Gouverner la technologie en temps de crise : aide à la décision dans le cadre de la COVID-19

Pre Allison Marchildon contribue à une importante étude internationale sur notre rapport à la technologie et à sa gouvernance

Couverture du rapport, produit par la Human Technology Foundation.
Couverture du rapport, produit par la Human Technology Foundation.

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière un double constat : d’un côté, notre avance technologique ne nous a pas évité d’être touchés de plein fouet par le fléau. De l'autre, décideurs politiques, dirigeants d’entreprises et citoyens se sont spontanément tournés vers la technologie pour trouver des solutions à la crise. Réflexe salvateur ou solutionnisme?

Alors que l’activité était en grande partie suspendue, le télétravail et l’économie numérique ont joué un rôle primordial. Mais l’usage de la technologie dans la lutte contre la pandémie a soulevé de nombreuses questions. Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des applications de contact tracing, des objets connectés vérifiant la distanciation sociale ou de dispositifs d’autodiagnostic n’en sont qu’un exemple. L’acceptation sociale et l’utilisation assidue de ces outils sont nécessaires à leur efficacité, mais beaucoup sont réticents à les employer.

Et si la clef du succès tenait dans un renouvellement de notre rapport à la technologie et à sa gouvernance? Afin de proposer des solutions novatrices, la Human Technology Foundation réuni un vaste groupe d’experts internationaux : 45 techniciens, juristes et éthiciens de 13 pays différents ont travaillé de concert pour développer une méthode qui permet de sélectionner une technologie répondant à des besoins identifiés, de la déployer et d’en assurer la gouvernance de façon participative. La professeure Allison Marchildon, responsable des programmes d'études en éthique appliquée à l'Université de Sherbrooke, a contribué à la rédaction de cet important rapport.