Le cauchemar des cartes perforées

Employée du Centre de calcul manipulant des cartes perforées, 1969, fonds d’archives du Service des communications de l’Université de Sherbrooke.

En 1967, l’Université crée le Centre de calcul, situé au sous-sol de la résidence des professeurs, aujourd’hui le pavillon John-S.-Bourque. 

À l’époque la seule manière d'entrer en communication avec l'ordinateur, mis à la disposition de la communauté universitaire, se faisait grâce à des cartes perforées. Les employés devaient manipuler des centaines de ces cartes, qu’il fallait d'ailleurs préparer en pile dans un ordre très précis. Malheur à la personne qui laissait tomber sa pile de cartes par terre, c'était un véritable cauchemar de la reconstituer. (journal Liaison,20 mai 2004). L'équipement ne suffisant pas à traiter tous les travaux, le Centre de calcul était ouvert même la nuit.

Photo d’une carte perforée : photo Philippe Ménard, collection d’archives de l’Université de Sherbrooke.

On s’étonne dans le journal Liaison du 19 janvier 1968 « de voir comment le langage des machines commence à modifier le langage des hommes. Nous recevons de temps en temps – et de notre propre personnel encore ! – des documents datés selon un style qui évoque les perforations IBM. : par exemple, on écrira "le 8 février" sous la forme 08/02/68 ».

Le Centre de calcul deviendra quatre ans plus tard le Service de l’informatique, puis en 1997, le Service des technologies de l’information.

Le Centre de calcul, 1969, fonds d’archives du Service des communications de l’Université de Sherbrooke.