Stages à l’international

Un peu de génie de l’UdeS dans les Tesla!

Impliquée dans l’équipe d’unité d’entraînement motrice (drive unit), Éloïse Larose, étudiante en génie mécanique, a elle-même fait la conception d’un joint d’étanchéité, qui sera produit à grande échelle.
Impliquée dans l’équipe d’unité d’entraînement motrice (drive unit), Éloïse Larose, étudiante en génie mécanique, a elle-même fait la conception d’un joint d’étanchéité, qui sera produit à grande échelle.
Photo : Fournie

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Éloïse Larose n’a pas perdu son temps durant ses stages coopératifs. Non seulement la finissante au baccalauréat en génie mécanique a activement participé à la construction d’un tunnel pour le train en banlieue parisienne, mais l’une de ses conceptions se retrouvera bientôt dans les moteurs des véhicules Tesla. Rien que ça!

Cette étudiante de 23 ans est une habituée des déménagements, elle qui est demeurée dans plusieurs municipalités des Laurentides durant sa jeunesse, avant d’aller vivre à Washington D.C., à l’adolescence. De retour au Québec, elle est restée à Montréal avant de déposer ꟷ temporairement, est-il besoin de le préciser!? ꟷ ses pénates dans la capitale des Cantons-de-l’Est pour y effectuer des études universitaires. Voilà pourquoi elle n’a jamais hésité à quitter la Belle Province pour aller mettre en pratique la théorie apprise à la Faculté de génie. Dès son deuxième stage, elle s’est expatriée chez nos cousins français pour un boulot chez Construction Demathieu & Bard, entreprise spécialisée tant en ingénierie et méthodes qu’en montage financier.

C’est toutefois clairement à son cinquième et dernier stage, effectué l’hiver dernier chez Tesla, qu’Éloïse a vécu sa plus belle expérience de travail. Impliquée dans l’équipe d’unité d’entraînement motrice (drive unit), elle a elle-même fait la conception d’un joint d’étanchéité que sera produit à grande échelle.

Ça me rend fière de voir une de mes pièces qui va servir pour vrai.

« Je travaillais directement avec le groupe qui développe l’enveloppe de l’unité d’entraînement des nouvelles voitures, raconte celle qui a postulé chez Tesla à partir d’une offre disponible sur Trivio, la plateforme de placement en stage du Service des stages et du développement professionnel. En termes d’ingénierie, les pièces que nous avions à développer sont assez complexes. C’était donc très stimulant, et ça me rend d’autant plus fière de voir une de mes pièces qui va servir pour vrai. »

Évidemment, son travail a été grandement apprécié par ses supérieurs, participant d’ailleurs à un projet de recherche et développement dont les détails doivent malheureusement rester confidentiels. Elle est d’ailleurs toujours sous contrat pour l’entreprise du milliardaire Elon Musk. Et ne soyez pas surpris de la voir bientôt déménager à Palo Alto, en Californie, dans la Silicon Valley, afin d’y amorcer sa carrière. Elle vient tout juste de compléter sa formation de premier cycle, et elle est prête à faire le grand saut!

« Mes démarches sont débutées pour être embauchée à temps plein. C’est d’ailleurs pour ça que je me suis organisée pour poursuivre mon contrat de stage. Je termine actuellement un deuxième projet de recherche et développement, et d’autres pièces que j’ai dessinées devraient être utilisées. C’est vraiment plaisant de voir notre travail appliqué aussi concrètement », souligne la Sherbrookoise d’adoption.

Souriants, les Français!?

Dès son deuxième stage, elle s’est expatriée chez nos cousins français pour un boulot chez Construction Demathieu & Bard, entreprise spécialisée tant en ingénierie et méthodes qu’en montage financier.
Dès son deuxième stage, elle s’est expatriée chez nos cousins français pour un boulot chez Construction Demathieu & Bard, entreprise spécialisée tant en ingénierie et méthodes qu’en montage financier.
Photo : Fournie

En travaillant autant pour des départements d’ingénierie en France qu’au pays de l’Oncle Sam, Éloïse Larose a été bien évidemment été à même de remarquer plusieurs différences au niveau culturel. Si l’on en croit son expérience, les Français entretiennent bien leur réputation de gens au sang plutôt chaud.

« J’ai pu constater que les Québécois sont un peu plus positifs que les Français. J’ai d’ailleurs été remarquée parce que ma bonne humeur apportait un vent de fraîcheur. Quand je suis partie, ils m’ont fait une super belle carte avec des commentaires élogieux », rigole-t-elle, tout en prenant soin de dire qu’elle a beaucoup apprécié son expérience et les apprentissages faits. L’adaptation a été un peu difficile, mais il faut dire que le chantier avait pris un peu de retard, ce qui ajoutait de la pression sur tout le monde.

« Aux États-Unis, enchaîne-t-elle, l’ambiance est plus semblable à ce qu’on voit au Québec. Nous étions plusieurs stagiaires, et il y avait plusieurs activités organisées entre nous. C’était juste du bonbon, honnêtement. »