34e Compétition canadienne d’ingénierie

Prix de conception Petri pour Hoola One

3e en conception junior (équipe de l'UdeS)
3e en conception junior (équipe de l'UdeS)
Photo : CC1 2019

Le projet Hoola One fait encore des vagues en décrochant deux prix lors de la 34e Compétition canadienne d'ingénierie qui se déroulait à l'Université Waterloo, soit une première place pour la conception la plus innovatrice au Canada et l’obtention du prix le plus prestigieux de cet évènement, le Prix de conception Petri (W. R. Petri Engineering Design Award), qui reconnaît la conception technique exceptionnelle et innovante de ce projet de fin de baccalauréat en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke. 150 étudiantes et étudiants provenant de 44 institutions d’enseignement postsecondaires en ont mis plein la vue lors de cette compétition. Ils se sont affrontés dans huit catégories différentes, et ce, pendant quatre jours au début mars.

« Notre présentation en français, devant un jury majoritairement anglophone, les a séduits tout comme le design choisi pour la fabrication de notre machine-outil et la possibilité de commercialisation du concept », explique fièrement Jean-David Lantagne, maintenant diplômé en génie mécanique. Le fameux Prix de conception Petri encourage et récompense à la fois les jeunes ingénieurs et attire le regard de l’industrie sur le talent des ingénieurs formés dans les universités canadiennes.

Troisième en conception junior

Trois équipes de futurs ingénieurs sherbrookois ont participé dans les catégories de conception junior, conception senior et en design innovateur. Soulignons la troisième position de l’équipe de conception junior qui a fabriqué un prototype fonctionnel pour puiser de l’eau et la filtrer en raison des nombreux bris de pompes et aqueducs d’une ville. « Les températures basses engendrées par le vortex polaire causeront bien des problèmes aux municipalités qui n’ont pas des équipements à l’épreuve de ces conditions extrêmes du climat, les futurs ingénieurs devront s’y adapter », souligne Francis Roy, étudiant au nouveau programme en génie robotique.

L’équipe de Sherbrooke a conçu et fabriqué un prototype doté d’un mécanisme de chaine à godets qui puisait une eau contaminée dans un bassin et l’apportait dans un autre récipient situé plus haut, ce qui a permis de pomper plus de huit litres d’eau en deux minutes. Une telle performance leur a permis de récolter un maximum de points accordé pour la partie démonstration pratique du prototype. « Le plus gros défi dans ce genre d’épreuve, c’est qu’avant le début de la période des dix heures qui nous sont accordées pour compléter le prototype, nous n’avions aucune idée de la complexité à résoudre cette problématique. Nous ne savions pas non plus quel genre de matériel ou d’outils seraient disponibles afin de fabriquer le prototype », résume Maxime Lamoureux, étudiant en génie robotique. Une gestion ingénieuse des ressources matérielles et du temps constituent la pierre d’assise afin de bricoler un tel prototype. Les futurs ingénieurs doivent démontrer qu’ils ont exploré et analysé plusieurs concepts pour choisir celui qui propose le meilleur compromis entre la performance, la fiabilité et la simplicité de fabrication.

À propos de la CCI

Depuis 1985, la compétition canadienne d’ingénierie (CCI) réunit 150 des étudiantes et étudiants en génie les plus créatifs et innovateurs de tout le Canada pour rivaliser les uns avec les autres dans l’une des six catégories allant de la conception, du génie-conseil, des présentations au débat oratoire. Chaque catégorie de compétition à la CCI met au défi les participants d’étendre leur système de référence et d’identifier des solutions à des problèmes rencontrés dans notre profession.

Chaque année, une université membre accueille la CCI, une compétition extrêmement sélective. Les futurs ingénieurs invités doivent d’abord surpasser leurs collègues à leur propre compétition intra-universitaire et ensuite battre les étudiantes et étudiants des autres universités dans leur compétition régionale respective.