Cérémonial, toge et mortier - Les collations des grades de 1955 à aujourd'hui

Collation des grades 2017 (Photographie Michel Caron)
Benoit Garneau, bachelier es arts, cérémonie de collation grades, mai 1970, fonds d’archives du Service des communications de l’Université de Sherbrooke

Les premières universités ont vu le jour en Europe au XIIe siècle. Au siècle suivant, est instaurée, à la fin des études universitaires, la cérémonie de collation des grades où sont octroyés titres et diplômes.

Fondée en 1954, l’Université de Sherbrooke décerne en 1957, pour la première fois, des diplômes à une cohorte de finissants. Depuis cette époque, l’UdeS a perpétué le port de la toge, de l’épitoge et du mortier, par respect pour une tradition maintes fois centenaire et pour marquer le caractère solennel de l’évènement.

Cependant, au tournant des années 1970, les étudiants contestent le cérémonial. Parmi leurs revendications, ils obtinrent de ne plus porter la toge. Benoit Garneau, bachelier es arts en 1970, se souvient bien de cette période rebelle, « il fallait à tout prix marquer notre différence […] malgré cela l’événement était important » (journalLiaison, 10 juin 2004).

Spécimen de diplôme rédigé en latin, 1960, fonds d’archives du Bureau de la registraire de l’Université de Sherbrooke

L’Université de Sherbrooke propose depuis 2006 une collation des grades entièrement réinventée, tout en tenant compte de son histoire. Pour plus d’informations à propos de la collation des grades de l’Université de Sherbrooke, consulter la page web dédiée à cet évènement.

Cérémonie de collation des grades de juin 1959 où sont réunis quelques-uns des fondateurs de l'UdeS. De g. à dr. : Paul Desruisseaux, Gaston Desmarais, Mgr Georges Cabana, John-S. Bourque et Albert Leblanc, fonds d’archives du Service des communications de l’Université de Sherbrooke