Changement de dénomination pour le Centre de formation continue de la Faculté de génie

Une expérience pour réinventer l’expertise

Désormais, c’est sous la dénomination « Centre de développement professionnel de la Faculté de génie (CDP Génie) » que sera désigné ce qu’était alors le Centre de formation continue de la Faculté de génie (CFC Génie).

Le CFC Génie a été créé en 2009, soit il y a exactement 12 ans, avec l’objectif principal d’offrir des activités et des programmes de formation continue de qualité et de niveau universitaires aux ingénieures et ingénieurs en exercice ainsi qu’aux professionnelles et professionnels dont les activités sont liées au secteur de l’ingénierie et de la technologie. Objectif accompli : des milliers de ces professionnels ont vu leur nom inscrit sur les fiches d’inscription du CFC Génie au fil des ans.

Compte tenu de l’offre élargie des formations développées par le Centre depuis quelques années, le temps était venu de refléter par une nouvelle dénomination le nouveau rôle et la portée plus large des activités du Centre dans sa carte de présentation. L’idée est que cette offre de formation bonifiée se dessine dès la représentation de l’organisation auprès de partenaires externes potentiels.

Un public cible plus grand que l’ingénieur

Les activités du Centre se sont beaucoup diversifiées au cours des dernières années avec par exemple des formations qualifiantes qui peuvent être pertinentes pour un public plus varié que seulement les ingénieurs.

La formation continue pour moi s’insère dans le développement professionnel d’un individu, dans un plus vaste système d’accompagnement. Sa désignation précédente ne circonscrivait pas assez large par rapport à ce qu’on offrait comme éventail d’opportunités et à ce que nous réserve l’avenir.

Michel Noël, ing., directeur du CDP Génie

La formation continue est bien souvent associée à une continuité d’apprentissages pour les gens d’expérience, déjà sur le marché du travail. Comme les activités du Centre s’orientent justement un peu plus loin que cette visée, un peu plus en profondeur, l’idée d’accompagner les ingénieurs et autres professionnels dans le développement plus global de leur carrière dès le début de leur parcours s’est imposée d’elle-même. « Le Centre offre des programmes de formation crédités et aussi des formations de courte durée non créditées, aussi appelées séminaires, et l’expression «formation continue» est encore trop souvent associée uniquement à ces activités non créditées », précise le directeur.

Centre de développement professionnel de la Faculté de génie
• Des programmes en gestion de l’ingénierie 
(microprogramme, diplôme et maîtrise)
. À temps complet ou à temps partiel
. À distance, à Longueuil et à Laval
. Destinés aux ingénieurs en exercice, professionnels en ingénierie, finissants en génie du Québec et aux élèves ingénieurs internationaux en double diplôme
• Perfectionnements techniques de courte durée 
• Formations sur mesure et formations qualifiantes 

Savoir faire évoluer les formations

Le Centre repart donc vers des objectifs ambitieux avec une nouvelle dénomination, fort des succès récoltés en cours de parcours. Grâce notamment à des ententes de formation de haut niveau avec entre autres Hydro-Québec, le ministère du Transport du Québec, le Project Management Institute (PMI) et avec de nombreuses écoles d’ingénieurs en France, le Centre a bâti sa crédibilité et est devenu un partenaire significatif en développement professionnel.

« De quoi je suis le plus fier ? réfléchit le directeur. Je pense que le Centre a su adapter son offre pour toujours mieux répondre aux besoins de formation identifiés dans le milieu de l’ingénierie et selon divers formats.»

On a développé depuis le début des années 2010 une expertise en formation à distance avec une équipe de formateurs exceptionnelle. C’est sans doute pourquoi la pandémie nous a affectés de façon un peu moindre en raison de cette expertise en formation à distance déjà très bien implantée.

Michel Noël

Le directeur souligne également combien il est gratifiant de soutenir les étudiantes et étudiants dans le développement de leurs compétences et de les aider à atteindre leur plein potentiel. Tout comme de constater avec quel plaisir l’équipe actuelle travaille ensemble.

Avec la maîtrise en gestion de l’ingénierie, on change carrément des vies professionnelles. Le cheminement à temps complet a trouvé sa niche auprès des étudiants européens qui viennent faire avec nous un double diplôme unique dans le monde francophone. On ne sait pas ce que la pandémie actuelle nous réserve pour les prochains mois, mais on verra peut-être trois cohortes simultanément l’automne prochain dans ce cheminement, ce qui constituerait une grande première pour le Centre.

Michel Noël

L’offre de la maîtrise en gestion de l’ingénierie à temps complet aux étudiants en formation initiale vient en effet élargir les champs d’application pour le développement des compétences professionnelles des ingénieurs. Les jeunes diplômés ou même les ingénieurs en voie de diplomation peuvent souhaiter consolider le développement de compétences transversales complémentaires à une formation technique déjà solide. Cette nouvelle offre de formation, très prisée des élèves ingénieurs français dans le cadre d'un double diplôme, est également pertinente pour nos diplômées et diplômés du Québec qui viseraient une meilleure préparation à l’exercice de la profession dans un monde changeant et transdisciplinaire.

Et dans 5 ans ?

La retraite se pointant assurément avant 5 ans pour le directeur du Centre, il expose ses vues sur le legs qu’il voudrait laisser : « Je suis très satisfait, la MGI est maintenant connue d’un large public, et je pourrais même dire qu’elle est reconnue dans le milieu et même auprès de plusieurs écoles d’ingénieurs en France, ce qui est une très belle réussite pour le Centre. Nos partenariats actuels sont solides et vont perdurer. Comme de plus en plus de formations liées aux compétences transversales sont offertes par le Centre, on peut supposer qu’il pourra éventuellement contribuer à bonifier la formation des étudiants de la Faculté, et ce, dès le baccalauréat. On n’en est pas rendus là, mais, comme le Centre offre depuis le tout début des cours non disciplinaires, ce serait une continuité naturelle s’il était engagé dans un tel déploiement. Cela aurait aussi un impact important sur le développement d’un sens d’appartenance qui démarrerait tôt lors des études et qui perdurerait tout au long de la future vie professionnelle.» La collaboration interfacultaire au sein de l'UdeS est par ailleurs déjà bien entamée avec des ententes avec l’École de gestion et la Faculté de droit . Il y a aussi une belle collaboration avec le Centre de formation continue de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. « Tout semble donc être très prometteur, et ce n’est qu’un début », conclut Michel Noël.