Concours La Preuve par l’image de l’Acfas

Trois beautés scientifiques

Que voient les chercheurs dans l’œil de leur microscope? Comme le démontre le concours La Preuve par l’image, on y découvre des choses étonnantes, intrigantes ou encore spectaculaires…  de véritables beautés scientifiques! Cette année, trois images en provenance de l’UdeS font parties des 20 finalistes du concours de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), qui en est à sa septième année.

Jusqu’au 19 août, vous pouvez voter pour votre image «coup de cœur» sur le site de Radio-Canada et ainsi contribuer à la sélection du Prix du public CRSNG. Le concours La preuve par l'image vise à stimuler l'intérêt et la curiosité pour la connaissance scientifique auprès de tous les publics en mettant de l'avant ce formidable moyen d'apprentissage et de communication qu'est l'image.

Les moissons du ciel

Youcef Bioud, étudiant en génie électrique et génie informatique, propose une image de nanofils fabriqués par gravure électrochimique. «Voici un champ de blé sans gluten… En fait, ces faisceaux de tiges qui se pressent les unes contre les autres sont des nanofils de phosphure d’indium. La procédure pour les obtenir est assez simple. On fait baigner le matériau dans une solution d’acide fluorhydrique, où passe un courant électrique, et les filaments se forment tout naturellement. La structure tridimensionnelle qui en résulte intéresse tout particulièrement l’industrie des cellules photovoltaïques, car la surface de captation des photons émis par le Soleil s’en trouve augmentée. De fait, la lumière peut être absorbée aussi bien en surface que dans l’épaisseur du matériau. Une manière encore plus efficace de moissonner l’énergie solaire.»

Panique écarlate

Julie Constanzo, Martin Lepage et Benoit Paquette de la Faculté de médecine et des sciences de la santé nous révèlent des vaisseaux sanguins en panique! «Sur cette imagerie par résonance magnétique (IRM), on aperçoit le réseau sanguin d’un cerveau de rat, vu du dessus. La région plus dense, en haut à droite, initialement saine, a été ciblée par radiothérapie. Le but était de reproduire les effets secondaires de ce traitement. En effet, si cette technique d’irradiation entraîne la nécrose (mort) des tumeurs, elle endommage parfois les tissus cérébraux environnants. Dans une sorte de réaction de «panique», des vaisseaux sanguins se mettent alors à croître de façon anarchique. Grâce à la présente méthode d’utilisation innovante de l’IRM, il serait désormais possible pour les cliniciens de suivre efficacement  l’évolution de ces changements vasculaires. Le cas échéant, les patients pourraient bénéficier de l’administration précoce de médicaments appropriés.»

Matière blanche haute en couleur

Étudiant à la Maîtrise en informatique – Imagerie numérique à la Faculté des sciences, François Rheault présente une reconstruction virtuelle de la matière blanche du cerveau. «Nous avons tous une vague idée de la matière grise : ces replis à la surface du cerveau. Mais la matière blanche qui se cache en dessous est moins familière. Elle se compose d’une multitude de réseaux de câblages faits d’axones, qui sont les prolongements des neurones. Ces câbles sont recouverts de myéline, une substance blanche facilitant la circulation de l’information électrochimique. D’un cerveau à l’autre, ces réseaux d’axones présentent tous la même organisation, bien qu’ils aient chacun leurs caractères distinctifs. Grâce à l’imagerie médicale, et de puissants logiciels, on peut procéder à la dissection virtuelle d’un cerveau pour ne laisser apparaître que ses principales autoroutes nerveuses.»