Évaluation des collections : méthodologie

Pour faire face à l’augmentation des coûts, le Service des bibliothèques et archives veut réévaluer ses collections de périodiques. Pour cela, il doit procéder de façon méthodique afin de faire des choix judicieux, qui répondent aux besoins réels du personnel enseignant, du personnel de recherche ainsi que des étudiantes et étudiants. Avant d’annuler certains abonnements, par exemple, il faut s’assurer que cela n’affectera pas la qualité de l’enseignement et de la recherche.

Le Service a mandaté comme consultant le professeur Vincent Larivière, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal. M. Larivière a effectué une analyse similaire pour les bibliothèques de l'Université de Montréal et de l’UQAM. Il a démontré que près de 40 % des titres des périodiques numériques souscrits par ces bibliothèques universitaires n’ont jamais été consultés au cours des cinq dernières années. Ces données ont été présentées au comité d’orientation des bibliothèques de l’Université de Sherbrooke qui s’est réuni le 15 mai et qui a entériné le mandat du professeur Larivière pour ce chantier.

Trois indicateurs

La méthodologie utilisée par Vincent Larivière comporte trois indicateurs de même pondération :

  1. les données de téléchargement (consultation) sur cinq ans de chaque périodique, qui mesurent l’utilisation par toute la communauté universitaire;
  2. les articles cités par les membres de la communauté de recherche de l’université, qui mesurent l’importance d’un périodique pour produire et publier de la recherche;
  3. les mentions dans la consultation auprès de la communauté universitaire (sondage), qui mesurent la perception de pertinence pour chacun des usagères et des usagers.

Comme les pratiques de recherche, de citation et d’utilisation de la documentation varient selon les disciplines, l’analyse sera faite à l’échelle de chacun des cinq grands domaines suivants : sciences de la santé, sciences naturelles et pures, sciences sociales, sciences humaines et génie.

Pour être considérée comme prioritaire, une revue doit se situer soit dans les 80 % des téléchargements ou 80 % des citations ou 80 % des mentions dans la consultation (sondage). Le professeur Larivière produira un rapport de cette analyse qui sera utilisé par le Service des bibliothèques et archives pour déterminer les titres à privilégier et ceux qui pourront être annulés.

Pour ce chantier, le Service s’inspire de l’expérience d'autres bibliothèques universitaires qui ont fait la démarche ou qui s’apprêtent à la faire. Le mouvement de réflexion est à l’échelle nord-américaine : les coûts exorbitants forcent les universités à repenser leurs ressources documentaires.


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