Une carrière de chercheuse en chimie bien amorcée

Josée Maurais, récipiendaire d’une Bourse Vanier

Photo : Fournie

L’excellence universitaire, le potentiel de recherche et les compétences en leadership sont les trois critères qui guident les jurys du Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier (BESC Vanier) dans sa sélection. Josée Maurais, doctorante en chimie à l’Université de Sherbrooke, est parmi les récipiendaires 2020 de cette prestigieuse bourse.

« Je suis incroyablement reconnaissante. Cette bourse est un énorme coup de pouce du point de vue financier. J’aimerais également profiter de la visibilité qu’elle me donne pour mettre en lumière les défis auxquels les étudiantes et étudiants font face et pour participer aux efforts de rayonnement de la relève », témoigne Josée.

Une excellence universitaire reconnue à l’échelle internationale

Au baccalauréat comme à la maîtrise, Josée a terminé ses études en chimie avec la meilleure performance académique de sa promotion. Elle s’est vue octroyer plusieurs distinctions prestigieuses, comme les bourses du Fonds de recherche du Québec - Nature et technologies (FRQNT) et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), de même que des bourses de la fondation de l’Université de Sherbrooke, pour en nommer quelques-unes.

Dès son premier stage, Josée a su qu’elle voulait se lancer en recherche. Travaillant au sein d’un groupe d’ingénieurs à l’Institut interdisciplinaire d’innovation technologique (3IT), elle s’est intéressée à l’instrumentation de pointe et aux travaux d’électrogreffage en salles blanches, ce qui a mené à une première publication. Afin de s’aguiller pour la maîtrise, Josée a également effectué un stage en chimie fondamentale sous la supervision du Pr Patrick Ayotte, qui est aujourd’hui son directeur de thèse. Pendant ce stage, elle a démarré un projet de recherche à saveur industrielle en collaboration avec Rio Tinto-Alcan (RTA). L’objectif était de réduire l’impact environnemental des résidus miniers disposés à Jonquière, projet qui lui a mérité la Bourse d’études supérieures Rio Tinto.

Depuis, Josée a initié deux collaborations : l’une avec l’équipe de Gen Sazaki du University of Hokkaido au Japon, et l’autre, avec l’équipe de Heon Kang du Seoul National University en Corée du Sud. Ces collaborations à l’international se maintiendront tout au long de son doctorat. « On commence même une nouvelle collaboration avec une personne qui se spécialise en théorie en Israël, en plus d’une expérimentatrice en Californie. Ce sont de belles possibilités d’avancement en plus d’améliorer l’efficacité du projet par la complémentarité des différentes expertises », ajoute Josée.

Des études doctorales au service de l’environnement

« Durant son doctorat, Mme Maurais a choisi d’examiner un problème extrêmement épineux : l’élucidation du mécanisme d’hydrolyse hétérogène du dioxyde d’azote sur la glace, un enjeu majeur dans la gestion de la qualité de l'air. La Bourse Vanier souligne la qualité de son travail, et l’encourage à s’engager pleinement dans un programme de recherche ambitieux, en collaboration avec des partenaires internationaux, lui offrant l’opportunité de poursuivre son développement professionnel dans un secteur stratégique en sciences moléculaires environnementales », atteste le Pr Patrick Ayotte, professeur au Département de chimie de l’Université de Sherbrooke et directeur de thèse de Josée.

Les recherches de Josée portent sur l’étude des réactions chimiques hétérogènes du dioxyde d’azote (NO2) sur la glace dans des conditions contrôlées, imitant les milieux naturels. Les connaissances acquises de l’étude de l’eau sur la glace contribueront à prévoir les fluctuations de la concentration des espèces chimiques dans notre atmosphère et à cibler les sources afin de mettre en place des contrôles d’émission de NO2. Cette recherche est particulièrement importante aujourd’hui, étant donné que ce polluant se trouve en grande quantité dans notre environnement avec la population et l'industrialisation grandissantes. Le projet proposé permettra de comprendre, de modéliser et de prévenir la production de polluants atmosphériques.

« Ce que j’aimerais développer particulièrement comme compétence transversale pendant mon doctorat est la mobilisation des connaissances. C’est très important pour moi de rendre mon travail pertinent et intéressant pour le public, afin de le sensibiliser au sujet des défis environnementaux de l’envergure des retombées scientifiques », ajoute-t-elle.

Un modèle pour la relève

Dès le début de son baccalauréat en chimie, Josée s’est impliquée auprès d’un groupe de discussion avec de jeunes élèves afin de les encourager dans leurs parcours scolaires. Elle est rapidement devenue un modèle pour ces jeunes. Josée a également été coordonnatrice du colloque de chimie, pendant lequel elle s’est initiée à la recherche de commanditaires et a veillé à ce que les comités fonctionnent bien.

« Jusqu’à la fin de mon doctorat, je vais continuer à m’impliquer sur le Comité intersectoriel étudiant au Fonds de Recherche du Québec (FRQ), en même temps que de siéger au Conseil d’administration du FRQNT. Je vais profiter de l’opportunité et de la vitrine que me donne cette bourse pour faire avancer des dossiers et à faire des consultations auprès de la relève en recherche au Québec », partage-t-elle. Pour tout dire, Josée continuera d’inspirer son entourage avec tout projet qu’elle entreprendra.

Toutes nos félicitations, Josée !

Au sujet des Bourses Vanier

Conçu et piloté par le gouvernement canadien, le très prestigieux Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier (BESC Vanier) a pour objectif d’attirer au pays les meilleurs étudiants et étudiantes de doctorat au monde. Ses bourses annuelles, valables durant trois ans, permettent au Canada et à ses universités de se positionner parmi les centres mondiaux d’excellence en recherche et en enseignement supérieur.