Mieux connaître le milieu professionnel qui attend nos étudiants

Échanges avec des experts de l’économie verte

Le 27 novembre dernier, les étudiantes et les étudiants en environnement étaient conviés à un rendez-vous avec des experts de l’économie verte au Campus de Longueuil.

Cette activité fut une occasion d’en apprendre davantage sur l’expertise de l’industrie québécoise en matière de gestion des matières résiduelles, d’assainissement de l’eau et de l’air, de gestion des sols contaminés et de lutte aux changements climatiques.

Les experts invités étaient Dominique Dodier, d’EnviroCompétences; Nathalie Viens de Véolia Amérique du Nord, Est du Canada; Martin Dussault de Waste Management; Geneviève Brisson d’Enerkem et Valérie Laganière de Groupe C. Laganière.

C’est dans une ambiance dynamique et décontractée que les panellistes ont répondu aux questions des participants, tout en abordant d’autres dimensions de leurs contextes d’affaires et professionnel.

Les défis actuels de l’industrie verte

La rencontre a permis d’établir un portrait du marché de l’emploi et des besoins des entreprises qui œuvrent dans le secteur des technologies environnementales au Québec et de mieux comprendre les défis qui se posent aux acteurs de l’industrie verte, quelle que soit leur place dans ce marché.

Parmi les défis évoqués par les panellistes, mentionnons l’importance de développer l’entreprise en cohérence avec les principes du développement durable; de créer des synergies avec les autres joueurs de l’industrie plutôt que de les considérer comme des compétiteurs; de sensibiliser les gouvernements à l’importance de mettre en place des règlementations qui vont favoriser les investissements dans les technologies vertes et de trouver le financement requis dans un contexte où le retour sur investissement se fera sur un long terme.

Vive la diversité!

Les échanges ont aussi mis en relief la diversité des parcours professionnels des panellistes. Avec des formations initiales en communication, en ingénierie, en études nordiques et en sciences politiques, les chemins empruntés par ces gestionnaires aujourd’hui passionnés par l’environnement sont tous inspirants.

Véronique Rioux du Service des stages et du développement professionnel; Nathalie Viens de Véolia Amérique du Nord, Est du Canada; Martin Dussault de Waste Management; Dominique Dodier d’EnviroCompétences; Jean-François Comeau du CUFE; Geneviève Brisson d’Enerkem; Valérie Laganière de Groupe C. Laganière; Pre Madeleine Audet du CUFE et Richard Mimeau du CETEQ.
Véronique Rioux du Service des stages et du développement professionnel; Nathalie Viens de Véolia Amérique du Nord, Est du Canada; Martin Dussault de Waste Management; Dominique Dodier d’EnviroCompétences; Jean-François Comeau du CUFE; Geneviève Brisson d’Enerkem; Valérie Laganière de Groupe C. Laganière; Pre Madeleine Audet du CUFE et Richard Mimeau du CETEQ.

Lorsqu’on leur demande quelles compétences ils doivent mobiliser au quotidien pour bien œuvrer dans le domaine de l’environnement, ils nous parlent d’ouverture à l’autre et à la multidisciplinarité, de savoir se remettre en question, de sortir des sentiers battus, de comprendre la réalité de l’autre pour pouvoir l’aider à atteindre son but. Ces personnes d’action font aussi ressortir l’importance d’avoir un bon réseau, d’établir des relations respectueuses qui favorisent la discussion ajoutant que le savoir-être est aussi sinon plus important que le savoir-faire.

Penser différemment des conventions usuelles et accepter de remettre en question les pratiques établies sont également des caractéristiques évoquées par les panellistes.

La gestion de l’environnement omniprésente et essentielle

Appelés à préciser quelle est la place des spécialistes en gestion de l’environnement dans leur secteur d’activité, les panellistes observent que la gestion de l’environnement est déjà présente dans tout ce qu’ils font. Ils constatent que les spécialistes en environnement sont de plus en plus essentiels dans une multitude de secteurs, que les exigences des fournisseurs, des clients et de la population en général sont de plus en plus élevées et que les perspectives évoluent rapidement. C’est pourquoi les personnes qui souhaitent développer une carrière en gestion de l’environnement vont pouvoir jouer un rôle vraiment significatif en aidant les organisations à relever ces défis.

Le mot de la fin

Un des panellistes, Martin Dussault, s’est adressé ainsi aux participants : « L’Université de Sherbrooke est un berceau pour former des spécialistes en environnement, je pense que vous êtes au bon endroit, continuez!  Vous êtes chanceux parce que vous êtes dans un moment où il y a une pénurie d’emploi et vous faites votre chance parce que vous avez choisi la bonne formation pour occuper des postes d’avenir. »

Cet événement a été organisé conjointement par le CUFE, le Service des stages et du développement professionnel de l’UdeS, le CÉTEQ et EnviroCompétences.