Constats

À l'Université de Sherbrooke, les abonnements aux périodiques et aux banques de données coûteront environ 4 860 000 $ pour l’année 2015-2016. Ceci représente près de 88 % du budget total d’acquisition du Service des bibliothèques et archives. Ce qui laisse bien peu de marge de manœuvre pour les achats ponctuels comme les monographies, les disques, les cartes et autres documents.

De plus, le Service a dû réduire son budget de fonctionnement de 1,3 million de dollars en 2014-2015 et 2015-2016, dont 40 % dans ses budgets de collections.

Les augmentations continuelles des coûts dépassent l’inflation; on a même déjà vu une hausse de 30 % en un an pour l’abonnement à une revue. Les bibliothèques universitaires regroupées en consortium effectuent depuis plusieurs années des achats en commun afin de négocier de meilleures ententes auprès des éditeurs. Mais dans une situation de quasi-monopole, il devient de plus en plus difficile de contrer les stratégies d’affaire des grands éditeurs. Ces derniers imposent de plus en plus des abonnements forfaitaires aux bibliothèques ‒ comme il se fait en télévision pour s’abonner au câble ‒ qui se retrouvent à payer une série d’abonnements à des revues dont elles n’ont pas besoin afin d’obtenir les quelques titres d’importance. De 1986 à 2011, les dépenses en abonnement des bibliothèques universitaires nord-américaines ont augmenté de 402 % alors que celles pour les monographies ont augmenté de 71 %.

Devant cette situation, une action s’impose : nous devons évaluer la pertinence et l’utilité de l’ensemble de nos abonnements de périodiques électroniques et banques de données afin de reprendre le contrôle de nos collections et de nos budgets.


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