Traversées et franchissements de frontières à travers l'oeuvre de Janet M. Paterson

Atelier conjoint APFUCC et ALCQ

(L'Association des professeurs et professeures de français des universités et collèges canadiens / L'Association des littératures canadiennes et québécoises)

Dans le cadre du Congrès des Sciences humaines 2020 à l’Université Western Ontario (London, Ontario)

Du samedi 30 mai au mardi 5 juin 2020

Avec la participation de Janet M. Paterson

Que l’on pense à ses travaux sur le paradoxe du postmodernisme et sur l’éclatement des formes ou à ses études sur l’altérité et sur l’écriture migrante, l’œuvre critique de Janet M. Paterson (professeure émérite et ancienne directrice du Département d’études françaises à l’Université de Toronto, ancienne doyenne associée de la Faculty of Arts & Science et, pendant dix ans, Principale à Innis College) nous invite à penser la question de la frontière (envisagée au sens large comme limite entre deux ensembles géographiques, sociaux, littéraires…) dans son rapport à la transgression, au franchissement, au dépassement. Fixer une limite, ne serait-ce pas, comme le suggèrent non seulement ses nombreux travaux scientifiques mais aussi ses différentes activités et initiatives universitaires, inviter à la remettre en question, à la franchir ? Cette « frontière » renvoie à une construction éphémère, à un concept flou, abstrait ou précaire, comme le montrent les corpus et théories, structures et mouvements, qui intéressent notre collègue depuis au moins son livre, devenu référence, Anne Hébert : architexture romanesque (1985). C’est aux paradoxes et apories de la notion que sera consacrée cette session, conçue non seulement comme un hommage à Janet M. Paterson, mais surtout comme une invitation à réfléchir sur les passages et franchissements sous formes diverses, avec notre collègue – c’est-à-dire à la lumière de ses contributions nombreuses et variées à la recherche, à l’enseignement et à l’administration.

Nous proposons les axes de recherche suivants:

  1. Frontières terrestres, géographiques, nationales, sociales
  2. Frontières entre public et privé, entre vie publique et vie intime
  3. Frontières romanesques et du genre littéraire
  4. Frontières de l’humain et de la sexuation, du "gender"
  5. Frontières professionnelles et des activités de travail

Nous acceptons des propositions de communication en études françaises, québécoises, canadiennes et francophones ou concernant la profession universitaire. Les propositions, d’une longueur maximale de 300 mots, doivent indiquer le nom du/de la chercheur.e, son affiliation institutionnelle, et son email. La publication d’une sélection de communications remaniées est envisagée par les responsables de l’atelier.

Date limite pour l’envoi des propositions (250-300 mots) : le 5 janvier 2020

Responsables de l’atelier :

Catherine Khordoc            catherine.khordoc@carleton.ca
Tara Collington              tcollington@uwaterloo.ca
Karin Schwerdtner            kschwerd@uwo.ca

Les personnes ayant soumis une proposition de communication recevront un message des responsables avant le 25 janvier 2020 les informant de leur décision. L’adhésion à l’APFUCC ou à l’ALCQ est requise pour participer à cet atelier conjoint. Il est également d’usage de régler les frais de participation au Congrès des Sciences humaines ainsi que les frais de conférence de l’APFUCC ou de l’ALCQ. Ils doivent être réglés avant le 31 mars 2020 pour bénéficier des tarifs préférentiels. La date limite pour régler les frais de conférence et l’adhésion est le 10 avril 2020. Passé cette date, le titre de votre communication sera retiré du programme. Vous ne pouvez soumettre qu’une seule proposition de communication pour le colloque de 2020. Toutes les communications doivent être présentées en français pour l’APFUCC, en personne, même dans le cas d’une collaboration.

Ouvrages de Janet M. Paterson

Livres

Anne Hébert: architexture romanesque, Ottawa, Les Éditions de l’Université d’Ottawa, 1985; 1988 (2ème tirage), 192 pp.

Moments postmodernes dans le roman québécois, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1990; 1993 (2ème tirage), XI + 142 pp.

Trou de mémoire de Hubert Aquin, édition critique, Montréal, Bibliothèque québécoise, LI + 347 pp. (avec Marilyn Randall).

Postmodernism and the Quebec Novel, trans. David Homel and Charles Phillips, Toronto, University of Toronto Press, 1994, 167 pp.

Figures de l’Autre dans le roman québécois, Québec, Nota Bene, 2004, 238 pp.

Ouvrages dirigés (sélection)

Défis, projets et textes dans l’édition critique au Canada, New York, AMS Press Inc, 1993, 117 pp. (avec John Lennox).

La Didactique à l’oeuvre: perspectives théoriques et pratiques, Toronto, Canadian Scholars’ Press, 1995, 132 pp. (avec Jacques Cotnam).

Voix et images, « Dossier: Madeleine Ouellette-Michalska », Vol. XXIII, no 1, 1997, pp. 9-116, guest editor.

Altérité, Texte, vol. 23/24, 1998.

Aliénation et contestation, Cahiers Anne Hébert, vol. 1, June 1999, Montréal, Fides.

Sexuation, espace, écriture, Québec, Éditions Nota Bene, 2002. (avec L. Dupré et J. Lintvelt).

Lire le texte et son espace ; outils, méthodes,études, Arborescences, no 3, juillet 2013 (avec Caroline Lebrec et Antje Ziethen).

Articles ou chapitres de livres (sélection)

« Écriture postmoderne, écriture subversive: Trou de mémoire d’Hubert Aquin », dans Jacques Allard et Madeleine Frédéric [éds], Modernité/ Postmodernité du roman contemporain, Montréal, Université du Québec à Montréal, 1987, pp. 87-100.

« Le Roman québécois au seuil de la postmodernité », Oeuvres et critiques, vol. XIV, no 1, 1989, pp. 73-82.

« Postmodernisme et féminisme: où sont les jonctions? », dans Mélanges de littérature canadienne-française et québécoise offerts à Réjean Robidoux, Ottawa: Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1992, pp. 216-226.

« Le vieux Chagrin, une histoire de chats? Ou comment déconstruire le postmoderne », dans Le Roman québécois depuis 1960, Sainte-Foy: Les Presses de l’Université Laval, 1992, pp. 181-193.

« Le postmodernisme québécois: tendances actuelles », Études littéraires, 27, no 1, 1994, pp. 77-88.

« Ni l’un, ni l’autre: l’ambivalence du discours de l’hétérogène dans Volkswagen Blues », University of Toronto Quarterly, 63, no 4, 1994, pp. 605-613.

"Eroticism, Violence and Politics”, Essays on Canadian Writing, 55, printemps 1995, pp. 58-63.

« Altérité dans Kamouraska d’Anne Hébert », Hommages à Anne Hébert, Paris/Québec, L’Hexagone, 1997, pp. 243-250.

« Pour une poétique du personnage de l’Autre », Texte, vol. 23/24, 1998, pp. 99-117.

« Fast so fast: dérives identitaires dans Le Désert mauve de Nicole Brossard » dans Roman contemporain et identité culturelle en Amérique du Nord, Québec, Nota Bene, pp. 45-57.

« Archibald ou Arché? L’alterité dans Les Anciens Canadiens », Croire à l’écriture, sous la direction de Yvan Lepage et Robert Major, Ottawa, Les Éditions David, 2000, pp. 301-311.

« Le Paradoxe du postmodernisme: l’éclatement des genres et le ralliement du sens », Enjeux des genres dans les écritures contemporaines, Québec, Éditions Nota Bene, 2001, pp. 81-102.

« L’espace sexué de l’Autre dans La Petite Fille qui aimait trop les allumettes », dans Sexuation, espace, écriture, éd. L. Dupré, J. Lintvelt, J.M. Paterson, Québec, Éditions Nota Bene, 2002, pp. 293-312.

« Quand le je est un(e) Autre: l’écriture migrante au Québec, » dans Reconfigurations: Canadian Literatures and Postcolonial Identities, éd. M. Montford et F. Bellarsi, Peter Lang, 2002, pp. 43-59.

« Le Sujet en mouvement : postmoderne, migrant et transnational », Nouvelles Études Francophones, vol. 24, no 1, 2009, pp. 10-18.

« L’écriture de l’Autre : de l’exil à la transculture », Rencontres canadiennes, Transcultures, Editura Universitatii Alexandru Ioan, 2012, p. 25-37.

« L’Ombre de l’Autre malfaisant », Le Centenaire d’Anne Hébert, Les Presses de l’Université de Montréal, 2018, p. 193-205.

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