Programme Fulbright pour les échanges étudiants internationaux

Bourse Fulbright à Marc-André Bégin

Marc-André Bégin a obtenu une bourse Fulbright.
Marc-André Bégin a obtenu une bourse Fulbright.
Photo : Myriam Bernier-Tremblay

Quand on gagne une bourse d’études qui porte le nom de Fulbright, ça doit être qu’on la mérite amplement ! Marc-André Bégin, étudiant qui vient de terminer sa maîtrise en génie mécanique à la Faculté de génie, a remporté cette année une de ces prestigieuses bourses, offertes dans le cadre du programme Fulbright. Ce programme permet à des étudiants canadiens de poursuivre leurs études aux États-Unis et inversement. L’objectif : développer la coopération internationale et souligner les qualités, l’excellence et le leadership des boursiers choisis.

Cette reconnaissance lui permettra de pouvoir compter sur une aide financière de 15 000 $ pour les 9 premiers mois de son doctorat C’est donc dans le coin de Boston qu’il s’est installé, plus précisément au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il travaillera dans l’équipe du Human System Laboratory, qui fait partie du Department of Aeronautics and Astronautic.

« Recevoir cette bourse m’offrira certainement de belles opportunités et m’ouvrira des portes, j’en suis certain. Je suis entouré de gens avec des CV vraiment impressionnants : Dava Newman, une ancienne administratrice de la NASA, fait partie de l’équipe du labo, et Jeffrey Hoffman, un des professeurs que je côtoie, est un ex-astronaute ! », souligne Marc-André. Il consacrera ses journées – et peut-être quelques soirées! - à définir et améliorer les interactions entre les humains et les exosquelettes.

Un exosquelette est un appareil motorisé fixé sur un ou plusieurs membres du corps humain pour lui redonner sa mobilité ou en augmenter les capacités.

Améliorer la fluidité des mouvements avec les exosquelettes

« On veut que ces interactions deviennent de plus en plus fluides. La plupart des exosquelettes existants utilisent un algorithme de contrôle spécialisé pour réaliser des activités précises comme marcher. Les chercheurs comprennent encore mal comment on peut créer la chimie nécessaire entre un exosquelette et un humain pour alterner entre plusieurs activités comme marcher, courir, s’arrêter puis sauter, par exemple. Pourtant, c’est justement ce que l’utilisateur quotidien d’un exosquelette chercherait à faire. Le Saint Graal pour moi serait de réussir à incorporer une mesure chiffrée de fluidité dans un contrôleur qui s’adapterait à l’humain pour rendre le mouvement plus fluide, plus naturel, explique Marc-André, directement du MIT. Plusieurs chercheurs ont aussi remarqué que certaines personnes apprennent rapidement à utiliser un exosquelette alors que d’autres ne réussissent parfois jamais à atteindre une performance satisfaisante. En quantifiant la fluidité de l’interaction entre l’humain et la machine, j’espère donc en même temps créer un outil pour mieux étudier et comprendre le phénomène. »

Marc-André est originaire de Lévis et a fait son baccalauréat et sa maîtrise à l’UdeS dans les laboratoires du GAUS et de CREATEK sous la supervision de deux de nos professeurs, les Prs Jean-Sébastien Plante et Alain Berry.

Le programme Fulbright

J. William Fulbright, pour qui le développement de collaborations internationales était important, a travaillé fort pour établir un programme d'échange international pour tous les programmes confondus. Parrainé par le gouvernement américain, un programme de bourses qui porte son nom, le programme Fulbright, a finalement vu le jour. Dans l'histoire récente du programme, environ 10 % des candidats reçoivent des bourses. Les boursiers Fulbright, au nombre de 360 000 depuis 1946, sont très renommés : parmi eux, pas moins de 53 prix Nobel !