Réserve naturelle du parc du Mont-Bellevue

La concertation des usagères et usagers permet de franchir une étape importante

Le parc du Mont-Bellevue compte plusieurs kilomètres de sentiers permettant la pratique d’une variété d’activités : course, marche, raquette, ski alpin, ski de fond, vélo de montagne, etc.
Le parc du Mont-Bellevue compte plusieurs kilomètres de sentiers permettant la pratique d’une variété d’activités : course, marche, raquette, ski alpin, ski de fond, vélo de montagne, etc.
Photo : Michel Caron - UdeS

Les membres de l’Alliance pour la réserve naturelle du parc du Mont-Bellevue ont déposé les recommandations d’aménagement du secteur J.-S. Bourque aux propriétaires, au terme d’un long travail de concertation. Dès 2020 et jusqu’en 2022, une revitalisation du réseau s’amorce dans ce secteur, impliquant la fermeture de sentiers illicites, l’aménagement durable du réseau pédestre et l’aménagement d’un sentier de liaison de vélos de montagne. Ce dernier reliera le réseau de vélos de montagne sur le mont Bellevue à d'autres sites destinés à la pratique non compétitive à l’extérieur de la future réserve naturelle.

Des étudiants et étudiantes seront par ailleurs embauchés à titre d’agentes et d’agents de sensibilisation sur le terrain. L’embauche de ces derniers a été possible grâce à la mise en commun des ressources de la Ville de Sherbrooke, de l’Université de Sherbrooke et du Regroupement du parc du Mont-Bellevue (RPMB).

Un programme de suivi de l’intégrité écologique a également été élaboré, au cours de la dernière année, par un comité impliquant des spécialistes et des étudiantes et étudiants de l’Université ainsi que des experts et expertes de la Ville de Sherbrooke et du Regroupement du parc du Mont-Bellevue. Ce programme permettra de suivre l’état de santé du parc sur le long terme, d’apporter des correctifs au besoin, et ce, tout en offrant des expériences concrètes d’apprentissage pour les étudiantes et étudiants. Le déploiement des indicateurs de suivi sur le terrain s'est amorcé en avril dernier.

Collaboration et concertation : les clés du succès

Le recteur de l’Université de Sherbrooke, le professeur Pierre Cossette, précise que « dans cette démarche de désignation de réserve naturelle, l’Université désire protéger ce milieu naturel exceptionnel, mais également assurer un équilibre entre les différents usages de ce territoire, dont les activités d’enseignement et de recherche. Nous sommes heureux de constater aujourd’hui que c’est avec ces orientations que nous franchissons cette nouvelle étape ».

« L’exercice que nous venons de vivre au sein de la table de travail de l’Alliance a été riche et a favorisé la collaboration entre ses membres. Nous avons réussi, au fil des rencontres, à déterminer des critères communs et à mieux comprendre les réalités de chacun. Nous croyons que les recommandations déposées aux deux propriétaires constitueront la base d’une saine cohabitation dans cette future réserve naturelle », mentionnent M. Luc Dugal, président de Dalbix, et M. Martin Gagnon, de l’Association citoyenne des espaces verts de Sherbrooke (ACEVS), tous deux membres de la table de travail de l’Alliance.

Les deux coprésidents du comité conjoint du parc du Mont-Bellevue n’avaient que des bons mots pour le travail réalisé au cours des derniers mois  « La concertation qui anime ce projet est au cœur de son succès et reflète bien les valeurs de l’Université et des Sherbrookoises et des Sherbrookois. Nous tenons à féliciter et à remercier les intervenants et les intervenantes dans ce dossier et les membres de la table de travail de l’Alliance qui ont su faire preuve d’engagement, d’écoute et de collaboration », ont exprimé la professeure Denyse Rémillard, rectrice adjointe et vice-rectrice à l’administration et au développement durable de l’UdeS, et M. Paul Gingues, conseiller municipal du district de l’Université.

Demande d’accréditation de ciel étoilé en milieu urbain

Un projet d’oasis de ciel étoilé en milieu urbain se greffe au projet de réserve naturelle du parc du Mont-Bellevue. À cet effet, les propriétaires ont mandaté le groupe de recherche sur la pollution lumineuse du Cégep de Sherbrooke afin que la future réserve soit reconnue comme site urbain de ciel étoilé dans le cadre de la certification Urban Night Sky Places, pilotée par l’International Dark-Sky Association. Constituant l’une des toutes premières oasis de ciel étoilé en milieu urbain au monde, ce projet contribuera à promouvoir la protection du ciel étoilé en milieu urbain et à mettre en valeur l’engagement et les efforts dans la lutte contre la pollution lumineuse déployés dans les communautés. Le site sera aménagé afin que la population profite du ciel étoilé.

À propos du parc du Mont-Bellevue et de la future réserve naturelle

Situé en plein cœur de la Ville de Sherbrooke et adjacent au Campus principal, le parc du Mont-Bellevue est un parc naturel de quelque 200 hectares, le plus grand îlot forestier en zone urbaine à Sherbrooke. Sur le plan écologique, le parc se distingue par la diversité des communautés végétales (cédrière, érablière à sucre, forêts mixtes, prucheraie) et ses milieux humides et hydriques. 

L’objectif de protéger à long terme ce parc comprend autant le maintien, voire l’amélioration des caractéristiques naturelles de ce lieu que sa mise en valeur auprès des usagers (accessibilité et qualité de l’expérience). Le 10 juin 2019, la Ville et l’Université ont déposé leur demande de reconnaissance à titre de réserve naturelle auprès du ministère afin de protéger ce joyau naturel. Cette démarche, qui doit bien sûr s’inscrire dans les objectifs gouvernementaux en matière de conservation, s’appuie largement sur la volonté des propriétaires qui fixent leurs propres objectifs de conservation et balisent les usages qu’ils souhaitent permettre sur la propriété. Ce statut engage les propriétaires, au plan légal, à se conformer à leurs propres engagements sur le long terme.

L’Université de Sherbrooke souhaite mettre en valeur ce territoire à des fins d’enseignement et de recherche en développant le concept d’écosystème école. Le parc du Mont-Bellevue est un terrain d’enseignement et de recherche prisé par bon nombre d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs pour des travaux académiques ponctuels ou dans le cadre d’activités pédagogiques régulières.