Prix et bourses

Bertrand Lavoie reçoit le prix de la Relève étoile Paul-Gérin-Lajoie

Bertrand Lavoie
Bertrand Lavoie

Bertrand Lavoie, chercheur postdoctoral à la Faculté de droit et chargé de cours au Centre d'études du religieux contemporain, est l’heureux récipiendaire du prix Relève étoile Paul-Gérin-Lajoie.

Ce prix de 1000 $ lui a été remis par le fonds de recherche du Québec Société et Culture pour son ouvrage La fonctionnaire et le hijab. Liberté de religion et laïcité dans les institutions publiques québécoises, paru en août 2018 aux Presses de l'Université de Montréal.

Les critères d’évaluations menant à l’obtention de ce prix sont les suivants :

  • Démonstration de la contribution de la production à l'avancement des connaissances dans l'un des domaines des trois Fonds de recherche du Québec;
  • Démonstration de la pertinence ou les retombées de la production pour la société;
  • Démonstration de la capacité à vulgariser le contenu de la production;
  • La qualité de la langue écrite, la contribution effective du candidat à la production soumise ainsi que, dans le cas d'un article, la qualité de la revue.

Formé en sociologie et titulaire d’un doctorat en droit de l’Université de Montréal et de l’Université Paris II, ses recherches portent sur les institutions publiques et sur les enjeux sociojuridiques liés à la diversité culturelle et religieuse.

Résumé de l’ouvrage primé :

Depuis plusieurs années, le port de signes religieux au sein des institutions publiques est un enjeu social important dans la société québécoise. Au milieu des années 2000, lors des travaux de la commission Bouchard-Taylor, de nombreux Québécois sont stupéfaits de constater que plusieurs de leurs concitoyennes de confession musulmane affichent publiquement leur religiosité au moyen d’un foulard couvrant leurs cheveux, le hijab. Certains projets de loi ont proposé d’interdire le port de signes religieux pour l’ensemble du personnel des organismes publics ou parapublics. Cette interdiction reste possible en droit québécois, mais elle doit se fonder sur la recherche d’un équilibre entre la neutralité religieuse de l’État et le droit à la liberté de religion.

Quels sont les liens existants entre la laïcité et la liberté de religion au Québec? Que signifie la laïcité pour une fonctionnaire portant le hijab? En documentant de manière descriptive et nuancée la question des signes religieux, l’auteur propose un examen des normes étatiques et une analyse des pratiques quotidiennes des fonctionnaires québécoises qui ainsi tentent de concilier le respect de leur foi et le respect de l’État.

Toutes nos félicitations!