Collation des grades 2017

L’UdeS honore des personnalités d’envergure

Photo : UdeS - Michel Caron

La cérémonie de la collation des grades, c’est un moment privilégié pour souligner l’accomplissement et la réussite de nos finissantes et de nos finissants, mais c’est aussi l’occasion de mettre en valeur la contribution de personnes d’exception qui ont su se démarquer dans leur domaine d’expertise. Cette année, l’Université de Sherbrooke a décerné cinq doctorats honorifiques, notamment au récipiendaire d’un prix Nobel Jack W. Szostak, au réputé sociologue québécois Claude Lessard et à l’ancien joueur des Canadiens de Montréal, Joé Juneau.

Dean Kamen, un inventeur et un entrepreneur chevronné qui compte plus de 440 brevets en sciences et technologies ainsi qu’André Joyal, qui figure à l'international parmi les quelques chercheurs les plus influents ayant contribué à des fondements mathématiques, s’ajoutent à cette liste très prisée de docteurs d’honneur.

L’Université de Sherbrooke peut se féliciter de compter des personnalités d’envergure au sein de ses docteurs d'honneur. Outre les cinq doctorats honorifiques qui ont été remis lors de la collation des grades, l’Université a également souligné cette année le parcours exceptionnel de personnes remarquables en remettant des doctorats honorifiques à Eric-Emmanuel Schmitt, Robert Lepage, Gilbert Guillaume et Raif Badawi.

Aussi, lors de cette cérémonie, Cécile Michaud, une enseignante de l’UdeS au parcours exemplaire, s'est vue remettre le titre honorifique de professeure émérite, un honneur qui témoigne de son engagement et de son dévouement dans le domaine des soins infirmiers.

Dean Kamen, docteur d’honneur de l’Université de Sherbrooke
Dean Kamen, docteur d’honneur de l’Université de Sherbrooke
Photo : UdeS - Michel Caron

Dean Kamen | Docteur d’honneur de l’Université de Sherbrooke 

Dean Kamen est un inventeur, un entrepreneur chevronné et un ardent défenseur des sciences et des technologies. Alors qu’il étudie en génie au Worcester Polytecnic Institute, il met au point la première pompe à infusion portable qui gagne rapidement l’accord des secteurs spécialisés comme la chimiothérapie, la néonatalogie et l’endocrinologie.

En 1976, il fonde sa première compagnie d’appareils médicaux, AutoSyringe inc., pour la fabrication et la distribution des pompes. À l’âge de 30 ans, il vend cette compagnie à Baxter Healthcare Corporation et lance la DEKA Research & Development Corporation avec l’intention de concevoir des inventions internes et de fournir des services de recherche et de développement pour des clients commerciaux majeurs. Il se fait connaître notamment pour l’invention du Segway (véhicule électrique à deux roues parallèles mû par le changement d’orientation du poids de l’utilisateur), d’une machine de dialyse pouvant être installée à domicile, d’un fauteuil roulant tout-terrain capable de monter des escaliers et d’une machine pouvant produire 1 000 litres d’eau potable par jour en utilisant très peu d’énergie.

En 1989, il fonde FIRST (For Inspiration and Recognition of Science and Technology), un organisme dédié à la motivation de la prochaine génération à comprendre, à utiliser et à apprécier les sciences et les technologies. Aujourd’hui, ce projet encourage plus de 250 000 jeunes âgés de 6 à 18 ans, dans plus de 50 pays, à persévérer dans leurs études.

Auteur de plus de 440 brevets, il compte parmi les inventeurs américains les plus accomplis. Lauréat de nombreuses distinctions honorifiques, il produit des innovations aux retombées médicales, scientifiques, technologiques, de même que pour les domaines de la persévérance scolaire et de l’avancement des conditions humaines.

André Joyal, docteur d'honneur en sciences
André Joyal, docteur d'honneur en sciences
Photo : UdeS- Michel Caron

André Joyal |  Docteur d’honneur en sciences 

André Joyal adjoint les rangs de l'École technique de Sherbrooke où il devient technicien en électronique en 1961. Il obtient sa maîtrise à l’Université de Montréal en 1970, puis cesse ses études doctorales en 1971 pour accepter un poste de professeur à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), signe de la reconnaissance de son incontestable talent par sa communauté. Peu après sa retraite en 2013, à l’âge de 70 ans, il reçoit le titre de professeur émérite de l’UQAM (2014).

Il figure à l'international parmi les quelques chercheurs les plus influents ayant contribué à des fondements mathématiques, et ce, dans plusieurs branches distinctes. André Joyal est reconnu pour sa vision mathématique extraordinaire ainsi que pour ses contributions d'une grande originalité, efficacité et dont l'influence perdure à ce jour sur différents domaines des mathématiques, de la logique et même de l'informatique théorique.

On le décrit comme un architecte des mathématiques qui conçoit dans son imagination des édifices de la pensée en considérant tout autant la structure d'ensemble que les plus fins détails. Mentor de premier plan pour de nombreux jeunes mathématiciens d'ici et d'ailleurs, André Joyal obtient de nombreuses récompenses au Canada et à l’étranger pour son œuvre scientifique exceptionnellement riche et profonde.

Joé Juneau, docteur d’honneur en sciences de l’activité physique
Joé Juneau, docteur d’honneur en sciences de l’activité physique
Photo : UdeS - Michel Caron

Joé Juneau | Docteur d’honneur en sciences de l’activité physique

Aîné d’une famille de trois garçons, Joé Juneau chausse rapidement des patins. Même si le hockey fait partie intégrante de sa vie, il tient à poursuivre ses études et s’inscrit au Rensselaer Polytechnic Institute (État de New York), où il décroche un baccalauréat en génie aéronautique. Par la suite, il fait son entrée dans la LNH avec les Bruins de Boston en 1991. Il annonce la fin de sa brillante carrière en 2004, après sa douzième saison.

En 2006, Joé Juneau crée le Programme de développement des jeunes du Nunavik, qui encourage les jeunes inuits à poursuivre leurs études, à acquérir des compétences de vie et à rester en santé par la pratique gratuite du hockey sur glace. La seule exigence envers les participants : fréquenter l'école assidûment, bien s’y conduire et s’investir dans ses études. À présent, ce sont 1000 Inuits qui bénéficient du programme et quelques dizaines d’autres qui s’engagent à leur tour comme tuteurs et entraîneurs dans les 14 villages du Nunavik.

Joé Juneau combine ses habiletés de gestionnaire et ses talents de hockeyeur au profit des jeunes Inuits. Il fait preuve d’une extraordinaire capacité d’adaptation à la vie dans le Grand Nord, d’une ouverture d’esprit envers un peuple vulnérable et d’un dévouement inébranlable.

Claude Lessard, docteur d’honneur en éducation
Claude Lessard, docteur d’honneur en éducation
Photo : UdeS - Michel Caron

Claude Lessard | Docteur d’honneur en éducation 

Diplômé en sociologie de l’Université de Montréal (B.A. 1967; M.A. 1970), Claude Lessard commence sa carrière à l’Université de Sherbrooke en 1970, puis à l’Université de Montréal en 1973. En 1975, il obtient son doctorat en Educational theory à l’Université de Toronto. Il prend sa retraite en 2011 pour occuper la présidence du Conseil supérieur de l’éducation du Québec jusqu’en 2015.

Reconnu tant au Québec qu'à l'international, ce sociologue de l'éducation fait progresser la réflexion, la recherche et les pratiques éducatives. Membre fondateur du Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante en 1997, il obtient la Chaire de recherche du Canada sur le personnel et les métiers de l’éducation (2001-2008) ainsi que la Chaire de recherche de l’Université de Montréal sur les métiers de l’éducation (2008-2011). De plus, il collabore avec plusieurs universités européennes et s'investit grandement en coopération internationale pour le développement des systèmes éducatifs.

Fort d'une longue et fructueuse carrière, Claude Lessard recense de multiples publications et communications, de nombreuses subventions de recherche et une collection significative de prix. Il accompagne l'évolution professionnelle de maints étudiants dont certains deviennent des chercheurs internationalement reconnus. Aujourd’hui, il poursuit son engagement professionnel et scientifique en siégeant notamment comme président du conseil d’administration du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec.

Jack W. Szostak, docteur d’honneur en médecine et sciences de la santé
Jack W. Szostak, docteur d’honneur en médecine et sciences de la santé
Photo : UdeS - Michel Caron

Jack W. Szostak | Docteur d’honneur en médecine et sciences de la santé 

Québécois d’origine, Jack W. Szostak se forme en biologie cellulaire (B.Sc.) en 1972 à l'Université McGill et en biochimie (Ph.D.) en 1977 à l'Université Cornell. Depuis, sa carrière et ses travaux de recherche couvrent un vaste éventail de sujets, dont les expériences génomiques, 20 ans avant que la génomique ne devienne une discipline. Il s’intéresse entre autres à la réparation des chromosomes chez la levure bourgeonnante, qui figure dorénavant dans les livres de référence, mais surtout à l’étude des télomères, le menant au prix Nobel.

C'est par la réalisation de ses travaux sur les dommages à l'ADN qu'il remarque que les télomères, l'extrémité des chromosomes se comportent de façon particulière. Il parvient à déterminer le rôle des télomères et ainsi à découvrir la télomérase, une enzyme essentielle à la vie. Ses recherches sont récompensées en 2009 par le prix Nobel de médecine, partagé avec Elizabeth Blackburn et Carol Greider. Les avancées du professeur Szostak ouvrent des directions scientifiques remarquables. Ses approches innovantes sont utilisées par des milliers de chercheurs et récompensées par de nombreux prix internationaux.

Homme d’une grande générosité envers ses collègues à travers le monde, Jack W. Szostak est aussi reconnu pour ses interactions positives et son mentorat inestimable depuis plus de 30 ans auprès de multiples générations de jeunes scientifiques.  

Cécile Michaud, professeure émérite en médecine et sciences de la santé
Cécile Michaud, professeure émérite en médecine et sciences de la santé
Photo : UdeS - Michel Caron

Cécile Michaud | Professeure émérite en médecine et sciences de la santé 

Dès sa première publication scientifique dans la revue Nursing Québec en 1988, Cécile Michaud souligne l'importance, pour les infirmières et les infirmiers, de privilégier la recherche comme moyen d’amélioration des soins et de contribution à la santé de la population. Sa carrière se consacre par la suite à en faire la démonstration et à travailler à la formation d’effectifs infirmiers érudits.

Infirmière de carrière, Cécile Michaud obtient son doctorat en sciences infirmières à l’Université de Montréal en 2000. En 2001, elle devient professeure à l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke. Ses travaux de recherche visent les pratiques collaboratives et exemplaires. Reconnus par les plus grands organismes subventionnaires du Québec, ils lui valent plusieurs prix prestigieux et font l'objet de productions scientifiques notoires qui contribuent à l'avancement de la discipline et à l'amélioration des pratiques.

Son engagement, son dévouement et son expertise font de Cécile Michaud un modèle sur le plan du rayonnement national et international. Elle est considérée par ses collaborateurs cliniques et académiques, par ses étudiants (Québec, Maroc et Belgique) et ses collègues comme une précieuse ressource pour ses immenses connaissances. Reconnue pour son travail exceptionnel dans le développement et la gestion des programmes, elle se démarque par son ouverture à l'innovation.