Recherche en microbiologie

Un vaccin au secours des vaches laitières

La ferme Melboro à Kingsbury en Estrie est l’une des quelque 6000 fermes laitières du Québec, ou des 12 000 du Canada. Son bétail est en pleine santé, mais un risque court : la mammite bovine, la maladie la plus fréquente et la plus coûteuse pour l’industrie laitière mondiale. Il existe des traitements antibiotiques, mais ils s’avèrent jusqu’ici peu efficaces.

Le professeur François Malouin du Département de biologie de la Faculté de sciences et son équipe sont arrivés à démasquer les composantes et le fonctionnement de la principale bactérie responsable, la Staphylococcus aureus, et à mettre au point un vaccin pour prévenir et contrôler la mammite bovine. Cette nouvelle solution se montre tellement prometteuse qu’elle a attiré l’attention du géant pharmaceutique Bayer, une entreprise novatrice spécialisée dans les domaines des soins de santé et de l’agriculture.

De fait, la société de valorisation de l’Université de Sherbrooke, TransferTech Sherbrooke, a signé une entente majeure avec Bayer pour finaliser le développement de ce vaccin. Il est fort intéressant qu’un partenaire de cette envergure choisisse de s’allier à l’UdeS pour faire avancer la recherche sur la mammite bovine. « Il s’agit d’une preuve éloquente de la qualité de la recherche produite dans nos laboratoires », souligne Jacques Beauvais, vice-recteur à la recherche, à l’innovation et à l’entrepreneuriat de l’UdeS.

Cette découverte n’aurait pas été possible sans la contribution de Céline Ster, Marianne Allard et Julie Côté Gravel (Université de Sherbrooke), la collaboration des scientifiques de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal et du ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada, en particulier Pierre Lacasse, et le financement du Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine et la qualité du lait.