Recherche en prévention de la radicalisation

Partage d’expertise avec une université du Burkina Faso

La professeure Justine Coulidiati participait également au tournage d’une capsule vidéo avec David Morin, professeur à l’École de politique appliquée et cotitulaire de la Chaire UNESCO-PREV
La professeure Justine Coulidiati participait également au tournage d’une capsule vidéo avec David Morin, professeur à l’École de politique appliquée et cotitulaire de la Chaire UNESCO-PREV
Photo : Fournie

Depuis son lancement en 2018, la Chaire UNESCO-PREV agit comme pôle de recherche en matière de prévention primaire, secondaire et tertiaire de la radicalisation et de l’extrémisme violents.

Pour ce faire, elle assure, entre autres, une collaboration étroite entre les chercheurs et les communautés de pratique. Elle a parmi ses objectifs d’identifier, de mettre en réseau et d’améliorer la coopération entre les pôles et structures d'expertise et les communautés de pratique en matière de prévention de la radicalisation, au Canada et à l'international.

C’est dans cette optique qu’elle compte parmi ses partenaires certains établissements en Afrique. Ainsi, en janvier 2020, l’Université de Sherbrooke a eu le plaisir d’accueillir pendant une semaine la professeure-chercheuse Justine Coulidiati qui enseigne en éducation à l’Université de Ouaga II au Burkina Faso et qui est notamment spécialiste en la prévention de l’extrémisme violent.

La place de l’éducation et des femmes dans la prévention

Pour la chercheuse, la question est sans équivoque : l’éducation est la base fondamentale pour contrer de façon durable l’extrémisme violent.

L’éducation est le moyen par excellence pour contrer la pauvreté, changer les perspectives des populations et transformer structurellement nos sociétés. C’est seulement après avoir mis fin au cercle vicieux de la pauvreté et de l’ignorance grâce à l’éducation que nous retrouverons le chemin de la paix et de la prospérité.

Justine Coulidiati, professeure-chercheuse à l’Université de Ouaga II au Burkina Faso

La professeure Coulidiati est également d’avis que les femmes ont un rôle central à jouer dans la prévention.

Justine Coulidiati est professeure-chercheuse à l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences Economiques et de Gestion (UFR-SEG), de l’Université de Ouaga II au Burkina Faso.
Justine Coulidiati est professeure-chercheuse à l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences Economiques et de Gestion (UFR-SEG), de l’Université de Ouaga II au Burkina Faso.
Photo : Fournie

« Au niveau national, régional et international, il est reconnu que les femmes disposent d’un potentiel énorme en matière de médiation et de résolution des crises et des conflits communautaires. En ce sens, les femmes engagées de façon informelle ou à travers leurs organisations ont toujours contribué à la promotion de la paix et de la stabilité de leur localité. Ceci doit être renforcé. »

Pour ce faire, la professeure-chercheuse travaille beaucoup à la mobilisation des femmes et des jeunes sur les objectifs de paix durable et de médiation sur les réseaux sociaux et à travers les conférences, les colloques, ateliers de sensibilisation et de formation sur le développement, le renforcement des capacités des femmes et des jeunes filles en entrepreneuriat social et solidarité.

C’est pour nous une chance inestimable de recevoir la professeure Coulidiati. Cela nous permet d’avancer nos projets sur les enjeux en lien avec l’extrémisme violent au Burkina Faso et dans cette région.

David Morin, professeur à l'École de politique appliquée de l'UdeS et cotitulaire de la Chaire 

Ce type de séjour permet, entre autres, de faire avancer les travaux de recherche en lien avec l’éducation dans un contexte d’incivisme et d’extrémisme violent. Dans ce contexte, la professeure Coulidiati avait également l’opportunité de rencontrer des chercheurs travaillant sur ces thèmes au Canada, ce qui contribuera à enrichir sa réflexion sur ces enjeux et à renforcer les liens entre nos institutions et les chercheurs qui y travaillent.