Nouvelles de l’IPS

Le laboratoire du Pr Richard Leduc étudiera les comportements des cinq variants du virus causant la COVID-19

Le Pr Richard Leduc, membre de l'IPS et professeur-chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke
Le Pr Richard Leduc, membre de l'IPS et professeur-chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke
Photo : Martin Blache

Après avoir reçu un financement majeur au printemps 2020 pour étudier le virus qui suscite tant de bouleversements dans nos vies, le Pr Richard Leduc se voit octroyer un montant supplémentaire de 50 000 $ par les IRSC (Instituts de recherche en santé du Canada) qui permettra à son équipe d’étudier les cinq variants de SARS-CoV-2  catégorisés comme étant « of concern » sur le site du CDC (Centers for Disease Control and Prevention).

Les subventions en ce qui a trait à la COVID-19 ne relèvent jamais du hasard. Alors que toute l’attention médiatique est tournée vers ces cinq variants qui constituent un mystère encore irrésolu, le laboratoire du Pr Richard Leduc est sélectionné pour tenter de percer cette énigme. Ce qui inquiète les scientifiques et les gouvernements à travers le monde, ce sont les comportements de ces cinq mutations du coronavirus. Est-ce que l’entrée du virus dans la cellule se fait de la même manière ? Est-ce que cette entrée dans la cellule humaine s’avère plus facile, plus difficile, plus rapide ou plus lente ? Qu’en est-il de l’infection ? Se propage-t-elle de la même manière dans le corps ? à la même vitesse  avec la même sévérité ? L’équipe du Pr Leduc tentera de répondre à ces questions au cours des prochains mois.

Afin d’étudier ces « comportements viraux », un outil diagnostique élaboré dans le laboratoire du Pr Philippe Sarret sera utilisé. Le modèle de validation, créé en collaboration avec la professionnelle de recherche Marie-Édith Nepveu-Traversy, permettra de suivre l’infection par les différents variants en temps réel : l’entrée dans la cellule, la vitesse de l’infection, la sévérité de cette dernière et bien d’autres facteurs d’intérêt.

Cette subvention permettra à la communauté scientifique d’accumuler des données importantes en ce qui a trait aux mutations sur les spicules (protéine virale impliquée dans l’entrée du virus dans la cellule humaine) des cinq variants du virus causant la COVID-19. En comprenant davantage leur modus operandi, il sera plus facile de s’assurer de l’efficacité des outils thérapeutiques en développement qui, rappelons-le, ciblent actuellement la première version (non-mutée) de SARS-CoV-2.