L’UdeS et Hydro-Sherbrooke s’unissent pour contrer les cybermenaces

Le contexte pandémique engendre plus d'activité en cyberespionnage, déstabilisation politique et sabotage des infrastructures.
Le contexte pandémique engendre plus d'activité en cyberespionnage, déstabilisation politique et sabotage des infrastructures.
Photo : Fournie

Les menaces cybernétiques sont de plus en plus présentes et actives dans le secteur de l’énergie, c’est pourquoi l’UdeS et Hydro-Sherbrooke joindront leurs efforts dans le cadre d’un projet de recherche en cybersécurité visant à mieux protéger les infrastructures électriques du Canada.

Ce projet de recherche, qui s’échelonnera sur trois ans, est financé par Ressources naturelles Canada à la hauteur de 375 000 $. L’Université de Sherbrooke et Hydro-Sherbrooke ont également contribué financièrement au projet, ce qui porte l’investissement total à 750 000 $.

Le projet de recherche s’intéresse au développement de nouvelles technologies pour la prévention et la détection des cyberattaques dans les systèmes de production et de distribution d’énergie électrique. Huit chercheurs engagés composent une équipe multidisciplinaire en génie électrique, en informatique, en gestion et en politique appliquée. Ensemble, ils analyseront les meilleures pratiques, tant au niveau de la gouvernance que de la gestion des infrastructures.

Le professeur Marc Frappier, chercheur principal du projet au Département d’informatique de la Faculté des sciences de l’UdeS
Le professeur Marc Frappier, chercheur principal du projet au Département d’informatique de la Faculté des sciences de l’UdeS
Photo : UdeS

La cybersécurité dans le domaine de l’énergie est un enjeu stratégique pour le Canada. Les cyberattaques deviennent de plus en plus sophistiquées. Il est important de développer des techniques avancées en recherche pour mieux contrer ces attaques. Hydro-Sherbrooke, appuyé par le Service des technologies de l’information de la Ville de Sherbrooke, est un partenaire idéal pour effectuer des travaux de recherche : sa taille est suffisamment grande pour représenter un environnement réaliste, tout en étant suffisamment petite pour interagir avec beaucoup d’agilité avec l’équipe de recherche.

Pr Marc Frappier, chercheur principal du projet au Département d’informatique de la Faculté des sciences de l’UdeS

« De concert avec le milieu universitaire et les services d’utilité publique, nous travaillons à des recherches de pointe visant à prévenir et à contrer les cybermenaces et à assurer la sécurité de la population canadienne », affirme le ministre des Ressources naturelles du Canada, Seamus O’Regan Jr.

Dans le contexte pandémique actuel, les groupes étatiques sont très actifs en cyberespionnage, en déstabilisation politique et en sabotage des infrastructures. Le maillage des expertises disponibles à l’Université de Sherbrooke et celles de nos partenaires visant à contribuer au renforcement de la cybersécurité confirme le positionnement de notre institution comme contributrice essentielle à la société.

Pr Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de l’UdeS

De son côté, la Ville de Sherbrooke est fière de participer à ce projet de recherche. « Nous sommes heureux de pouvoir aider l’Université de Sherbrooke à développer des techniques avancées en prévention de cyberattaques dans le domaine de l’énergie », déclare Christian Laprise, directeur chez Hydro-Sherbrooke.

Le Canada est le 6e plus grand producteur d’électricité au monde et le 2e au niveau de l’hydroélectricité. La dépendance des Canadiennes et des Canadiens face à l’électricité croît d’année en année, notamment avec la croissance de la mobilité et des objets connectés. À cet égard, le Canada a identifié le secteur énergétique comme étant l’une des dix infrastructures essentielles, d’où l’importance de ce projet de recherche.