembre Les Prodiges (texte radiophonique) est diffusé à l’émission Trois de Québec.
2 décembre La Critique (texte radiophonique) est diffusé à l’émission Trois de Québec.
16 décembre Don Guichasse (texte radiophonique) est diffusé à l’émission Trois de Québec.
23 décembre Les Anges parmi nous (texte radiophonique) est diffusé à l’émission Trois de Québec.

1951

Le Deuxième Prix littéraire de la Province du Québec (section poésie) est décerné à Anne Hébert pour sa pièce inédite L’Arche de midi. Le frère Clément Lockquell, Robert Charbonneau, Robert Élie, Victor Barbeau et Jean-Pierre Houle composent le jury.
6 janvier Autour des rois mages (texte radiophonique) est diffusé à l’émission Trois de Québec.
20 janvier Conte de l’an 2000 (texte radiophonique) est diffusé à l’émission Trois de Québec.
27 janvier La Réussite (texte radiophonique) est diffusé à l’émission Trois de Québec.
mai « En guise de fête » et « La Fille maigre », poèmes qui seront repris dans Le Tombeau des rois, paraissent dans la revue Cité libre.
12 mai « La Critique en procès » (prose critique) paraît dans le quotidien Le Devoir.
20 octobre L’Honneur (texte radiophonique) est diffusé à la radio de Radio-Canada dans le cadre de l’émission À travers le temps, réalisée par Paul Legendre.
3 novembre L’Inquiétude (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
17 novembre La Cruauté (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
novembre-décembre « Vie de château » et « Les Pêcheurs d’eau », poèmes bientôt repris dans Le Tombeau des rois, paraissent dans la publication bimestrielle La Nouvelle revue canadienne.
décembre « Le Tombeau des rois », poème repris dans Le Tombeau des rois, paraît dans Cité libre.
1er décembre L’Imposteur (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
15 décembre Les Convictions (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps. Anne Hébert écrit Les Invités au procès (théâtre).

1952

12 janvier La Grandeur (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
26 janvier Le Bonheur (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
9 février Les Sentiments (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
23 février La Foi (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
26 avril L’Enchantement (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
10 mai La Liberté (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
24 mai L’Héritage (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
28 juin Les Classes sociales (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
juin-juillet « Vie de château », poème qui sera repris dans Le Tombeau des rois, paraît dans Cité libre.
5 juillet La Chose publique (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
9 juillet La Solitude (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
20 juillet Les Invités au procès (pièce radiophonique) est présenté à la radio de Radio-Canada dans le cadre de la série Le Théâtre du Grand Prix et déposé au Centre de documentation des lettres canadiennes-françaises, à l’Université de Montréal.
27 juillet Mort de Marie, la sœur d’Anne Hébert, à l’âge de 30 ans, à Sainte-Catherine.
2 août La Terre (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
30 août Le Talent (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
13 septembre L’Art de plaire (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
27 septembre Le Jeu (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.
octobre « Le Tombeau des rois » et « L’Envers du monde », qui seront repris dans Le Tombeau des rois, paraissent dans le mensuel parisien Esprit.
16 octobre La Civilisation (texte radiophonique) est diffusé à l’émission À travers le temps.

1953

janvier Anne Hébert travaille à l’ONF comme pigiste, puis comme scénariste et scripte, à Ottawa, et, quelques années plus tard, à Montréal. Elle est la première femme francophone à être embauchée par l’ONF comme scénariste. Avant cet emploi, elle a fait des travaux de dactylo pour Grolier, à Ottawa.
Anne Hébert rédige « Naissance du pain » (poème).
mars Frank R. Scott recommande une première fois Anne Hébert pour une bourse en études libres à la Société royale du Canada.
31 mars À compte d’auteure, Anne Hébert publie Le Tombeau des rois (poèmes), préfacé par le poète français Pierre Emmanuel. Achevé d’imprimé aux ateliers du Soleil, à Québec, le 31 mars, le recueil est distribué par l’Institut littéraire du Québec, qui avait refusé de le publier, comme d’autres éditeurs avant lui. Ce recueil est paru grâce à l’initiative de Roger Lemelin qui a fait la mise de fonds pour le coût de l’impression et qui a demandé à Paul Michaud, de l’Institut littéraire du Québec, de distribuer le recueil dans les librairies. Anne Hébert remboursera Lemelin dès le mois de juillet de la même année.
vendredi saint (3 avril) Chez Jeanne Lapointe, rue Sainte-Ursule à Québec, Anne Hébert, Jeanne Lapointe, Suzanne Rivard, Madeleine Lemieux, Gabrielle Roy, Roger Lemelin et son épouse Valéda Lavigueur sont réunis, tard dans la soirée, pour le dévoilement du premier exemplaire du Tombeau des rois. Selon Roger Lemelin, à ce moment-là, le tirage de 1500 exemplaires est déjà écoulé : 300 exemplaires auraient été achetés par le ministre Antoine Rivard pour le secrétariat de la Province de Québec; 1000, par Paul Michaud, pour être distribués par l’Institut littéraire du Québec; et 200 par Guy Roberge, l’avocat de Lemelin, pour la revente à ses amis (Témoignage de Roger Lemelin paru dans Le Devoir le 10 octobre 1970).
5 mai Albert Béguin fait un commentaire sur la poésie d’Anne Hébert à la radio de Radio-Canada, dans le cadre de l’émission La Revue des arts et des lettres. Le texte issu de ce commentaire paraîtra dans Le Devoir le 3 octobre. Le directeur de la revue Esprit évoque les circonstances de la publication de quelques poèmes d’Anne Hébert dans son mensuel : tombé sur trois poèmes signés par l’auteure, il ignorait alors la nationalité de cette dernière et que les poèmes lui avaient sans doute été apportés par Pierre Emmanuel. Au cours d’un entretien accordé à un représentant de l’agence France-Presse et qui paraît en 1953 dans le quotidien d’Ottawa Le Droit, Albert Béguin fait l’éloge des poètes canadiens suivants : Saint-Denys Garneau, Alain Grandbois et Anne Hébert.
3 juillet Lors d’une causerie sur la poésie canadienne-française tenue à l’Université Laval, le poète et écrivain français Pierre Emmanuel estime qu’Alain Grandbois, Saint-Denys Garneau et Anne Hébert sont les meilleurs poètes canadiens contemporains.
août La traduction anglaise de « La Maison de l’Esplanade », nouvelle incluse dans Le Torrent, est lue à Toronto, dans le cadre de l’émission Wednesday Night, traduction également publiée dans le périodique ontarien Queen’s Quarterly.
automne Les commentaires des films Le Cocher (21 octobre), L’Éclusier (10 novembre) et Le Photographe (9 décembre) sont enregistrés à l’Office national du film (ONF). 
Anne Hébert habite au Foyer Saint-Michel, 37, rue Beechwood, à Ottawa.

1954

printemps-été Les commentaires des films Pêcheurs de Terre-Neuve (9 mars), Les Indes parmi nous (9 avril), La Femme de ménage (18 mai) et Drôle de micmac (18 juin) sont enregistrés par l’ONF.
24 mars Lors d’une causerie tenue à la Maison canadienne de la cité universitaire de Paris, le professeur et critique français Auguste Viatte fait part de sa haute estime pour la poésie d’Hector de Saint-Denys Garneau, d’Alain Grandbois et d’Anne Hébert.
avril Elle demande encore une fois à Frank R. Scott une lettre d’appui pour la bourse de la Société royale du Canada.
22 avril Lors d’une causerie tenue à Québec devant les membres du Cercle des femmes canadiennes, le critique français André Rousseaux fait l’éloge du Tombeau des rois, éloge qu’il réitérera dans un article consacré à Saint-Denys Garneau et Anne Hébert, paru le 8 mai dans l’hebdo-madaire parisien Le Figaro littéraire. Rousseaux affirme qu’Anne Hébert se classe parmi les plus grands poètes contemporains de langue française, déclaration que feront à leur tour plusieurs critiques.
21 mai Anne Hébert reçoit une bourse auprès de la Société royale du Canada pour poursuivre des études libres à Paris.
29 septembre Grâce à l’obtention de sa bourse, elle part par bateau pour son premier séjour à Paris, qui devait durer une année mais qui se prolongera jusqu’en juin 1957. 
La traversée de l’Atlantique dure huit jours. Après son arrivée, elle loge à l’hôtel, Quai Voltaire, au bord de la Seine, où Baudelaire a déjà habité. Le lendemain matin, un noyé est repêché des eaux. Anne Hébert se souviendra de cette scène dans L’Enfant chargé de songes, roman à l’intérieur duquel Julien, à peine arrivé à Paris, assiste à semblable noyade dans la Seine, devant son hôtel. 
Durant ce premier séjour à Paris, elle habitera aussi un temps avenue du Président-Wilson, à la Maison des étudiants canadiens et à l’Hôtel de Lutèce, rue Jules-Chaplain.
Albert Béguin présente Anne Hébert à Jean Cayrol et à Paul Flamand, des Éditions du Seuil. Paul Flamand demande à Anne Hébert de lui apporter son prochain manuscrit.
octobre À Menton, elle écrit en partie Les Chambres de bois
Le commentaire du film Le Médecin du nord est enregistré à l’ONF.
novembre « Naissance du pain », poème commandé par une association de boulangers et destiné à La Revue des boulangers et des meuniers du Canada, pour un projet de campagne publicitaire qui semble avoir été abandonné, paraît dans le mensuel parisien Esprit, et sera repris dans Mystère de la parole.
10 décembre « Sainte Vierge Marie », poème paru dans Les Songes en équilibre, est repris dans Le Temps.

1955

janvier-août Elle habite l’Hôtel de Lutèce, 5, rue Jules-Chaplain.
février Le commentaire du film Midinette, par Anne Hébert, est enregistré à l’ONF.
20-21 mars Un bref entretien d’Anne Hébert avec Auguste Viatte, qui a lieu à Paris, paraît dans le périodique La Croix. Elle confie alors qu’elle travaille à l’écriture d’une pièce de théâtre poétique, et qu’elle projette de visiter l’Italie et la campagne française, dans l’espoir d’y trouver un endroit tranquille au bord de la mer, ce qu’elle fera un mois plus tard.
À l’Hôtel Aiglon, 7 avenue de la Madone, à Menton, elle fait la rencontre de l’écrivaine Mavis Gallant. C’est le début d’une longue amitié. Dès lors, presque chaque année, elle séjournera en mai ou en juin à l’Hôtel Aiglon.

1956

13 mars L’artiste Edmund Alleyn dédicace à Anne Hébert une eau-forte qui représente une femme assise. Il y inscrit : « Pour Le Tombeau des rois ».
juin Elle est à Menton.

1957

Pauline Julien, qui vit à Paris depuis quelques années, chante les poèmes d’Anne Hébert dans les cabarets.
avril-juin  Elle est à Carnac.
mai Elle obtient une bourse de la Fondation du Canada, d’une valeur de 2700 $.
13 juin  Le prix France-Canada lui est attribué pour son roman Les Chambres de bois – prix accordé sur manuscrit. Ce prix lui sera remis le 6 novembre 1959, à Paris. Maurice Genevoix, Robert Kemp, Jean Cayrol, Pierre Emmanuel, René Lalou, Claude Mauriac et Auguste Viatte composent le jury.
25 juin Elle rentre au Québec par bateau.
juillet-août « Alchimie du jour », poème qui sera repris dans Mystère de la parole, paraît dans Esprit.
25 juillet Elle signe son premier contrat avec le Seuil pour la publication des Chambres de bois.
automne Lors d’une conférence sur les poètes canadiens tenue au Louvre, Albert de Teneuille, l’ancien président de la Société des poètes français, fait l’éloge de la poésie d’Anne Hébert.
septembre Elle habite à Montréal, au 4105, chemin de la Côte-des-Neiges, app. 15, durant deux années.
décembre Elle est présente au lancement de L’Étoile pourpre (poèmes) d’Alain Grandbois, qui a lieu à l’École des beaux-arts de Montréal.

1958

janvier « Suzanne Rivest, gymnaste et danseuse » paraît dans La Revue moderne.
mars Anne Hébert travaille au scénario du film Saint-Denys Garneau et le paysage et au commentaire du film Le Déficient mental.
mai « Survienne la rose des vents », « Je suis la terre et l’eau », « Neige » et « Saison aveugle », poèmes qui seront repris dans Mystère de la parole, paraissent dans le dossier « Poésie canadienne-française » qu’offre alors le mensuel parisien Mercure de France.
juillet La Mercière assassinée (théâtre télévisé) est diffusé en quatre épisodes à la télévision de Radio-Canada.
20 juillet Un entretien d’Anne Hébert avec Jean-Paul Robillard, qui a eu lieu à Montréal, paraît dans le périodique Le Petit Journal.
septembre Anne Hébert publie Les Chambres de bois (roman) au Seuil, à Paris, préfacé par Samuel S. de Sacy.
Elle participe au Congrès des poètes, à Morin Heights.
novembre Le prix Duvernay, attribué par la Société Saint-Jean-Baptiste, est décerné à Anne Hébert pour l’ensemble de son œuvre.
29 novembre Un entretien d’Anne Hébert avec Michelle Lasnier, qui a eu lieu à Montréal, paraît dans le quotidien La Presse.
décembre La Mercière assassinée (théâtre) paraît dans les Écrits du Canada français.
11 décembre Dans le cadre d’un dîner-causerie à l’hôtel Queen’s de Montréal, Anne Hébert reçoit le prix Duvernay, assorti d’une bourse de 500 $, des mains du président-fondateur du prix, Roger Duhamel. Elle fait une lecture publique de son texte « Poésie, solitude rompue », repris dans Mystère de la parole.

1959

Une deuxième version de La Mercière assassinée est diffusée à la télévision de Radio-Canada.
1er janvier « Poésie, solitude rompue » paraît dans Le Jounal musical canadien.
1er avril Le prix Athanase-David 1958, assorti d’une bourse de 600 $, est décerné à Anne Hébert pour son roman Les Chambres de bois, ex æquo avec Yves Thériault. Roger Duhamel, Pierre-Paul Turgeon, Clément Marchand, le frère Clément Lockquell et Mgr Félix-Antoine Savard composent le jury.
été Une exposition de livres canadiens – parmi lesquels figurent les œuvres d’Anne Hébert, de Gabrielle Roy, d’André Langevin, de Marcel Dubé, de Roger Lemelin – a lieu à Paris. Elle est organisée, entre autres, par le Comité France-Amérique et par l’Institut France-Canada.
25 juin  Le scénario du film La Canne à pêche, par Anne Hébert, est enregistré à l’ONF.
juin-juillet Les poèmes « Éveil au seuil d’une fontaine », « Il y a certainement quelqu’un » et « Petit désespoir », qui figurent dans Le Tombeau des rois, « Survienne la rose des vents », « Je suis la terre et l’eau », « Neige » et « Saison aveugle », qui seront repris dans Mystère de la parole, ainsi que « Poème », qui ne sera pas repris en recueil, paraissent dans Le Journal des poètes.
août Le scénario du film Saint-Denys Garneau et le paysage, par Anne Hébert, est enregistré à l’ONF.
22 septembre Anne Hébert signe un contrat avec le Seuil en vue de la publication de Poèmes.
23 octobre Elle s’embarque pour la France et arrive à Paris le 29 octobre.
6 novembre Le prix France-Canada 1958 lui est remis à Paris par Auguste Viatte, créateur de ce prix et président du jury.

1960

Anne Hébert séjourne de façon intermittente à Paris jusqu’en 1965.
22 mars « Poésie, solitude rompue » (essai) est repris dans le journal Le Carabin.
avril Anne Hébert publie Poèmes au Seuil, à Paris, qui reprend Le Tombeau des rois et inclut « Poésie, solitude rompue » et Mystère de la parole.
11 avril Décès du poète et critique littéraire Maurice-L. Hébert, le père d’Anne, à l’âge de 72 ans, à Québec.
6 juin Anne Hébert est élue, comme l’avait été son père, membre de la Société royale du Canada.
26 juin Un entretien d’Anne Hébert avec Émilia B. Allaire paraît dans le périodique L’Action catholique.
septembre « Je suis la terre et l’eau » (poème) paraît dans Combat.
« La Traduction, dialogue entre le traducteur et l’auteur », texte d’Anne Hébert et Frank Scott, paraît dans la revue annuelle Écrits du Canada français.
octobre « Shannon » (nouvelle) paraît dans le magazine mensuel Châtelaine.
22 octobre « Quand il est question de nommer la vie tout court, nous ne pouvons que balbutier » (prose critique) paraît dans le quotidien Le Devoir.
8 novembre Le commentaire du film L’Étudiant, par Anne Hébert, est enregistré à l’ONF.
7 décembre Le commentaire du film Le Déficient mental, par Anne Hébert, est enregistré à l’ONF.

1961

« Et le jour fut », poème repris dans Le jour n’a d’égal que la nuit, paraît dans Poetry 62, anthologie préparée par Eli Mendel et Jean-Guy Pilon publiée chez Ryerson Press, à Toronto.
février « Saint-Denys Garneau vu par Anne Hébert » (commentaire de film) paraît dans le périodique Le Journal musical canadien.
24 février Le Prix du Gouverneur général 1960, section poésie, attribué par le Conseil des arts du Canada et assorti d’une bourse de 1000 $, est décerné à Anne Hébert pour son recueil Poèmes. Guy Sylvestre, Roger Duhamel, Jean-Charles Bonenfant et le frère Clément Lockquell composent le jury.
27 février Une entrevue d’Anne Hébert avec Jeanne Lapointe et Robert Élie est diffusée à la télévision de Radio-Canada, dans le cadre de l’émission La Revue des arts et lettres, réalisée par Jo Martin.
20 avril Le Devoir publie la liste des 31 titres désignés par le Grand Jury des Lettres 1961 comme les meilleures œuvres parues au Canada français entre 1946 et 1960.Le Torrent et Le Tombeau des rois, d’Anne Hébert, figurent au premier rang de leur catégorie respective, «Contes et nouvelles» et «Poésie». Louis-Philippe Audet, Victor Barbeau, Jean-Charles Bonenfant, Eugène Bussière, W.-E. Collin, Vianney Decarie, Raymond Douville, Jean-Louis Gagnon, Jean Hamelin, Pierre Juneau, Georges Klinck, le R. P. Antonin Lamarche, Jean Launay, Arsène Lauzière, Rita Leclerc, le R.P. Émile Legault, Gertrude Le Moyne, Jean Le Moyne, Clément Lockquell, Léon Lortie, Gilles Marcotte, Lisette Morin, Louis-Marcel Raymond, Julia Richer, Jean-Paul Robillard, Guy Rocher, Roger Rolland, Guy Sylvestre et Maurice Tremblay composent le jury final, présidé par Jeanne Lapointe. Le choix du Grand jury des lettres est annoncé au restaurant Hélène-de-Champlain, dans le cadre d’une réception réunissant environ 500 personnes du monde littéraire, dont Anne Hébert.
4-7 mai Elle est à Toronto pour un congrès d’écrivains et d’artistes canadiens.
juillet Un entretien d’Anne Hébert avec Émilia B. Allaire paraît dans le périodique La Revue populaire.
30 novembre Elle habite le 70 bis, rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement de Paris.
23 décembre « Noël », poème qui figurera dans Le jour n’a d’égal que la nuit, paraît dans le supplément du quotidien La Presse.

1962

St-Denys Garneau & Anne Hébert (poèmes), traduction anglaise par Frank R. Scott, préfacée par Gilles Marcotte, paraît chez Klanak Press, à Vancouver.
La Poétique du songe, de Guy Robert, essai thématique sur la poésie d’Anne Hébert, paraît aux Cahiers de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal, à Montréal.
été « The Art of Translation », texte d’Anne Hébert et de Frank R. Scott, paraît dans la revue trimestrielle ontarienne Tamarack Review.
automne Anne Hébert rédige « La Mort de Stella », nouvelle incluse dans Le Torrent, deuxième édition.

1963

Le Temps sauvage (théâtre) paraît dans Écrits du Canada français.
avril « Un grand mariage », nouvelle qui figure dans la deuxième édition du Torrent, et un entretien d’Anne Hébert avec Michelle Lasnier, qui a eu lieu à Montréal, paraissent dans Châtelaine.
3 juin Anne Hébert prend possession de son titre de membre de la Société royale du Canada lors d’une assemblée régulière de la Société, à l’Université Laval. Elle est dispensée de l’allocution de circonstance.
15 juillet Anne Hébert reçoit une bourse d’écriture de 4000 $ de la Fondation Guggenheim.
septembre Elle séjourne à Menton.
décembre Une deuxième édition du Torrent, augmentée de « Un grand mariage » et de « La Mort de Stella », paraît aux Éditions HMH, à Montréal, dans la collection « L’Arbre », vol. 1.
21 décembre Un entretien d’Anne Hébert avec Pierre Saint-Germain paraît dans La Presse.

1964

« Amour », « Pluie », « Noël », « Fin du monde », poèmes repris dans Le jour n’a d’égal que la nuit, et son essai « Poésie, solitude rompue » paraissent dans Littérature du Québec, anthologie par Guy Robert publiée aux Éditions Déom, à Montréal.
avril René Garneau, conseiller culturel à l’ambassade du Canada à Paris, présente une communication sur la poésie canadienne-française devant les membres de l’Académie de Stanislas de Nancy. Sa communication porte sur Saint-Denys Garneau, Alain Grandbois, Anne Hébert et Jean-Guy Pilon.
juillet Elle est à Menton.
5 septembre Une entrevue d’Anne Hébert avec Jo Martin, qui a eu lieu à Paris, est diffusée à la télévision de Radio-Canada, dans le cadre de l’émission À livre ouvert.

1965

Anne Hébert (étude), par Pierre Pagé, paraît chez Fides, à Montréal, dans la collection « Écrivains canadiens d’aujourd’hui ».
Un entretien d’Anne Hébert avec Émilia B. Allaire, qui a eu lieu à Paris à la fin de l’année 1963, paraît dans l’ouvrage Têtes de femmes, publié aux Éditions de l’Équinoxe.
janvier Elle participe au lancement à Paris de l’édition européenne du Torrent, qui vient de paraître au Seuil.
février Un entretien avec Gérald Godin, qui a eu lieu à Montréal, est publié dans le mensuel Le Magazine Maclean.
3-9 mars Un entretien d’Anne Hébert, Jacques Godbout et Robert Élie avec Christian Dedet, qui a eu lieu à Paris, paraît dans le périodique Arts.
mai « Albee, Godard, Varda » (chronique) paraît dans le mensuel Le Magazine Maclean.
juin « La Guerre civile » et « De l’amour » (chroniques) paraissent dans Le Magazine Maclean.
juillet « Anne Hébert à Paris : cinéma, livre, jardin » (chronique) paraît dans Le Magazine Maclean.
8 juillet Mort de Marguerite-Marie Taché-Hébert, mère d’Anne Hébert, à Québec. Désormais, Anne Hébert vivra surtout en France, mais elle reviendra régulièrement au Québec.
août « Le Royaume de madame Métrot » (chronique) paraît dansLe Magazine Maclean.
« La Robe de [sic] corail » (nouvelle) paraît dans Modes et travaux.
Anne Hébert séjourne à Old Orchard.
septembre « Une villa au cœur de Paris » (chronique) paraît dans Le Magazine Maclean.
2 septembre Octroi d’une bourse de 3000 $ du Ministère des Affaires culturelles du Québec.
octobre « Deux dames en noir » (chronique) paraît dans Le Magazine Maclean.
novembre « Voix sèche de la Provence en appel » (chronique) paraît dans Le Magazine Maclean.
18 novembre Ernest Pallascio-Morin prononce une conférence sur Anne Hébert et son œuvre devant le Cercle des amitiés culturelles de la Côte de Beaupré, à Beauport. L’acte de conférence : « Ouvrir Le Tombeau des rois », sera publié en deux parties dans la revue Jeunesses littéraires du Canada français, en décembre 1965 et en février 1966.
décembre « Sagan, Moreau… et Ingmar Bergman » (chronique) paraît dans Le Magazine Maclean.

1966

Elle entreprend l’écriture d’un nouveau roman, auquel elle consacrera quatre années de travail : Kamouraska.
janvier « Albertine Sarrazin, écrivain-vedette » (chronique) paraît dans Le Magazine Maclean.
février « Plaidoyer », prose critique déjà publiée en 1960 sous le titre « Quand il est question de nommer la vie tout court, nous ne pouvons que balbutier », paraît dans Jeunesses littéraires du Canada français.
septembre « Un dimanche à la campagne » (nouvelle) paraît dans Châtelaine.
24 septembre Un entretien d’Anne Hébert avec Luc Perreault, qui a eu lieu au Québec, paraît dans La Presse. Anne Hébert dit lire alors Dostoïevski.
octobre Jean Royer rencontre Anne Hébert pour une entrevue.
8 octobre La première du Temps sauvage (théâtre) est présentée par le Théâtre du Nouveau Monde au Palais Montcalm, à Québec. Anne Hébert prête main-forte au metteur en scène, Albert Millaire, et assiste à la première de la pièce.
15 octobre  Un entretien, qui a eu lieu au Québec, paraît dans la revue Sept-Jours.
3 novembre Le Temps sauvage (théâtre) est présenté à Sherbrooke, dans le cadre de la tournée du TNM.
15 novembre Elle réside au 68, boul. Saint-Germain, à Paris.

1967

The Tomb of the Kings, édition bilingue du Tombeau des rois traduite par Peter Miller, paraît chez Contact Press, à Toronto.
13 février « Le Québec, cette aventure démesurée », prose d’Anne Hébert, paraît dans Un siècle 1867-1967, l’épopée canadienne, cahier spécial du quotidien La Presse, de même que son poème « Terre originelle », qui sera repris dans Le jour n’a d’égal que la nuit. La traduction anglaise de ce texte figure dans le cahier spécial « Century, 1867-1967 : The Canadian Saga » des quotidiens The Ottawa Citizen et The Edmonton Journal, sous le titre « Québec : The Proud Province ». Le texte, dans sa version française, est repris en mai 1979 dans Sélection du Reader’s Digest.
17 février Anne Hébert signe un contrat avec les Éditions HMH en vue de la publication du Temps sauvage suivi de La Mercière assassinée et Les Invités au procès (théâtre) dans la collection « L’Arbre », vol. G-2. Le livre paraît au mois d’avril.
23 février Dans le cadre des Conférences J.-A. De Sève, Albert Le Grand, professeur au département d’études françaises de l’Université de Montréal et directeur du comité de la littérature canadienne-française, prononce à Montréal la conférence : « Anne Hébert : de l’exil au royaume ». Le texte issu de cette communication paraîtra cette année-là aux Presses de l’Université de Montréal.
11 mai Des entretiens d’Anne Hébert, d’Yves Préfontaine et de Jean-Guy Pilon avec Édith Mora et Alain Bosquet, qui ont eu lieu à Paris, paraissent dans l’hebdomadaire parisien Les Nouvelles littéraires.
juin « Les Offensés », poème qui sera repris dans Le jour n’a d’égal que la nuit, paraît dans la revue Poetry Australia.
2 juin L’Université de Toronto lui remet un doctorat honorifique.
juillet « Fin du monde » et « Couronne de félicité », poèmes qui seront repris dans Le jour n’a d’égal que la nuit, paraissent dans le mensuel bruxellois Le Journal des poètes.
16 octobre Le prix Molson, attribué par le Conseil des arts du Canada et assorti d’une bourse de 15 000 $, est décerné à Anne Hébert, par le président du Conseil des Arts, M. Jean Martineau, à l’Hôtel Bayshore de Vancouver.

1968

Le prix Desbordes-Valmore de la Société des poètes français est décerné à Anne Hébert.
février Anne Hébert participe au troisième Collège Poétique de Menton.
mars Le délégué général du Québec à Paris donne une réception en l’honneur de deux poètes : Anne Hébert, lauréate du prix Desbordes-Valmore, et Yves Préfontaine, dont le recueil Pays sans parole vient de paraître aux Éditions de l’Hexagone.
28 juin  Anne Hébert est nommée Compagnon de l’Ordre du Canada. La cérémonie d’investiture aura lieu, à Rideau Hall (Ottawa), le 8 avril 1969.
15 octobre Le Service international de Radio-Canada enregistre à Montréal sur 33 tours vinyle, dans la collection « Espace romanesque », la 15e de 18 causeries d’Albert Legrand sur le roman canadien-français, segment qui porte sur l’œuvre d’Anne Hébert, et plus particulièrement sur Le Torrent et Les Chambres de bois.

1969

décembre Anne Hébert (étude) de René Lacôte paraît dans la collection « Poètes d’aujourd’hui » chez Seghers, à Paris. On y retrouve, entre autres, les poèmes inédits suivants : « Des flammes très hautes et belles », qui ne sera jamais repris en recueil, de même que « Villes en marche », qui figurera dans Le jour n’a d’égal que la nuit.
Un entretien avec Jean Montalbetti, mené à Paris, paraît dans le mensuel parisien Le Magazine littéraire.

1970

10 février Anne Hébert signe un contrat avec le Seuil pour la publication du roman Kamouraska. Le livre paraîtra en septembre.
21 février Elle est à Menton.
septembre Des extraits du roman paraissent dans Châtelaine et sont diffusés dans le cadre de l’émission radiophonique France Culture : cahiers littéraires, le 18 novembre.
En collaboration avec Frank R. Scott, Anne Hébert publie Dialogue sur la traduction à propos du « Tombeau des rois » aux Éditions HMH dans la collection « Sur parole ». L’ouvrage inclut une présentation de Jeanne Lapointe et une préface de Northrop Frye. Anne Hébert n’est pas présente au lancement, à Montréal, le 22 septembre.
octobre Un entretien avec Gonzague Saint-Bris paraît dans le mensuel parisien Le Magazine littéraire.
17 octobre Un entretien avec Paquerette Villeneuve paraît dans Le Devoir.
décembre « Les Petites villes » (nouvelle) paraît dans la revue Galerie.
12 décembre Un entretien d’Anne Hébert avec Jean-Paul Kauffmann, qui a eu lieu à Paris, paraît dans La Presse. Elle affirme alors que ses écrivains préférés sont Marie-Claire Blais, Réjean Ducharme, Roland Giguère et Jean-Guy Pilon, pour le Québec, ainsi que Claude Simon, Jean Cayrol, Marcel Proust, Arthur Rimbaud et Franz Kafka à l’étranger.

1971

Une entrevue d’Anne Hébert est diffusée à l’émission radiophonique Format 30.
Un entretien avec Andréanne Lafond, mené à Paris, paraît dans la revue Forces.
Suuri rakkaus, traduction finnoise de Kamouraska par Matti Brotherus, paraît chez Gummerus, à Jyväskylä (Finlande), dans la collection « Arena-sarja » [réédité en 1979 chez Hki : Uusi kirjakerho].
10 janvier « Le Silence » (nouvelle) paraît dans l’hebdo-madaire parisien Le Figaro littéraire.
février À l’Université de Toronto, Anne Hébert participe à un dialogue-rencontre organisé par la Chasse-Galerie, organisme dont la mission est de faire rayonner la culture québécoise et francophone dans la capitale ontarienne.
mars Un entretien avec Betty Duhamel, mené à Paris, paraît dans le périodique Sélection des Libraires. Parmi ses écrivains préférés, elle ajoute Dostoïevski, Claude Mauriac et Nathalie Sarraute. 
1er mars Le Prix des Libraires de France lui est remis lors d’une réception au Cercle de la Librairie, boulevard Saint-Germain, à Paris.
10 mars La Presse présente un horoscope spécial sur Anne Hébert, née sous le signe du Lion.
27 mars Le Grand Prix de littérature française hors de France (période 1969-1970), de l’Académie royale de Belgique, lequel est assorti d’une bourse de 100 000 francs belges (un peu plus de 2000 $), est remis à Anne Hébert pour l’ensemble de son œuvre. Ce prix lui avait été attribué le 13 février 1971 par un jury composé de Maurice Genevoix, Marcel Raymond, Carlo Bronne, Robert Goffin et Marcel Thiry.
26 avril « Anne Hébert : Kamouraska » (extrait du roman) paraît dans la revue Elle.
30 avril Anne Hébert réside au 68, boul. Saint-Germain et se prépare à emménager au 24, rue de Pontoise, dans le 5e arrondissement de Paris. Elle y restera jusqu’en avril 1997.
7 mai Anne Hébert est proclamée « Femme de l’année » par un jury du Salon de la femme de Montréal présidé par Jacqueline Vézina. Elle reçoit pour l’occasion un parchemin honorifique.
juin Anne Hébert participe au troisième Festival international du livre de Nice, à titre de membre du jury international du Grand aigle d’or.
12 juin Un entretien avec Gisèle Tremblay, mené à Montréal, paraît dans le quotidien Le Devoir.
20 juin Un entretien avec Marie Laurier, mené à Montréal, paraît dans le supplément Elle et l’Autre du journal Montréal-Matin.
27 juillet Un contrat entre les Éditions du Seuil et les productions Carle-Lamy, pour le film Kamouraska réalisé d’après le scénario et les dialogues de Claude Jutra et d’Anne Hébert, est signé. Le film sortira en salle en 1972.
décembre Le peintre Jean Paul Lemieux offre sa toile « Kamouraska » à Anne Hébert. Une dédicace de l’artiste figure au dos du tableau. Tous deux se sont connus dans les années 1950. Cette toile sera exposée au Musée d’art moderne de Paris, au Musée du Québec lors de la rétrospective Jean Paul Lemieux, à Moscou, à Leningrad et à Prague, puis au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Elle appartient désormais à un collectionneur privé.

1972

Une traduction allemande de Kamouraska, par Aus dem Französischen von Gertrud Strub, paraît chez C. J. Bucher, à Lucerne (Suisse).
A máscara da inocência, traduction portugaise de Kamouraska, par Leônidas Gontijo de Carvalho, paraît chez Editoria Civilizaçao Brasileira, à Rio de Janeiro (Brésil).
Kamuraska, traduction catalane par J. M. Martinez Monasterio, paraît chez Plaza & Janés, S.A., à Barcelone, dans la collection « En esta misma ».
Dietro il gelo dei vetri, traduction italienne de Kamouraska par Dianella Selvatico Estense, paraît chez Arnoldo Mondadori, à Milan, dans la collection « Scrittori italiani e stranieri ».
10 mars Anne Hébert préside le jury du Grand Prix littéraire de Montréal, décerné à Victor-Lévy Beaulieu pour son roman Les Grands-pères.
juillet Elle séjourne à Menton jusqu’au 15 juillet.
28 octobre « Les Étés de Kamouraska… et les hivers de Québec » (prose) paraît dans le supplément littéraire du Devoir.
décembre « En cas de malheur », « Éclair » et « La Cigale » (poèmes) paraissent dans Châtelaine.

1973

Kamouraska, traduction anglaise par Norman Shapiro, paraît à la Musson Book Co., à Don Mills (Ontario).
The Torrent, traduction anglaise des nouvelles « Le Torrent », « La Robe corail », « Le Printemps de Catherine », « La Maison de l’Esplanade », « Un grand mariage » et « La Mort de Stella » par Gwendolyn Moore, paraît à la Harvest House, à Montréal, dans la collection « The French Writers of Canada Series ».
« Anne Hébert » (prose) paraît dans le livre Miroirs : autoportraits.
3-16 avril Elle est à Montréal.
7 avril Un entretien avec Jean-Pierre Tadros paraît dans Le Devoir.
automne Kamouraska, traduction anglaise par Norman Shapiro, est repris chez Crown Publishers, à New York.
29 décembre Après avoir envisagé l’achat du manoir Juchereau-Duchesnay, elle achète plutôt avec son frère Pierre un lot qui s’ajoute au terrain de la maison de Sainte-Catherine.

1974

Kamouraska, traduction anglaise par Norman Shapiro, est repris chez PaperJacks, à Don Mills (Ontario).
11-15 juin Elle est à Menton.
octobre The Silent Rooms, traduction anglaise des Chambres de bois par Kathy Mezei, paraît à la Musson Book Co., à Don Mills (Ontario).

1975

Le Prix du Gouverneur général 1975, assorti d’une bourse de 5000 $ et d’une reliure d’art de Pierre Ouvrard, lui est décerné pour Les Enfants du Sabbat. Le prix lui est remis en avril 1976.
Poems by Anne Hébert, traduction anglaise de Poèmes par Alan Brown, paraît à la Musson Book Company, à Don Mills (Ontario). 
The Silent rooms, traduction anglaise des Chambres de bois par Kathy Mezei, est repris aux Éditions PaperJacks, à Don Mills (Ontario). 
Une deuxième édition légèrement modifiée de The Torrent, traduction anglaise par Gwendolyn Moore, paraît à la Harvest House, à Montréal.
20 mars Une entrevue avec Naïm Kattan est diffusée à la radio de Radio-Canada, dans le cadre de l’émission Du Monde entier au cœur du monde.
juin-juillet Elle est aux Éboulements, au Québec.
octobre Elle est au Québec pour le lancement des Enfants du Sabbat.
9 octobre Un contrat entre Anne Hébert et le Seuil est établi pour la publication de son roman Les Enfants du Sabbat, qui sera en lice pour le prix Goncourt.
25 octobre Un entretien avec Jean Basile, mené à Montréal, paraît dans Le Devoir.
30 octobre Dans le cadre du Festival international de la poésie de Toronto, Anne Hébert lit deux poèmes : « Je suis la terre et l’eau » et « Neige », et un extrait des Enfants du Sabbat.
31 octobre Un entretien avec Pierre Vallières, mené à Montréal, paraît dans le quotidien Le Jour.
1er novembre Un entretien avec Paule-France Dufaux, mené à Montréal, paraît dans Le Soleil et un autre avec Réginald Martel, également à Montréal, paraît dans La Presse.

1976

Kamouraska est repris dans une édition hors commerce réservée aux membres de la Guilde du livre, à Lausanne. 
Le Torrent est mis en paroles sur cassettes audio, en français et en anglais, par le Canadian National Institute for the Blind, à Toronto. Le texte est lu par Daniel Simard et Elise Goldsmith. Dans les années 1970, à Longueuil, l’Institut Nazareth et Louis-Braille produit deux versions en braille du Torrent : l’une transcrit le recueil paru en 1963 chez HMH et l’autre, l’édition du Seuil. Toujours dans les années 1970, à Toronto, le Canadian National Institute for the Blind produit une version en braille du Torrent, transcription de la traduction de Gwendolyn Moore parue à la Harvest House.
28 janvier Les chapitres 4 à 6 de Kamouraska paraissent dans la revue Fémina.
29 janvier « Mon cœur sauvage, je le dis en français » (prose critique) paraît dans l’hebdomadaire parisien Les Nouvelles littéraires.
12 mai Le prix Prince-Pierre-de-Monaco, assorti d’une bourse de 20 000 francs français (près de 4200 $), est décerné à Anne Hébert pour l’ensemble de son œuvre.
14 mai  Le Prix de l’Académie française, assorti d’une bourse de 2000 francs français (un peu plus de 400 $), est décerné à Anne Hébert pour Les Enfants du Sabbat.
20 mai  Kao no ue no kiri no aji, traduction japonaise de Kamouraska par Yukiko Asabuki, paraît aux Éditions Kôdansha, à Tokyo (Japon).
juin Elle est à Menton.
14 juillet Par les voix d’Huguette Oligny et de Claude Préfontaine, Anne Hébert livre ses souvenirs d’enfance à l’émission « Une écrivaine et son pays », au réseau FM de Radio-Canada.
25 septembre Anne Hébert est de passage à Canberra, en Australie, pour participer à des colloques, à des réceptions et à des entrevues.
8 octobre L’Université de Guelph lui remet un doctorat honorifique.
9-10 octobre Après un séjour en Australie, elle arrive à Montréal. Elle se rendra à Québec à la fin du mois.
15 octobre Un entretien avec Maroussia Ahmed paraît dans la revue torontoise The Varsity.

1977

Children of the Black Sabbath, traduction anglaise des Enfants du Sabbat par Carol Dunlop-Hébert, paraît à la Musson Book Company, à Don Mills (Ontario) et chez Crown Publishers, à New York. 
Kamuraska, traduction catalane par J. M. Martinez Monasterio, est repris aux Ediciones G. P., à Barcelone.
Kamuraska, traduction tchèque, par Eva Janovcová, paraît chez Vydal Odeon, à Prague (République tchèque).
Une édition limitée de Kamouraska, ornée d’estampes originales d’Antoine Dumas, paraît chez Art global, à Montréal.
8 février Une entrevue avec Jacques Chancel est diffusée sur Radio-France, dans le cadre de l’émission Radioscopie.
printemps Les pays de la Communauté radiophonique des Programmes de langue française rendent hommage à Anne Hébert avec une série de quatre émissions.
7 décembre L’Île de la Demoiselle (théâtre) est joué sur les ondes de France Culture.

1978

Une édition révisée de St-Denys Garneau & Anne Hébert, poèmes traduits par Frank R. Scott, paraît chez Klanak Press, à Vancouver.
4 octobre Le prix Athanase-David, assorti d’une bourse de 15 000 $, est remis à Anne Hébert pour l’ensemble de son œuvre, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.
21 octobre Un entretien avec Paule-France Dufaux paraît dans Le Soleil. On y apprend qu’Anne Hébert aurait été pressentie par le premier ministre du Québec comme lieutenant-gouverneur de la province.
décembre « Mémoire » et « Mes enfants imaginaires » (poèmes) paraissent dans la revue Québec français, de même que « Sommeil » et « Le jour n’a d’égal que la nuit », poèmes qui seront repris dans Le jour n’a d’égal que la nuit, et un entretien de l’écrivaine avec Cécile Dubé, Maurice Émond et Christian Vandendorpe. Cet entretien sera repris en 1980 dans l’ouvrage Romanciers du Québec, publié aux Éditions Québec français.

1979

L’Île de la Demoiselle (théâtre) paraît dans la revue annuelle Écrits du Canada français. Cette pièce de théâtre a été écrite pour la radio française. 
L’Université du Québec à Montréal remet un doctorat honorifique à Anne Hébert.
Une nouvelle édition des Chambres de bois paraît au Seuil.
29 novembre Une entrevue de Fernand Ouellette avec Anne Hébert est diffusée dans le cadre de l’émission Portraits de personnalités littéraires, à la radio de Radio-Canada.
1er décembre Un entretien avec Réginald Martel, qui a eu lieu à Québec, paraît dans La Presse.
décembre Un extrait inédit du roman Héloïse paraît dans la revue Études littéraires.

1980

Les Chambres de bois est réédité aux Éditions de l’Espoir, à Hull, dans la collection « Large vision ». Le livre est imprimé en gros caractères. 
Poems, traduction anglaise de Poèmes par A. Poulin Jr., paraît dans le périodique Quarterly Review of Literature : Poetry Series, vol. XXI, nos 3-4.
5 février Anne Hébert signe un contrat avec le Seuil pour la publication de son roman Héloïse. À l’origine, le texte était un scénario de film, mais l’idée d’en faire un long métrage sera abandonnée. Le roman paraîtra en mars.
28 mars Anne Hébert participe à la Nuit de la poésie, à l’Université du Québec à Montréal. Elle y fait la lecture de quatre poèmes.
5 avril  Un entretien avec Danièle Blain, qui a eu lieu le 28 mars à Montréal, paraît dans le quotidien Le Journal de Montréal.
26 avril Un entretien avec Jean Royer, qui a eu lieu au Québec, paraît dans Le Devoir. Cet entretien est repris en 1985 dans l’ouvrage Écrivains contemporains. Entretiens 3 : 1980-1983, publié à l’Hexagone.
11 juin L’Université McGill lui remet un doctorat honorifique. Elle passera l’été au Québec.
septembre Un entretien, réalisé à Montréal par Gloria Escomel en décembre et en avril, paraît dans la revue Madame au foyer. À la liste des poètes québécois qu’elle affectionne, Anne Hébert ajoute les noms de Paul Chamberland et de Paul-Marie Lapointe.

1980-1981

Un entretien avec Donald Smith, qui a eu lieu à Paris, paraît dans la revue Lettres québécoises. Dans une lettre datée du 20 septembre 1980, Anne Hébert réagit à certains passages de l’article. L’entretien est repris en 1983 dans l’ouvrage L’Écrivain devant son œuvre, publié chez Québec Amérique; des extraits de la lettre d’Anne Hébert à Donald Smith sont alors ajoutés en notes de bas de page.

1981

Bruce Mather met en musique « Les Grandes fontaines » (poème).
printemps Un entretien avec Marci McDonald, qui a eu lieu à Paris, paraît dans la revue torontoise City Woman.
1er juin Un contrat est établi entre Anne Hébert et le Seuil pour la publication des Fous de Bassan.

1982

Héloïse, traduction anglaise par Sheila Fischman, paraît chez Stoddart Publishing Co., à Don Mills (Ontario). 
Kamouraska, traduction anglaise par Norman Shapiro, et Children of the Black Sabbath, traduit par Carol Dunlop-Hébert, sont repris à la General Publishing Paperbacks, à Toronto, dans la collection « New Press Canadian classics ».
Les productions Prisma de Montréal présentent Anne Hébert : dompter les démons, une réalisation de Claude Godbout, huitième d’une série d’émissions intitulée « Profession écrivain ». 
Les Fous de Bassan est mis en paroles sur cassettes par l’Institut Nazareth et Louis-Braille, à Longueuil. Le texte est lu par René Chouteau.
4 février Mort de son chat Minou.
printemps Un entretien avec André Vanasse paraît dans la revue Voix et images.
juin Un témoignage sur la langue française paraît dans la revue Dialogues et cultures. Ce texte est issu d’une intervention de l’auteure à une table ronde, avec d’autres écrivains francophones, à Rio (Brésil), le 24 juillet 1981.
septembre Anne Hébert publie Les Fous de Bassan (roman) au Seuil. Lors du lancement, des poèmes d’Anne Hébert sont chantés. La même année, le roman est repris en format de poche dans la collection « Points » et « Points roman », nos 485 et R141, de même que Kamouraska dans la collection « Points roman », no R67.
octobre « Les Fous de Bassan un roman d’Anne Hébert : le livre du révérend Nicolas Jones octobre 1982 » (extrait) paraît dans le mensuel L’Actualité.
7 octobre Une entrevue avec Roger Vrémy est diffusée sur France Culture, dans le cadre de l’émission Les Matinées.
22 octobre Une entrevue avec Evelyne Frémy est diffusée sur Radio-France, dans le cadre de l’émission Un Livre des voix.
26 octobre Roger Bellemare enregistre Roger Bellemare chante Anne Hébert, un disque qui met en musique les poèmes « Les Mains », « Petit désespoir », « Nuit », « La Voix de l’oiseau », « Vieille image », « La Fille maigre », « En guise de fête », « Un mur à peine », « La Chambre fermée », « Retourne sur tes pas », « Nos mains au jardin », « Il y a certainement quelqu’un ». Un spectacle avait été créé la même année au Centre culturel canadien, à Paris, et à la galerie France Morin, à Montréal (20 et 21 mars).
novembre Anne Hébert se trouve parmi les cinq favoris du prix Goncourt pour son roman Les Fous de Bassan. Le lendemain de cette annonce, elle ne figure plus au palmarès du Goncourt ni à celui du Renaudot.
16 novembre Une entrevue avec Jean Montalbetti est diffusée sur France Culture, dans le cadre de l’émission Le Monde au singulier.
22 novembre Le prix Fémina 1982 est décerné à Anne Hébert pour son roman Les Fous de Bassan. Michel Dupuy, ambassadeur du Canada, et Yves Michaud, délégué général du Québec en France, rendent hommage à Anne Hébert.
8 décembre Une entrevue avec Andréanne Lafond est diffusée dans le cadre de l’émission La Vie quotidienne.
9 décembre Un entretien avec Ann Duncan, qui a eu lieu à Paris, paraît dans le quotidien torontois Globe and Mail.
11 décembre Un entretien avec Jean Royer, qui a eu lieu à Montréal, paraît dans Le Devoir. Cet entretien est repris en 1985 dans l’ouvrage Écrivains contemporains. Entretiens 3 : 1980-1983, publié à l’Hexagone.

1983

Héloïse, traduction anglaise par Sheila Fischman, est repris à la General Publishing Co., à Don Mills (Ontario), dans la collection « New Press Canadian classics », et chez Beaufort Publishing, à New York.
Une édition limitée des Fous de Bassan, qui inclut un dossier de dix-huit pages avec photos et propos d’Anne Hébert recueillis par Anne Lavaud, paraît chez Tallandier, à Paris, dans la collection « Cercle du nouveau livre ». 
Les Enfants du Sabbat est repris en format de poche au Seuil, à Paris, dans la collection « Points roman », no R117, et Kamouraska, dans la collection « Points roman », no R67.
Les Fous de Bassan est repris chez France Loisirs, à Paris. 
In the Shadow of the Wind, traduction anglaise des Fous de Bassan par Sheila Fischman, paraît chez Stoddart, à Don Mills (Ontario).
Guests on Trial, traduction anglaise par Eugene Benson et Renate Benson des Invités au procès, paraît dans le périodique Canadian Drama/L’art dramatique canadien, vol. 9, no 1.
L’Office national du film présente Une langue qui se voit (vol. 1), qui reprend entre autres le film La Canne à pêche, dont Anne Hébert a signé le scénario.
février Un entretien avec Brigitte Morissette, qui a eu lieu à Paris, paraît dans le magazine mensuel Châtelaine et un autre avec Françoise Faucher, qui a eu lieu à Montréal le 10 décembre, paraît dans le mensuel L’Actualité.
15 mars Une entrevue avec Michelle Cédric est diffusée à la télévision belge, dans le cadre de l’émission Rencontre, enregistrée lors de la 15e Foire internationale du livre de Bruxelles.
avril Anne Hébert est de passage au Québec.
23 juin Un entretien avec Maurice Guillot paraît dans le périodique Magazine de l’éducation.
10 juillet-15 août Elle est de passage au Québec, plus précisément à Québec, à Saint-Joseph-de-la-Rive et à Montréal, où elle doit rencontrer le réalisateur du film Les Fous de Bassan, Francis Mankiewicz, qui se retirera plus tard du projet.
2 août L’Université Laval lui remet un doctorat honorifique.
août-septembre Un entretien avec Matt Cohen, qui a eu lieu en février à Paris, paraît dans la revue bimestrielle torontoise Books of Canada.
17 octobre Un entretien avec Marci McDonald, qui a eu lieu à Paris, paraît dans le magazine torontois Maclean’s. Anne Hébert travaille à un premier brouillon de l’adaptation cinématographique des Fous de Bassan, que le réalisateur Francis Mankiewicz prévoit tourner l’été suivant à Gaspé.
novembre Poèmes est réimprimé au Seuil.
16 décembre-3 janvier Elle est de passage à Montréal et à Québec.

1984

In the Shadow of the Wind, traduction anglaise des Fous de Bassan par Sheila Fischman, est repris à la General Publishing Co., à Toronto, dans la collection « New Press Canadian classics », chez Beaufort Publishing, à New York, et chez J. M. Dent and Sons, à London (Ontario).
Vanvidsfuglene, traduction danoise des Fous de Bassan par Lisbeth Øostergaard, paraît chez Centrum, à Viborg (Danemark).
« The Murdered Shopkeeper : a Television Play, translated by Eugene Benson and Renate Benson » paraît dans Canadian Drama/L’Art dramatique canadien (déjà cité).
14-21 avril Elle est de passage en Angleterre et en Écosse, invitée par la Délégation du Québec à Londres et par les Universités d’Édimbourg et de Birmingham.
30 avril-6 mai Elle est de passage au Danemark, invitée par l’Université de Aarhus.
7-15 juin Elle est de passage au Québec.
15 juin-14 juillet Elle séjourne à Old Orchard.
23 juillet Elle rentre à Paris après un passage au Québec.
19 novembre Elle est nommée par Jack Lang, ministre délégué de la culture en France, Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
10-27 décembre Elle est de passage à Montréal, invitée par l’Académie canadienne-française qui lui décerne une médaille pour l’ensemble de son œuvre, le 11 décembre. À cette occasion, elle lit l’essai « Écrire pour moi… », qui sera reproduit dans la revue Écrits du Canada français au printemps 1985 ainsi que dans l’ouvrage Modernité/Postmodernité du roman contemporain (1985), dirigé par Madeleine Frédéric et Jacques Allard.

1985

Les Chambres de bois est repris en format de poche au Seuil, dans la collection « Points roman », no R203. 
Havet var lugnt, traduction suédoise des Fous de Bassan par Karin Nyman, paraît chez Berghs Förlag Ab, à Malmö (Suède).
In the Shadow of the Wind est mis en paroles sur cassettes par la Crane Library, à Vancouver. Le texte est lu par Marise Dutton.
16-31 mars Un entretien avec J.-P. S. (Jean-Pierre Salgas) paraît dans le spécial Écrire les langues françaises du bimensuel parisien La Quinzaine littéraire. Parmi ses plus grandes influences littéraires – des écrivains qu’elle a découverts vers l’âge de vingt ans –, Anne Hébert mentionne Rimbaud, Baudelaire, Verlaine, Tchekhov, Dickens, Emily Brontë, Proust, Claudel, Jouve, Dostoïevski, Bernanos, Faulkner, James, Kafka, Sarraute et la Bible. Elle a été impressionnée par des auteurs comme Marie-Claire Blais, Réjean Ducharme et Victor-Lévy Beaulieu, mais elle les a connus trop tard pour qu’ils l’aient réellement influencée. Elle affirme avoir lu dans sa jeunesse Maeterlinck, Verhaeren, Ramuz et Sartre.
avril Un entretien avec Catherine Rihoit paraît dans le périodique parisien Autrement.
mai-juillet Anne Hébert séjourne à Menton, jusqu’au 16 juillet, où elle compte travailler à un nouveau roman.
26 juin Elle est nommée Officier de l’Ordre national du Québec.

1986

In the Shadow of the Wind, traduction anglaise des Fous de Bassan par Sheila Fischman, est repris chez Paladin, à London (Ontario).
Os gansos selvagens de Bassan, traduction portugaise des Fous de Bassan par Azambuja Harvey, paraît chez Guanabara, à Rio de Janeiro. 
La traduction roumaine de Kamouraska par Lucia Gogan, préfacée par Irina Badescu, paraît chez Editura Univers, à Bucarest, dans la collection « Globus », no 2.
Des étudiants du Nouveau-Mexique mettent en scène Le Temps sauvage (théâtre). 
Dans son enregistrement sur disque La Marche à l’amour, Roger Bellemare met en musique la poésie de Saint-Denys Garneau, d’Anne Hébert (« Je suis la terre et l’eau » et « Neige ») et de Gaston Miron. 
Radio-Canada présente en deux épisodes, soit « L’Enfance et l’imaginaire » et « Pourquoi l’écriture », l’émission Propos et confidences d’Anne Hébert, réalisée par Jean Faucher.
janvier Elle est de passage à Montréal et à Québec.
25 janvier Le Centre socio-culturel Anne-Hébert de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier est inauguré. Un hommage à Anne Hébert y est rendu. Un tableau du Manoir Saint-Denys Garneau en hiver, peint par Jacqueline Parent, et une photographie du Centre socio-culturel par Denis Ouellet sont remis à l’écrivaine. Elle s’adresse à l’auditoire par une brève allocution de circonstance. L’inauguration est retransmise à la télévision communautaire.
février Elle se blesse à la jambe après une chute sur une plaque de verglas, au Faubourg Saint-Honoré, à Paris, où elle était allée chercher un livre rare de Ramuz.
20 mai-14 juin Elle séjourne à Menton. Comme elle se déplace en béquilles, après avoir été immobilisée trois mois, une étudiante de la Maison canadienne des étudiants à Paris l’accompagne pour le voyage.
3-18 septembre Elle séjourne à Menton.
décembre Un entretien avec Louis-Bernard Robitaille paraît dans Châtelaine.
9 décembre Elle part pour un séjour au Canada, afin d’être présente à la sortie du film Les Fous de Bassan.
15 décembre Une entrevue avec Isabelle Albert est diffusée à l’émission télévisuelle Le Point.

1987

Anne Hébert : Selected Poems, traduction anglaise par A. Poulin Jr., paraît aux Éditions BOA, à Brockport (N. Y.), dans la collection « New American Translation Series », no 5.
Le film Les Fous de Bassan, réalisé par Yves Simoneau d’après le roman d’Anne Hébert, sort en salles.
30 avril Un entretien avec Marthe Brassard paraît dans le périodique Rencontre : le journal du Salon international du livre de Québec.
1er mai Un entretien avec Johanne Roy, qui a eu lieu à Québec, paraît dans Le Devoir et La Presse.
2 mai Un entretien avec Anne-Marie Voisard, qui a eu lieu à Québec, paraît dans Le Soleil.
mai Elle est reçue au 16e Salon international du livre de Québec à titre d’invitée spéciale.
1er juillet Elle revient d’un séjour à Menton.
novembre Au Salon du livre de Montréal, le prix Fleury-Mesplet est décerné à Anne Hébert pour l’ensemble de son œuvre.
23 novembre Elle signe un contrat avec le Seuil pour la publication de son roman Le Premier Jardin.
décembre-janvier Elle est de passage au Canada durant les Fêtes.

1988

Le Centre francophone canadien du PEN Club international propose sa candidature au prix Nobel de littérature pour les années 1988, 1989 et 1990.
Anne Hébert : Selected Poems, traduction anglaise par A. Poulin Jr., est repris aux Éditions Stoddart, à Toronto. 
« The Unquiet State : a Play in Four Acts, translated by Eugene Benson and Renate Benson » paraît dans Canadian Drama/L’Art dramatique canadien.  
De zeezotten, traduction néerlandaise des Fous de Bassan par A. L. S.-Frans (Groningue, Pays-Bas) sous la direction de Pauline Sarkar, paraît chez Uitgeverij Thoth, à Amsterdam, dans la collection « Ibis-reeks », no 3.
Elle accorde un entretien à Jean Royer qui paraîtra en 1989.
Une entrevue avec Évelyne Frémy est diffusée sur France Culture, dans le cadre de l’émission Un livre, des voix.
In the Shadow of the Wind est mis en paroles sur cassettes, cette fois par le Canadian National Institute for the Blind, à Toronto. Le texte est lu par Sondra Bolton.
Un entretien avec Céline Messner, qui a eu lieu à Paris, paraît dans la revue Arcade.
mars Elle publie Le Premier Jardin (roman) au Seuil. Un extrait du roman paraît dans L’Actualité.
avril Elle est au Québec pour présenter son roman Le Premier Jardin.
6 avril Le Centre de recherche en littérature québécoise (CRELIQ) de l’Université Laval accueille Anne Hébert dans le cadre de ses ateliers-rencontres.
17 avril Lors de la 16e Rencontre internationale des écrivains, qui a pour thème la solitude, Anne Hébert participe à une soirée de lectures publiques aux côtés d’Alexis Lefrançois, Miodrag Bulatovic, Hubert Haddad, Madeleine Ouellette-Michalska, Jacques Darras, Guy Cloutier, Jeanne Hyvrard et Pierre Morency.
25 mai Entrevue avec Roger Grenier dans le cadre de l’émission Lettres ouvertes.
2 juin-14 juillet Elle séjourne à Menton.
27 juillet Le prix littéraire Canada-Communauté française de Belgique, de 80 000 francs belges (environ 2500 $), lui est décerné pour l’ensemble de son œuvre.
28 juillet Un entretien avec Monique Verdussen paraît dans le quotidien bruxellois La Libre Belgique.
20 septembre L’Université Laurentienne (Sudbury) et l’Université canadienne en France (Villefranche-sur-Mer) lui remettent un doctorat honorifique.
19 octobre Elle part pour New York et Boston.
22 octobre-5 novembre Elle est de passage à Montréal.
décembre-février Un entretien avec Pierre Hétu, qui a eu lieu au Québec, paraît dans la revue trimestrielle Nuit blanche. Outre Tchekhov et Dostoïevski, Karen Blixen et James Joyce comptent parmi les auteurs qui ont marqué Anne Hébert. L’écrivaine, qui se passionne également pour le cinéma, aime le travail de Bergman, Houston, Woody Allen et Bresson. Enfin, elle mentionne Marie-Claire Blais, Réjean Ducharme, Hélène Cixous, Nathalie Sarraute, Marcel Proust, Georges Bernanos, Arthur Rimbaud et Jeanne Lapointe, qu’elle fréquente amicalement ou à travers leurs œuvres.

1989

Le Torrent est repris dans Bibliothèque québécoise, à Montréal, dans la collection « Littérature ». Cette édition inclut une introduction de Robert Harvey.
Ta paidia toy satana, traduction grecque des Enfants du Sabbat par Giannhs Aggelog, paraît chez E. I. Zaharpoglos, à Athènes, dans la collection « Siighrane Logotehnia », no 22. 
De Verboden Stad, traduction néerlandaise du Premier Jardin par A. L. S.-Frans (Groningue, Pays-Bas) sous la direction de Pauline Sarkar, paraît chez Uitgeverij Thoth, à Amsterdam, dans la collection « Ibis-reeks », no 4.
Un entretien avec Jean Royer, qui a eu lieu en 1988, paraît dans l’ouvrage Écrivains contemporains. Entretiens 5 : 1986-1989, publié chez l’Hexagone. 
« Sept poèmes inédits » (« Terre brûlée », « L’Ange gardien », « Les Vieux », « Jardin dévasté », « Matin ordinaire », « J’ai voulu voir » et « Un chant de cloche »), paraissent dans Écrits du Canada français. Ces poèmes figureront dans Le jour n’a d’égal que la nuit.
20 mai L’Université de Moncton lui remet un doctorat honorifique.
juin Le Premier Jardin est repris en format de poche au Seuil, dans la collection « Points roman », no R358. 
Elle siège avec l’animateur Bernard Pivot au nouveau Conseil supérieur de la langue française, présidé par le premier ministre de France, Michel Rocard.
8 juin Cécile Cloutier organise un colloque sur La Poésie québécoise où un hommage est rendu à Anne Hébert.
29 juin Elle revient d’un séjour à Menton.
23 septembre-8 octobre Elle est de passage au Canada, invitée au congrès organisé par le PEN Club international, à Toronto et à Montréal.
22 octobre Elle signe un contrat avec Boréal pour la publication des pièces de théâtre La Cage, suivi de L’Île de la Demoiselle.
20 novembre Un entretien avec Michel Voiturier paraît dans le quotidien belge Vers l’avenir.
11 décembre Anne Hébert reçoit le Grand Prix de l’Écriture S. T. Dupont 1989 des mains du premier lauréat et président du jury, Gratien Gélinas. La Bibliothèque nationale du Québec, qui accueille la cérémonie de remise du prix, présente jusqu’au 20 janvier 1990 une exposition consacrée à la lauréate. Outre Gratien Gélinas, les membres du jury sont Solange Chaput-Rolland, Thomas Déri, Jean-Guy Dubuc, Jean-Charles Fory, Georges Hibon, Andréanne Lafond, Paul Lefebvre et Jean-Louis Roux.

1990

Ta oaaazzomoyaia toy oanatoy et Kamoypaska, traductions grecques des Fous de Bassan et de Kamouraska par Giannhs Aggelog, paraissent chez E. I. Zaharpoglos, à Athènes, dans la collection « Siighrane Logotehnia », nos 28 et 34.
hiver Les poèmes « Les Vieux », « Les Offensés » et « Nulle mémoire profonde », qui seront repris dans Le jour n’a d’égal que la nuit, paraissent dans Nota bene. Revue de littérature.
Un extrait de la traduction inédite en anglais par Sheila Fischman du Premier Jardin paraît dans la revue Matrix.
janvier Elle revient d’un séjour à Québec.
Elle publie La Cage, suivi de L’Île de la Demoiselle (théâtre), chez Boréal/Seuil.
21 février Elle vient de terminer son recueil Le jour n’a d’égal que la nuit.
printemps The First Garden, traduction anglaise du Premier Jardin par Sheila Fischman, paraît aux Éditions Anansi, à Toronto.
7 juillet Une entrevue avec Kathleen Kells a lieu à Paris.
4 septembre-4 octobre Elle séjourne à Menton.

1991

De sneeuw van Kamouraska, traduction néerlandaise par A. L. S.-Frans (Groningue, Pays-Bas) sous la direction de Pauline Sarkar, paraît chez Uitgeverij Thoth, à Amsterdam, dans la collection « Ibis-reeks », no 6.
Une édition limitée à 70 exemplaires plus 15 hors commerce de Nuit, poème tiré du Tombeau des rois, orné d’une estampe originale de Talleen Hacikyan, avec un étui de Pierre Ouvrard, paraît aux Éditions Loto-Québec, à Montréal.
30 avril Elle est nommée Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres par Jack Lang, ministre de la Culture et de la Communication en France.
21-22 mai Elle est invitée au colloque « Littératures d’expression française de la décennie 1980-90 » dans le cadre du 59e Congrès de l’ACFAS qui se tient à l’Université de Sherbrooke.
juillet Après un séjour à Old Orchard, elle est de passage au Québec, entre autres à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, avant de repartir pour Paris.
3 décembre Elle signe un contrat avec le Seuil pour la publication de son roman L’Enfant chargé de songes.

1992

Le Temps sauvage, suivi de La Mercière assassinée et Les Invités au procès, est repris en format de poche dans Bibliothèque québécoise, dans la collection « Littérature ». Cette édition inclut une introduction de Robert Harvey.
La traduction roumaine d’Héloïse par Voichiţa Sasu paraît chez Editura Echinox, à Cluj (Roumanie), dans la collection « Literaturile lumii ».
Încăperile cu lambriuri suivi de « Torentul », traduction roumaine des Chambres de bois et de la nouvelle « Le Torrent » par Voichiţa Sasu – qui signe également la préface – paraît chez Editura Univers, à Bucarest.
Kamouraska : miłość i zbrodnia, traduction polonaise par Regina Malgorzata Greda, paraît chez Ksiażka i Wiedza, à Varsovie. 
Ka-mu-la-ss-ka, traduction chinoise de Kamouraska par Tsen-Hou Tsen et Kan-II Tsen, paraît à la Shaanxi People’s Publishing House, à Shaanxi (Chine).
19 mars-9 avril Elle séjourne à Menton où elle se remet d’une mononucléose.
mai Elle publie L’Enfant chargé de songes (roman) au Seuil.
6 mai Une entrevue avec Catherine Lemire est diffusée sur France Culture, dans le cadre de l’émission Un livre, des voix.
15 mai Elle arrive au Canada pour la promotion de son nouveau roman.
16 mai Des extraits de L’Enfant chargé de songes paraissent dans Le Droit.
23 mai Un entretien avec Lise Gauvin, qui a eu lieu à Paris, paraît dans Le Devoir.
juin Un entretien avec Josette Pratte, qui a eu lieu à Paris, paraît dans Châtelaine.
4-10 juin Un entretien avec Marie-Claude Fortin paraît dans l’hebdomadaire Voir.
6 juin Un entretien avec Anne-Marie Voisard, qui a eu lieu à Québec, paraît dans Le Soleil
Elle participe à une séance de signatures à la Librairie La Liberté.
6 juillet Dans le cadre du Festival de Trois, la Maison des arts de Laval rend hommage à Anne Hébert.
7 août Une entrevue est diffusée sur Radio-France internationale, dans le cadre de l’émission Chronique littéraire : livre francophone.
2-30 septembre Elle séjourne à Menton.
13 septembre Une entrevue avec Denise Robert est diffusée à la radio de Radio-Canada, dans le cadre de l’émission Littératures actuelles.
14 octobre Elle signe un contrat avec Boréal en vue de la publication de son recueil de poèmes Le jour n’a d’égal que la nuit, qu’elle publie chez Boréal/Seuil en novembre.
23 novembre Une entrevue avec Winston McQuade est diffusée à la radio de Radio-Canada, dans le cadre de l’émission Radar.
30 novembre Le Prix du Gouverneur général, assorti d’une bourse de 10 000 $ et d’une reliure d’art de Pierre Ouvrard, lui est décerné pour son roman L’Enfant chargé de songes.

1993 

Le prix Alain-Grandbois est remis à Anne Hébert pour son recueil de poésie Le jour n’a d’égal que la nuit.
Le prix Gilles-Corbeil, attribué par la fondation Émile-Nelligan et assorti d’une bourse de 100 000 $, est décerné à Anne Hébert pour l’ensemble de son œuvre, à la Bibliothèque nationale du Québec. Pierre Nepveu, Jean-Louis Major, Réginald Martel, Francine Noël et Monique Proulx composent le jury. Le prix lui est remis le 10 janvier 1994.
Met dromen beladen, traduction néerlandaise de L’Enfant chargé de songes par Peggy van der Leeuw, paraît chez Uitgeverij Thoth, à Amsterdam, dans la collection « Ibis-reeks », no 13.
Prima grădină, traduction roumaine du Premier Jardin par Voichiţa Sasu, paraît chez Editura fundaţiei culturale române, à Bucarest.
janvier Elle publie Œuvre poétique 1950-1990 chez Boréal/Seuil, dans la collection « Boréal Compact », no 40. Le recueil reprend Le Tombeau des rois, Mystère de la parole et Le jour n’a d’égal que la nuit.
17 mars  Une entrevue d’Anne Hébert, de Jean-Claude Renard et de Richard Rognier avec Roger Vigny est diffusée en direct du 13e Salon du livre de Paris, dans le cadre de l’émission Lettres ouvertes.
mars-avril Elle n’a pas quitté Paris depuis septembre. Elle se casse le petit doigt, après une chute, et ne peut plus écrire à la machine.
22 avril-11 mai Elle séjourne à Menton.
11-25 juin Elle est de passage à Québec et à Montréal.
12 juin L’Université de Sherbrooke lui remet un doctorat honorifique.
13 juin Elle est présente au Théâtre du parc Jacques-Cartier de Sherbrooke, à l’occasion d’un déjeuner littéraire pour le quinzième anniversaire de l’Association des auteurs des Cantons-de-l’Est. On lui rend hommage et on procède à une séance de signatures.
26 juin-10 juillet Elle séjourne à Old Orchard.
5 juillet Pierre Reid, alors recteur de l’Université de Sherbrooke, lui écrit pour lui faire part de son désir de créer un centre international d’études consacré à son œuvre. Elle lui répond le 17 août qu’elle accueille avec « surprise et émotion » ce projet qu’elle « accepte avec joie ».
11-19 juillet Elle est de passage à Montréal, avant de repartir pour Paris.
29 octobre Elle reçoit les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique ainsi qu’une bourse de 5000 $.
12 novembre Lancement à la salle du Gesù à Montréal de l’album de luxe de Regards et jeux dans l’espace de Saint-Denys Garneau, qui paraît chez Fides, et dont Anne Hébert signe le texte de présentation « Garneau parmi nous ».
novembre L’Enfant chargé de songes est repris chez France Loisirs, à Paris, en janvier, et en format de poche au Seuil, dans la collection « Points roman », no R626.
décembre « Étrange capture », poème paru dans Le jour n’a d’égal que la nuit est reproduit dans la revue Ellipse et donne lieu à 25 traductions, faites par 26 personnes.

1994

Anne Hébert publie le poème « Surrection » dans le livre d’art Le Siècle des femmes, de Jacques-Bernard Roumanes, paru aux Éditions d’art de l’homme du monde, à Montréal, et tiré à 39 exemplaires numérotés et signés par l’auteur. 
Burden of Dreams et In the Shadow of the Wind, traductions anglaises de L’Enfant chargé de songes et des Fous de Bassan par Sheila Fischman, paraissent aux Éditions Anansi, à Concord (Ontario).
K’uang ou, traduction chinoise des Fous de Bassan par Sun Kuei-jung et Yi-fêng i, paraît chez Hua ch’êng ch’u pan she chu pan fa hsing, à Pékin.
La traduction anglaise de Kamouraska est reprise chez Stoddart, à Toronto, dans la collection « New Press Canadian classics ».
La traduction roumaine de Kamouraska par Lucia Gogan, préfacée par Irina Badescu, est reprise par la maison Editura Vivaldi, à Bucarest.
hiver  Elle est de passage à Montréal.
20 janvier Au Théâtre du Nouveau Monde, elle reçoit le premier prix TNM du théâtre épique pour L’Île de la Demoiselle, ce qui lui vaut une bourse de 5000 $, une lecture publique sur la scène du TNM qui aura lieu le 5 décembre ainsi qu’une traduction anglaise par Sheila Fischman et une lecture publique sur la scène du Centaur Theatre.
19 mars Une entrevue avec Olivier Germatoma est diffusée sur Radio-France, dans le cadre de l’émission Agora.
avril  Day Has No Equal But Night, traduction anglaise du Jour n’a d’égal que la nuit par A. Poulin, Jr, paraît aux Éditions BOA, à Brockport (N.Y.), dans la collection « New American translations Series », vol. 9.
avril-9 mai Elle séjourne à Menton.
14-18 mai Elle est invitée par l’Université de Stockholm.
13 septembre Elle signe un contrat avec le Seuil pour la publication de son récit Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais.

1995

La traduction danoise de Kamouraska par Elisabeth Ellekjær paraît chez Klim, à Arhus (Danemark).
janvier Elle publie Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais (récit) au Seuil.
15 janvier Une entrevue avec Paula Jacques et Richard Hulot est diffusée dans le cadre de l’émission Pentimento.
4-5 février Un entretien avec Jean-François Nadeau, qui a eu lieu à Paris, paraît dans Le Devoir. Anne Hébert lit alors une œuvre de Henry James.
9 février À l’occasion du lancement d’Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, à la librairie Dédale, à Paris, Gilles G. Lamontagne réalise une entrevue avec Anne Hébert pour Radio-Canada.
18 février  Une entrevue avec François-Régis Barbré est diffusée sur France Culture, dans le cadre de l’émission La mémoire en chantant.
7 mars Une entrevue avec Olivier Germatoma est diffusée sur Radio-France, dans le cadre de l’émission Agora.
avril-mai Elle séjourne à Menton.
avril Les Enfants du Sabbat est repris en format de poche chez Boréal, dans la collection « Boréal Compact », no 66.
12 mai Inauguration de l’exposition Visions d’autres mondes : la science-fiction et le fantastique au Canada présentée à la Bibliothèque nationale du Canada. Anne Hébert figure parmi les écrivaines qui ont introduit « Les femmes dans la science-fiction canadienne ».
28 mai Une entrevue est diffusée dans le cadre de l’émission Un jour au singulier, et une autre avec Robert Chartrand, sur CIBL-FM, dans le cadre de l’émission Les Petits bonheurs d’occasion.
31 mai Elle est invitée au Salon international du livre de Québec.
3 juin Un entretien avec Anne-Marie Voisard, qui a eu lieu à Montréal, paraît dans Le Soleil
Sur la scène du Café littéraire du Salon international du livre de Québec, Anne Hébert est interrogée par Marie Laberge et Chrystine Brouillet. Elle participe ensuite à une séance de signatures.
4 juin Une entrevue avec Laurent Laplante, suivie d’une séance de signatures, a lieu dans le cadre du Salon international du livre de Québec.
fin juillet Après son passage au Canada, elle rentre à Paris.
août Clara, che a quindici anni disse si, traduction italienne d’Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais par Anna Maria Sommariva, paraît chez Edizioni E. Elle S.r.l., à Trieste (Italie).
6 décembre L’Université Stendhal-Grenoble 3 en France lui remet un doctorat honorifique.

1996

Anne Hébert signe l’avant-propos de L’Univers de Jean Paul Lemieux, par Gaëtan Brulotte, ouvrage paru chez Fides, à Montréal.
Aurélien, Clara, Mademoiselle, and the English Lieutenant, traduction anglaise par Sheila Fischman, paraît aux éditions Anansi, à Concord (Ontario).
Des poèmes d’Anne Hébert, de Rina Lasnier, de Julie Stanton, de Marie Uguay, de Marie-Anastasie, de Marie-Claire Blais, de Marie Laberge et de Claire Lévesque figurent dans Poésie d’auteures québécoises, ouvrage publié par Ortelio Ladron de Guevara, à Holguín (Cuba). 
Les poèmes « Carrefour de Buci » et « Le Soir venu », tous deux repris dans Poèmes pour la main gauche, ainsi que le poème « Jour de pluie » qui ne sera pas repris en recueil, paraissent dans la revue Les Écrits.
15 mars Elle rentre à Paris après un séjour à Menton.
printemps Victime d’une mauvaise chute, elle souffre d'une double fracture de l'épaule droite. 
Les Chambres de bois est repris en format de poche au Seuil, dans la collection « Points », no P249.
29-30 mai Le Centre international d’études francophones (Université de Paris IV-Sorbonne), l’Institut d’études acadiennes et québécoises (Université de Poitiers) et l’Institut pluridisciplinaire d’études canadiennes (Université de Rouen) présentent le Colloque international Anne Hébert, tenu à la Sorbonne, auquel assiste l’auteure.
juin Elle publie les poèmes « Résurrection » et « Tout bonnement » dans la revue Laudes.
23 juin Un entretien d’Anne Hébert avec Réginald Martel, qui a eu lieu à Paris, paraît dans La Presse.
26 août Elle assiste à une fête donnée en son hommage à l’occasion du Festival de Trois, à Laval. Pour célébrer le 80e anniversaire de naissance de la romancière, huit comédiens ont lu en public sa pièce L’Île de la Demoiselle.
25 novembre Placé sous la direction scientifique du Département des lettres et communications de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke, le Centre Anne-Hébert est créé. Anne Hébert fera don de nombreux manuscrits, dactylographies et autres documents d’archives.

1997

Day Has No Equal But Night, traduction anglaise du Jour n’a d’égal que la nuit par Lola Lemire Tostevin, paraît aux Éditions Anansi, à Concord (Ontario).
Les Fous de Bassan est mis en parole sur cassettes par la Crane Library, à Vancouver.
14 janvier Elle signe un contrat avec Boréal pour la publication de son recueil Poèmes pour la main gauche.
1er trimestre Les poèmes « Tombée du jour », « Mon ombre et moi » et « L’ennui », qui seront repris dans Poèmes pour la main gauche, paraissent dans la revue Trois (Laval).
mars Kamouraska est repris en format de poche au Seuil, dans la collection « Points », no P345.
4 mars Le délégué général du Québec à Paris, Marcel Masse, offre une réception en l’honneur d’Anne Hébert.
15 avril Elle rentre au Québec après avoir passé plusieurs années à Paris. Elle habitera quelques jours chez son amie Monique Bosco, puis au 4874, chemin de la Côte-des-Neiges, app. 703.
23 avril Anne Hébert publie Poèmes pour la main gauche chez Boréal, à Montréal.
18 juin Elle signe un contrat avec le Seuil pour la publication de son récit Est-ce que je te dérange?
21 novembre Elle assiste à une soirée de lecture à laquelle sont conviés des auteurs des Éditions du Boréal, au Salon du livre de Montréal.

1998

Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais est repris en format de poche au Seuil, dans la collection « Points roman », no P508, de même que Les Fous de Bassan, no P485, en avril.
Elle rédige « Une si profonde amitié » (prose) en l’honneur de Jean Le Moyne, texte qui paraît dans le collectif Jean Le Moyne : une parole véhémente chez Fides.
janvier Les Chambres de bois fait l’objet d’une supercherie littéraire mise en œuvre par un journaliste de La Presse, Achmy Halley.
11 janvier-15 mars Elle part pour la France. Du 12 janvier au 2 mars, elle séjourne à Menton.
Du 2 au 15 mars, elle est de passage à Paris.
février Elle publie Est-ce que je te dérange? (récit) au Seuil.
28 février-1er mars Un entretien avec Marie-Andrée Chouinard, qui a eu lieu à Montréal quelques jours avant son départ pour le Midi, paraît dans Le Devoir.
11 mai Lors de la soirée de clôture de la saison 1997-1998 des Poètes de l’Amérique française, Anne Hébert fait une lecture publique de quelques-uns de ses poèmes.
15 mai Le Centre Anne-Hébert de l’Université de Sherbrooke est inauguré.
automne Elle publie le poème « Renaissance » dans la revue Mœbius.

1999

L’Enfant chargé de songes est repris en format de poche au Seuil, dans la collection « Points », no P615.
Am I Disturbing You?, traduction anglaise de Est-ce que je te dérange? par Sheila Fischman, paraît aux Éditions Anansi, à Toronto. Par la traduction de ce récit, Anne Hébert est l’une des cinq finalistes au prix Giller 1999. 
Das wilde Herz des Flusses, traduction allemande de L’Enfant chargé de songes par Christian Rochow, paraît chez Residenz Verlag, à Salzbourg (Autriche).
Le premier numéro des Cahiers Anne Hébert, « Lectures d’Anne Hébert : aliénation et contestation », paraît. Les cahiers seront publiés une fois l’an chez Fides. 
Mort de son frère Jean, à l’âge de 79 ans.
29 mars Elle est nommée chevalier de l’Ordre National de la Légion d’honneur par le Président de la République française.
12 avril Anne Hébert signe un contrat avec le Seuil pour la publication de son roman Un habit de lumière qui paraît en mai.
7-9 juin Le colloque Anne Hébert et la modernité se tient à l’Université de Sherbrooke, dans le cadre du Congrès de la Fédération canadienne des sciences humaines et sociales.
octobre-décembre « L’Angelo custode », traduction italienne du poème « L’Ange gardien » par Alessandra Ferraro, paraît dans In forma di parole, série IV, no 4.
14 octobre Mort de Petit Chat à l’âge de dix-sept ans, qui avait quitté Paris et suivi sa maîtresse au Québec.

2000  

Kamouraska, traduction anglaise par Norman Shapiro, est repris aux Éditions Anansi, à Toronto. 
A Suit of Light, traduction anglaise d’Un habit de lumière par Sheila Fischman, paraît aux Éditions Anansi, à Toronto.
Aurélien, Clara, das Fraülein und der englische Leutnant, traduction allemande par Astrid Wintersberger, paraît chez Residenz Verlag, à Salzbourg (Autriche).
La Mercière assassinée (bande dessinée), adaptation par Mira Falardeau, paraît aux Éditions Soulières, à Saint-Lambert, dans la collection « Mille bulles ». 
« Jardin dévasté », « Neige » et « Nuit », trois poèmes d’Anne Hébert, sont repris dans Avec des yeux d’enfants, anthologie de poésie québécoise destinée aux enfants de sept à douze ans, dont les textes ont été réunis par Henriette Major, et qui paraît conjointement à l’Hexagone et chez VLB, à Montréal.
Un entretien avec Michel Gosselin paraît dans le deuxième numéro des Cahiers Anne Hébert, « Anne Hébert et la modernité ».
11 janvier Le prix France-Québec/Jean-Hamelin 1999 est décerné à Anne Hébert pour son roman Un habit de lumière et pour l’ensemble de son œuvre. Le prix, qui consiste en un voyage à Paris et une bourse de 8000 francs français (un peu plus de 2100 $), devait lui être remis le 23 mars.
22 janvier Mort d’Anne Hébert à l’âge de 83 ans, à l’hôpital Notre-Dame de Montréal. Les funérailles auront lieu à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier où l’écrivaine sera inhumée aux côtés des membres de sa famille.
27 janvier-2 février Un entretien avec Pascale Navarro, qui avait eu lieu à Montréal, paraît dans Voir.
mars Le Centre culturel canadien de Paris, en partenariat avec Radio-Canada, annonce la création du prix Anne-Hébert. Le premier prix Anne-Hébert sera remis au Salon du livre de Paris de 2001. Un hommage à la romancière, dramaturge et poète sera organisé lors de ce Salon, qui aura lieu du 17 au 22 mars.
Le Premier Jardin est repris en format de poche chez Boréal, dans la collection « Boréal Compact », no 119.
printemps Dialogue sur la traduction : à propos du « Tombeau des rois » est repris en format de poche dans Bibliothèque québécoise, à Montréal.
8 avril Dans le cadre de la deuxième édition du Festival international Metropolis Bleu, à Montréal, un hommage est rendu à Anne Hébert au cours d’une soirée commémorative.
12-14 mai « Anne Hébert : à la source du monde », spectacle littéraire dans lequel Patricia Nolin, accompagnée au piano par Michel Garneau, prête sa voix aux poèmes d’Anne Hébert, est présenté au Lion d’or, à Montréal, et les 15 et 16 mai à la Chapelle du Musée de l’Amérique française, à Québec, dans le cadre du Festival de la littérature mondiale.
15-16 mai  Le colloque Traduction(s) d’Anne Hébert se tient à l’Université de Montréal, dans le cadre du 68e Congrès de l’ACFAS.
1er juin L’Arche, un opéra pour enfants composée par Isabelle Panneton sur un livret d’Anne Hébert, est produit par le Nouvel ensemble moderne et Les Coups de théâtre, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur. Il sera repris en 2004.
29 juin Patkau Architects, associés à Crogt-Pelletier et Gilles Guité, remportent le concours international d’architecture de la Grande Bibliothèque du Québec, grâce à leur projet inspiré des Chambres de bois.
30 septembre Un concert hommage à Anne Hébert, par l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, a lieu dans le cadre du Festival international de la poésie de Trois-Rivières.
30 novembre Une Chaire Anne-Hébert est inaugurée au Centre universitaire méditerranéen de Nice. Elle avait pour mission de faire connaître le Québec dans les domaines universitaire, culturel, économique et scientifique.
15 décembre Le film Anne Hébert 1916-2000 : un livre noir en plein soleil, coproduction Canada-France, réalisé par Jacques Godbout, est diffusé sur les ondes de Radio-Canada à l’émission Zone libre. Il recevra de Téléfilm Canada le prix de la meilleure œuvre canadienne au Festival international du film sur l’art (FIFA) qui s’est tenu à Montréal du 13 au 18 mars 2001.

2001

Le Premier Jardin est repris en format de poche au Seuil, dans la collection « Points », no P808.
Les Cambres de fusta, traduction catalane des Chambres de bois par Lídia Anoll, chez Pagès editors, de Lleida, collection « Lo Marraco Blau ».
Copiii Sabatului, traduction roumaine des Enfants du Sabbat par Elena Bulai, qui inclut une préface de Neil Bishop, paraît chez Editura Univers, à Bucarest, dans la collection « Romanul secolului XX ».
A Suit of Light est mis en paroles sur cédérom par CNIB, à Toronto (reproduction en 2003).
15 mars-15 avril Le Centre culturel Yvonne L. Bombardier de Valcourt présente l’exposition L’Univers de Saint-Denys Garneau, dans laquelle sont intégrés des objets ayant appartenu à Anne Hébert, notamment son bureau et sa machine à écrire.
17 mars Lors du Salon du livre de Paris, le premier prix Anne-Hébert est attribué à Maryse Barbance pour son roman Toxiques.
14-15 mai Le colloque Réception de l’œuvre d’Anne Hébert se tient à l’Université de Sherbrooke, dans le cadre du 69e Congrès de l’ACFAS.

2002

La traduction chinoise de Kamouraska est reprise à la Shangai Translation Pub. House, à Shanghai.
L’Ultimo Giorno Dell’ estate, traduction italienne des Fous de Bassan par Vilma Porro, paraît aux Éditions Luciana Tufani, à Ferrare (Italie).
23 mars Lors du Salon du livre de Paris, le prix Anne-Hébert, attribué par le Centre culturel canadien et la radio française de Radio-Canada, est attribué à Denis Thériault pour son roman L’Iguane.

2003

Boréal propose un coffret réunissant les formats de poche de Œuvre poétique 1950-1990, Les Enfants du Sabbat et Le Premier Jardin (collection « Boréal Compact », nos 40, 66 et 119).
Collected Later Novels d’Anne Hébert paraît aux Éditions Anansi, à Toronto. Le recueil inclut un avant-propos de Mavis Gallant et les traductions anglaises de L’Enfant chargé de songes, Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, Est-ce que je te dérange? et Un habit de lumière par Sheila Fischman.
A gaiola de ferro, traduction portugaise de La Cage par Nubia Hanciau, paraît chez Furg, à Rio Grande (Brésil).
22 mars Lors du Salon du livre de Paris, le prix Anne-Hébert est attribué à Marie Hélène Poitras pour son roman Soudain le Minotaure.
9-19 avril Au Théâtre de poche du pavillon Maurice-Pollack de l’Université Laval, les Treize présentent l’adaptation théâtrale du film Kamouraska, dont le scénario a été signé par Anne Hébert et Claude Jutra.
29 juillet Cinq toiles de la collection privée d’Anne Hébert – Kamouraska du peintre Jean Paul Lemieux, trois œuvres de Jeanne Rhéaume et une gravure d’Edmund Alleyn – sont mises aux enchères à la Chapelle du Musée de l’Amérique française, à Québec.
8 septembre À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, Postes Canada souligne le 50e anniversaire de la Bibliothèque nationale du Canada par la présentation officielle de quatre nouveaux timbres-poste, dont un en hommage à Anne Hébert et un autre, à Saint-Denys Garneau.
23 septembre-18 octobre Une adaptation scénique de Kamouraska, signée par Guy Beausoleil, est créée au théâtre Denise-Pelletier.

2004

Kamouraska, traduction anglaise par Norman Shapiro (Anansi, 2000), est mis en paroles sur disques compacts (format MP3) par le Crane Resource Centre CNIB, à Vancouver.
20 mars Lors du Salon du livre de Paris, le prix Anne-Hébert est attribué à Hélène Dorion pour son roman Jours de sable.
8 mai Dans le cadre des Midis littéraires de la 10e édition du Festival international de la Littérature, Danièle Panneton présente, au Studio littéraire de la Place des Arts à Montréal, un montage et une lecture solo de poèmes et d’extraits de romans d’Anne Hébert, sous le titre « Anne Hébert ».
11 mai Le premier prix scientifique Anne-Hébert 2004, attribué par le Centre Anne-Hébert et le Service de la recherche et de la coopération internationale de l’Université de Sherbrooke, est décerné à Daniel Marcheix pour sa thèse de doctorat « Temps et identité dans l’œuvre romanesque d’Anne Hébert ». Le prix lui est remis à l’UQAM, lors du colloque Anne Hébert et le temps sauvage, dans le cadre du 72e Congrès de l’ACFAS.

2005

Il torrente, traduction italienne du Torrent, par Alessia Pasqualini, préfacé par Anne de Vaucher Gravili, paraît chez Sinnos, à Rome (Italie).
19 mars Lors du Salon du livre de Paris, le prix Anne-Hébert est attribué à Gilles Jobidon pour son roman La Route des petits matins.
13 septembre-8 octobre L’adaptation théâtrale du roman Les Enfants du Sabbat d’Anne Hébert par Pascal Chevarie est jouée au Théâtre du Trident.
5-7 octobre  Le colloque international L’Écriture du corps dans la littérature québécoise depuis 1980 se tient à l’Université de Limoges, organisé conjointement par l’équipe Espaces humains et interactions culturelles et le Centre Anne-Hébert de l’Université de Sherbrooke.
14 décembre Danièle Panneton fait une lecture-spectacle du récit Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais au Studio Littéraire de La Place des Arts de Montréal, en compagnie du comédien Vincent Davy et de la violoncelliste Hélène Boissinot. Ce spectacle sera repris à diverses reprises, à différents endroits (septembre 2006 (Salle Pauline-Julien), automne 2008 (Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal), février 2009 (La Chapelle Historique du Bon Pasteur).

2006

20 mars Au Centre culturel canadien à Paris, le prix Anne-Hébert est attribué à Nicolas Dickner pour son roman Nikolski.
6 mai-11 septembre le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présente l’exposition Filiations: Anne Hébert et Hector de Saint-Denys Garneau, qui expose des archives de BAC et, pour la première fois au public, des documents inédits de FAH. Nathalie Watteyne en est la commissaire et Suzanne Pressé la conservatrice.
Dans le cadre de cette exposition, le deuxième prix scientifique Anne-Hébert est décerné par le Centre Anne-Hébert à Élodie Rousselot pour sa thèse de doctorat « Re-Writing Women into Canadian History : Margaret Atwood and Anne Hébert ».

2007

Un vestito di Luce, traduction italienne d’Un habit de lumière par Maria Piera Nappi, paraît chez Luciana Tufani Editrice, à Ferrare, dans la collection « Elledi ».
26 mars Lors du Salon du livre de Paris, le prix Anne-Hébert est attribué à Mélanie Vincelette pour son roman Crimes horticoles.
9 mai Au cours de la lecture-spectacle « Saint-Denys Garneau, poète », présentée dans le cadre des Studios littéraires de la Place des Arts de Montréal, Danièle Panneton fait une lecture d’une dizaine de poèmes d’Anne Hébert en compagnie de Marcel Pomerlo.

2008

I bambini del sabba, traduction italienne des Enfants du Sabbat chez Luciana Tufani Editrice, à Ferrara (Italie).
Kamouraska, traduction roumaine par Marie-Jeanne Vasiloiu, préfacé par Cătălin Sturza, chez Leda, à Bucureşti (Roumanie).
Un enregistrement sonore de onze Poèmes pour la main gauche est effectué sur des mélodies de Bruce Mather.
18 mars Au Centre culturel canadien à Paris, le prix Anne-Hébert est attribué à Anne-Rose Gorroz pour L’homme ligoté.
5 mai Le colloque Les lieux hébertiens se tient à l’Institut national de la recherche scientifique, à Québec, dans le cadre du 76e Congrès de l’ACFAS.
29 mai L’émission radiophonique Une vie, une œuvre, sur France-Culture, réalisée par Françoise Camar et animée par Catherine Pont-Humbert, présente le portrait littéraire d’Anne Hébert, avec Marie-Claire Blais, Josée Beaudet, Jean-Marie Borzeix, Dominique Noguez et Sophie Bourrel.

2009

Klatergoud, traduction néerlandaise d’Un habit de lumière par un groupe d’étudiants de l’Université de Groningue (Pays-Bas) sous la direction de Pauline Sarkar, paraît chez Barkhuis.
La alcoba cerrada, traduction espagnole d’un choix de poèmes par Françoise Roy aux Edición universitaria sin fines de lucro, à Monterrey (Mexique), coll. « El oro de los tigres ».
13 mai Le colloque Quinze ans dans l’œuvre d’Anne Hébert, 1958-1973 se tient à l’Université d’Ottawa, dans le cadre du 77e Congrès de l’ACFAS.

2010  

The Cage and L’Île de la Demoiselle, traduction anglaise de La Cage par Pamela Grant et Gregory J. Reid, et de L’Île de la Demoiselle par Sheila Fischman, paraît chez Playwrights Canada Press, à Toronto (Ontario).
7 mars Mort de son frère Pierre à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à l’âge 83 ans.
septembre Reprise des Songes en équilibre chez Hurtubise, édition limitée.

2011

9-10 mai Le colloque Lectures d’Anne Hébert se tient à l’Université de Sherbrooke, dans le cadre du 79e Congrès de l’ACFAS. Le prix scientifique Anne-Hébert 2010 est alors remis à Adela Gligor pour sa thèse de doctorat Mythes et intertextes bibliques dans l’œuvre d’Anne Hébert (2008).

2012

15 octobre Le film Le Torrent, réalisé par Simon Lavoie, est projeté pour la première fois dans le cadre du Festival du nouveau cinéma à l’Excentris à Montréal.
6-11 novembre Le film Anne des vingt jours de Michel Langlois est présenté à la 16e édition de Cinéma du Québec à Paris.

2013

La traduction japonaise par Kazuko Ogura du poème « Le Tombeau des rois », paraît sous le titre « Ô no Haka », dans Journal of the College of Intercultural Communication, vol. 5, Université Rikkyo, Tokyo.
février Poésie, édition établie par Nathalie Watteyne, suivi de Dialogue sur la traduction à propos du Tombeau des rois, édition établie par Patricia Godbout, premier tome des Œuvres complètes d’Anne Hébert, paraît aux Presses de l’Université de Montréal (PUM), dans la collection « Bibliothèque du Nouveau monde ».
mars Sur son album Jour de chance, Sylvie Paquette chante le poème « Marine » des Songes en équilibre.
octobre Les Chambres de bois, édition établie par Luc Bonenfant, suivi de Kamouraska, édition établie par Anne Ancrenat et Daniel Marcheix, deuxième tome des Œuvres complètes d’Anne Hébert, paraît aux PUM.

2014

septembre 에베르 시선 (Les poèmes choisis d’Anne Hébert), traduction coréenne de Poèmes par Daekyun Han, paraît aux éditions ZMANZ, à Séoul.
Sur l’album double À la croisée des silences, Chloé Sainte-Marie chante le poème « Il y a certainement quelqu’un », dans une mise en musique de Sylvie Paquette
octobre Les Enfants du Sabbat, édition établie par Mélanie Beauchemin et Lori Saint-Martin, suivi de Héloïse et Les Fous de Bassan, édition établie par Lucie Guillemette, avec la collaboration de Myriam Bacon, troisième tome des Œuvres complètes d’Anne Hébert, paraît aux PUM
décembre Le Premier Jardin, L'Enfant chargé de songes, Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, Est-ce que je te dérange? et Un habit de lumière, éditions établies par Anne Ancrenat, Luc Bonenfant, Ariane Gibeau, Lucie Guillemette, Daniel Marcheix et Lori Saint-Martin, avec la collaboration de Mélanie Leclerc et de Janet M. Paterson, quatrième volume des Œuvres complètes d'Anne Hébert, paraît aux PUM.

2015

avril Théâtre, nouvelles et proses diverses, éditions établies par Patricia Godbout, Annie Tanguay et Nathalie Watteyne, cinquième volume des Œuvres complètes d'Anne Hébert, paraît aux PUM.

2016

2 juin Le colloque Leçons de ténèbres : Anne Hébert, un poème à la fois se tient à la Maison de la poésie de Montréal dans le cadre du Festival de la poésie de Montréal.
3 juin La première du spectacle interdisciplinaire Hector et Anne, qui réunit deux musiciens, deux danseurs et deux poètes dans une mise en scène de Louis Guillemette, se tient à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal. Ce spectacle sera repris à Eastman, Sherbrooke et Québec.
7-9 juin Le colloque international Anne Hébert, le centenaire organisé par le Centre Anne-Hébert se tient à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke et à BAnQ Vieux-Montréal.
7 juin-7 août Dans le cadre des activités commémoratives du centenaire de la naissance d’Anne Hébert, la Galerie d'art du Centre culturel et le Centre Anne-Hébert de l'Université de Sherbrooke présentent l’exposition La détermination d'un regard : archives littéraires d’Anne Hébert et œuvres d’art d’Hector de Saint-Denys Garneau, organisée par les commissaires Nathalie Watteyne et Annie Tanguay, avec la collaboration l’archiviste Julie Fecteau et de la conservatrice Suzanne Pressé.
15 novembre Parution de «Anne Hébert en images», le numéro 40 des Cahiers littéraires Contre-jour dans lequel 27 auteures et auteurs rendent hommage à la poésie d’Anne Hébert.