Décès d’Yves Martin, premier recteur laïc de l’Université de Sherbrooke

Élu en 1975, le recteur Martin devenait le quatrième recteur de l’Université de Sherbrooke et le premier non-ecclésiastique à occuper cette fonction. 
Élu en 1975, le recteur Martin devenait le quatrième recteur de l’Université de Sherbrooke et le premier non-ecclésiastique à occuper cette fonction. 
Photo : Archives UdeS

La communauté universitaire a appris avec tristesse le décès de l’ancien recteur Yves Martin, survenu le mardi 23 février, à l’âge de 91 ans.

Élu en 1975, le recteur Martin devenait le quatrième recteur de l’Université de Sherbrooke et le premier non-ecclésiastique à occuper cette fonction. Sous sa gouverne, l’Université de Sherbrooke a surmonté de grandes difficultés financières. Il a été le premier recteur à lancer un vaste processus de planification qui abordait la contribution de l’Université au développement local et régional et le service à la collectivité. Il a notamment priorisé la croissance des activités de formation permanente et le développement des sciences de la santé et des sciences humaines.

Au cours de son mandat, l’Université a conclu un partenariat avec la Ville de Sherbrooke pour l’aménagement d’installations sportives extérieures sur le réservoir municipal J.-M.-Jeanson et le développement conjoint du mont Bellevue à des fins récréatives. Le recteur Martin a également présidé les célébrations du 25e anniversaire de l’UdeS et l’inauguration du pavillon Univestrie, devenu le centre sportif Yvon-Lamarche.

Sociologue, professeur et haut fonctionnaire

Pendant plus de cinquante ans, Yves Martin a contribué à l’éducation nationale et à l’État québécois.
Pendant plus de cinquante ans, Yves Martin a contribué à l’éducation nationale et à l’État québécois.
Photo : Archives UdeS

Né à Lachine en 1929, Yves Martin a étudié au Séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke de 1943 à 1949. Yves Martin a par la suite fréquenté la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval où il a obtenu une maîtrise en sociologie. Il a poursuivi son parcours à Paris, à l’Institut national d’études démographiques et à l’École pratique des hautes études. De retour au Québec, il a enseigné au Département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Laval de 1956 à 1964.

Yves Martin entre dans la fonction publique québécoise en 1964, au moment de la création du ministère de l’Éducation. Il est nommé sous-ministre adjoint en 1966, puis sous-ministre de l’Éducation en 1969. Il joue alors un rôle important dans la création du réseau de l’Université du Québec. En 1973, il devient directeur général de la Régie de l’assurance-maladie du Québec que le gouvernement québécois a mis sur pied en 1970. Il a par la suite été sous-ministre des Relations internationales, conseiller stratégique au Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes, puis conseiller spécial auprès de trois premiers ministres.

Une contribution reconnue

La contribution d’Yves Martin à l’éducation nationale et à l’État québécois pendant plus de cinquante ans a été soulignée par plusieurs. Nommé officier de l’Ordre national du Québec en 2013, il a reçu des doctorats honoris causa de l’Université du Québec et de l’Université de Caen. Il a aussi obtenu la médaille Georges-Henri-Lévesque de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval.

Drapeau en berne

En hommage au recteur Yves Martin, l'Université de Sherbrooke mettra son drapeau en berne, du 25 février au 1er mars.