L'historique

1973 : La naissance de l’association

L’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Sherbrooke (APAPUS) a vu le jour en 1973. S’inspirant du mouvement associatif créé à l’Université Laval, l’APAPUS a été constituée au départ pour permettre un rassemblement de l’ensemble du personnel de gestion et professionnel de l’Université. À l’origine, une incorporation faite en vertu de la Loi des compagnies a donné naissance à des protocoles de travail qui s’inspiraient largement des conditions de travail conventionnées du secteur public. Il faut se rappeler qu’à l’époque, celles-ci évoluaient très rapidement et de façon significative. À la même époque, la majorité de nos collègues enseignants et du personnel de soutien de l’Université ont opté pour la syndicalisation.

1982 : Le choc des compressions

Les importantes compressions budgétaires de 1982 ont démontré la fragilité de notre regroupement. Sans accréditation officielle et sans affiliation, notre organisation a largement fait les frais de cette ronde de coupures. L’Université dénonçait alors les protocoles de travail, procédait à des mises à pied et à des coupures de salaires. Dès lors, s’est installé un climat d’impuissance et de morosité. En 1984, notre Association signait une entente de service avec la Fédération des professionnelles et professionnels des collèges et des universités (FPPCU).

1986 : Vers la syndicalisation

De 1986 à 1989, de nouvelles compressions du financement universitaire ont été annoncées. À l’aube de ces coupes, l’heure de la syndicalisation avait sonné. La requête en accréditation syndicale a donc été faite en juin 1986 et une des plus longues enquêtes a été réalisée par le Ministère du travail afin de départager la portée de notre unité de négociation. L’APAPUS passa de 125 à 50 membres, puis de 50 à 175 personnes, en excluant les cadres intermédiaires, assimilés à des contremaîtres, et en incluant plusieurs nouveaux personnels professionnels, notamment ceux qui étaient qualifiés à l’époque de « précaires ».

1989 : Affiliation provinciale

Après l’accréditation, en 1989, un débat a eu cours en vue d’affilier l’APAPUS à une centrale provinciale. Deux centrales étaient sur les rangs : la Fédération du personnel professionnel des collèges et universités (FPPCU) et la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ). L’APAPUS opta pour joindre cette dernière. Dûment accréditée, l’APAPUS devait négocier sa première convention collective. Trois années de travail acharné et le déploiement de drôles de moyens de pression ont été nécessaires pour réaliser ce qui paraissait irréel. Entre autres moyens, le syndicat véhicula un pastiche du slogan universitaire de l’époque, « Choisir et exceller », devenu « Moisir et excéder ! ».

1992 : Une première convention collective

La détermination indéfectible des membres finit par porter fruit : la première convention collective pour et par le personnel professionnel de l’Université de Sherbrooke était enfin signée en 1992.

En juillet 1990, une nouvelle requête en accréditation avait aussi été déposée afin de négocier une convention collective pour nos collègues payés par les budgets de recherche. Par cette requête, le syndicat APAPUS atteignait une représentation de près de 300 personnes.

La signature de la première convention collective consacrait une démarche de plusieurs années de travail de terrain. Aussi, ces années avaient-elles marqué l’ancrage de plus en plus significatif du personnel administratif et professionnel sur le quotidien de l’Université de Sherbrooke.

1998 : Au tour des personnels de recherche de signer

L’année 1998 permit enfin la signature de la première convention collective pour notre Section B soit celle des personnels de la recherche. Simultanément était convenue une lettre d’entente entre l’APAPUS et l’Université permettant d’assouplir notre convention de la Section A de façon à permettre à notre employeur de bénéficier de mesures d’assouplissement grâce à une pause de notre exclusivité de tâche. C’était aussi l’occasion de faire des économies mutuelles en absorbant une bonne partie des surplus actuariels du régime de retraite.

2000 : Désaffiliation CEQ – Adhésion FPPU

Au tournant des années 2000, l'APAPUS entreprend un virage et se désaffilie de la CEQ. Elle opte pour joindre les rangs de la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche (FPPU). Contrairement à la CEQ qui compte une majorité de membres issus des rangs de l'enseignement, la FPPU regroupe exclusivement des syndicats de personnel professionnel. Ainsi, les services conseils de l'organisation sont mieux adaptés aux besoins des membres de l'APAPUS.

2010 : La gouvernance des universités dans la mire

La décennie 2010 est marquée par un discours politique qui met en cause l'autonomie des universités. Dans l'espace public et dans les officines gouvernementales, on questionne la composition des conseils d'administration et on insiste pour voir des gens d'affaires investir les instances décisionnelles des universités. En parallèle, l'APAPUS et d'autres syndicats veillent au grain alors que l'idée d'étendre aux universités les conditions de travail des fonctionnaires provinciaux - dont la politique salariale gouvernementale - est évoquée en haut lieu. La négociation de 2010-2011 est fortement marquée par cet enjeu.

2017 : L’Apapus négocie le renouvellement des conventions collectives de l’unité A et de l’unité B

L'année 2017 voit l'adoption d'une nouvelle convention collective pour l'Unité A, et le début de la négociation de celle de l'Unité B. Pour l'Unité A, un contrat de travail de trois ans est adopté, avec la confirmation de mesures de conciliation travail-vie personnelle qui avaient fait l'objet de projets pilotes auparavant. Pour l'Unité B, la négociation repose sur la reconnaissance accrue de la contribution des personnels professionnels de recherche.