Concours La preuve par l’image de l’Acfas 2020

Deux images finalistes font rayonner la recherche de l’UdeS

Utiliser la communication visuelle au lieu des mots pour faire découvrir des connaissances scientifiques? Absolument! C’est ce qu’ont fait des étudiantes et étudiants de l’UdeS, dont les œuvres figurent parmi les finalistes du concours La preuve par l’image.

En effet, des membres de la communauté étudiante de la Faculté des lettres et sciences humaines et de la Faculté de médecine et sciences de la santé se démarquent à la 12e édition du concours organisé par l’Association francophone pour le savoir (Acfas).

Vision hitchcockienne

Camille Pelletier-Guittier, finissante à la maîtrise en sciences géographiques à la Faculté des lettres et sciences humaines, est finaliste avec son image Vision hitchcockienne.
Camille Pelletier-Guittier, finissante à la maîtrise en sciences géographiques à la Faculté des lettres et sciences humaines, est finaliste avec son image Vision hitchcockienne.

Biologiste et maintenant finissante à la maîtrise en sciences géographiques, Camille Pelletier-Guittier a choisi de réaliser son projet de recherche sur les corridors fauniques en milieu agricole. Ayant grandi dans ce milieu, Camille a toujours été interpellée par les enjeux comme la fragmentation des habitats et la connectivité. « Je cherchais à savoir si la faune sauvage utilise les lignes d’arbres entre deux champs, comme les haies brise-vent, pour se déplacer. Pour ce faire, des “caméras-pièges” ont été posées sur les arbres et elles prenaient des clichés chaque fois qu’il y avait un mouvement devant elles », précise-t-elle.

Vision hitchcockienne, l’image proposée par l’étudiante, présente une envolée de dizaines de carouges à épaulettes juvéniles capturées par un piège photographique. Elle évoque non seulement le film Les oiseaux d’Alfred Hitchcock, mais aussi la vision d’horreur que ces ravageurs de cultures peuvent représenter pour le milieu agricole.

Mortelle immortalité

Laurie Côté, Marilou Boisvert et Samuel Génier, étudiantes et étudiant en pharmacologie à la Faculté de médecine et sciences de la santé, sont finalistes avec leur image Mortelle immortalité.
Laurie Côté, Marilou Boisvert et Samuel Génier, étudiantes et étudiant en pharmacologie à la Faculté de médecine et sciences de la santé, sont finalistes avec leur image Mortelle immortalité.

Poursuivant leurs études en pharmacologie, Laurie Côté, Marilou Boisvert et Samuel Génier ont proposé une image issue de la microscopie confocale. Celle-ci met en lumière les différentes structures qui constituent les cellules des êtres vivants à l’aide d’anticorps et de sondes fluorescentes, suivie d’une pseudo-coloration.« La microscopie confocale est un puissant outil qui nous permet de visualiser précisément la localisation cellulaire de différentes protéines et de différents organites », ajoute Samuel.

L’image, intitulée Mortelle immortalité, expose des filaments d’actine (des protéines formant le cytosquelette des cellules), des mitochondries, des peroxysomes et des noyaux cellulaires représentés respectivement par du rose, du rouge, du vert et du cyan. Ces couleurs illustrent ainsi une lignée cellulaire immortalisée à partir du cancer du col de l’utérus d’Henrietta Lacks, une Américaine décédée en 1951.

Fait intéressant : les cellules de madame Lacks, considérées comme immortelles par leur capacité à se multiplier infiniment, vivent dans des boîtes de Pétri et des laboratoires à travers le monde afin de faire avancer la science fondamentale.

Les personnes gagnantes des prix du jury, du prix humain-nature et du prix du public Découverte seront dévoilées en septembre. D’ici là, vous pouvez aller voter pour votre image « coup de cœur » sur le site de ICI Radio-Canada.

À propos du concours La preuve par l’image
Il est consacré aux images issues de recherches scientifiques où toutes les techniques de production visuelle, telles que la photographie, la radiographie, le dessin, le graphique, sont acceptées. Son but? Mettre en valeur la recherche d’ici, tout en stimulant l’intérêt et la curiosité envers la connaissance scientifique auprès de tous les publics.