Femmes et hommes, victimes ou bourreaux ? Violence, sexe et genre dans l'œuvre d'Anne Hébert

Lori SAINT-MARTIN

Le présent article pose la question des rapports entre violence et genre dans l'ensemble de l'œuvre hébertienne. On apprend ainsi que la majorité des victimes, comme des meurtrières, sont des femmes. Les rapports troubles entre les femmes et la violence extrême soulèvent de nombreuses interrogations qui révèlent chez l'auteure à la fois une adhésion aux stéréotypes de genre (la femme vampire ou sorcière, par exemple) et une grande rupture par rapport à eux.