National Model United Nations – New York 2016 

L’Université de Sherbrooke se distingue à New York

La délégation de l’UdeS a été reconnue comme Distinguished delegation lors de l’édition 2016 du National Model United Nations – New York (NMUN-NY), la plus grande simulation des travaux de l’Organisation des Nations Unies (ONU) au monde.

La délégation de l’UdeS a été reconnue comme Distinguished delegation lors de l’édition 2016 du National Model United Nations – New York (NMUN-NY), la plus grande simulation des travaux de l’Organisation des Nations Unies (ONU) au monde.


Photo : Étienne Marchand

Accès aux énergies renouvelables, enjeux liés aux réfugiés et développement durable en milieu urbain. Voici un bref échantillon des thématiques traitées au cours de l’édition 2016 du National Model United Nations – New York (NMUN-NY), la plus grande simulation des travaux de l’Organisation des Nations Unies (ONU) au monde. 3000 étudiantes et étudiants universitaires provenant de plus de 35 pays différents ont mis le cap sur Manhattan, cœur de la diplomatie internationale, et encore une fois, l’Université de Sherbrooke était dans le coup.

Représenter les intérêts et valeurs du Chili à l’ONU

Chacune des délégations devait représenter les valeurs d’un État membre de l’ONU face à l’ensemble des 192 autres États membres ainsi que certains organismes non-gouvernementaux d’importance tel Oxfam. Sur une période de 5 jours, du 26 au 30 mars, les étudiantes et étudiants de l’Université de Sherbrooke ont eu pour mandat de représenter le Chili, pays d’Amérique du Sud dont le territoire se situe littéralement entre le ciel et la mer, puisqu’il s’agit d’une longue et mince bande de terre bordée par les hauts sommets des Andes à l’est et par l’immensité de l’océan Pacifique à l’ouest.

Pour la délégation, l’exercice consistait donc à mettre de côté leur propre culture et leurs idées personnelles et de faire toutes les recherches et analyses nécessaires afin de bien représenter la vision et les intérêts de ce pays qui est relativement différent du Québec en termes de politiques publiques et de réalité géographique. À titre d’exemples, le pays développe des projets d’énergie géothermique pour se défaire de sa grande dépendance au pétrole étranger, il s’agit du 1er producteur mondial de cuivre et il n’a accueilli qu’une centaine de réfugiés dans le cadre de l’actuelle crise qui fait rage en Syrie. À cela, ajoutons le fait que le Chili est fréquemment victime de tremblements de terre, comme celui de magnitude 8,3 ayant touché le pays en septembre 2015. Il s’agissait donc d’un grand défi d’adaptation pour ce groupe de 20 étudiantes et étudiants afin de bien se mettre dans la peau de diplomates chiliens.

Une préparation intense et axée sur la pratique

Ces aspects, et bien d’autres encore, font en sorte que, pour bien représenter le Chili, toutes et tous devaient tout d’abord bien connaître le pays en lui-même et également apprendre comment se débrouiller en contexte diplomatique. « Pour notre délégation, la présence à New York est la fin d’un marathon, explique Guillaume Courchesne, chargé de cours à l’École de politique appliquée et responsable du projet. En effet, les participantes et participants se préparent dès septembre grâce à des ateliers et des travaux de recherche touchant non seulement la diplomatie, mais aussi le pays représenté (le Chili) et les sujets couverts lors du NMUN-NY. Ils doivent aussi organiser une campagne de financement, car la participation à ce projet entraîne des dépenses substantielles, et participer à un cours d’anglais spécifiquement développé pour le projet afin d’assurer que toutes et tous soient en mesure de travailler dans le cadre du NMUN–NY. Tout cela en sus des autres cours et obligations personnelles. On parle d’un investissement d’environ 20 heures par semaine pour ce seul projet. »

Des efforts récompensés pour des étudiantes et étudiants d’horizons divers

Force est de constater que les membres de la délégation de l’Université de Sherbrooke ont fort bien joué leur rôle, car cette dernière a été reconnue comme Distinguished delegation, soit l’équivalent d’une médaille d’argent.

« Il s’agit d’une 4e récompense collective consécutive pour la délégation et une 6e en 7 ans, mais je dois dire que celle reçue cette année revêt un cachet particulier, renchérit Guillaume Courchesne. En effet, pour l'une des premières fois, en plus des étudiantes et étudiants du baccalauréat en études politiques appliquées, la délégation comptait parmi ses membres une étudiante à la maîtrise en environnement, une étudiante au bac/maîtrise en droit et sciences de la vie ainsi que des étudiants au baccalauréat multidisciplinaire. Je pense que cela démontre bien l’accessibilité de ce projet pour des gens de tous les horizons et surtout le fait que les enjeux liés à l’ensemble de la planète n’intéressent pas uniquement les futurs politologues. »