Journées des sciences humaines 2016

Le patient partenaire ou la reconnaissance du savoir des personnes utilisatrices des services de santé mentale

Les problèmes de santé mentale sont des réalités sociales omniprésentes, avec lesquelles il faut apprendre à composer. Heureusement, depuis quelques années, les tabous entourant ces problèmes ont perdu du terrain, laissant place à une plus large ouverture d’esprit des citoyens québécois. Les gens ayant des problèmes de santé mentale sont maintenant plus au fait de leur état, ils sont donc capables d’en parler et d’expliquer ce qu’ils ressentent. Le professeur Paul Morin, directeur de l’École de travail social de l’UdeS, qui travaille de près à la reconnaissance du savoir expérientiel des personnes utilisatrices des services de santé mentale, propose d’aborder ce sujet lors des prochaines Journées des sciences humaines.

Paul Morin, directeur de l'École de travail social de l'UdeS, donnera une conférence sur le savoir expérientiel des personnes utilisatrices des services de santé mentale le 30 mars prochain au local Z7-4003 (Campus de la santé).
Paul Morin, directeur de l'École de travail social de l'UdeS, donnera une conférence sur le savoir expérientiel des personnes utilisatrices des services de santé mentale le 30 mars prochain au local Z7-4003 (Campus de la santé).

Photo : Michel Caron - UdeS

Actif au sein du Centre de santé et de services sociaux – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke à titre de directeur scientifique de la recherche, Paul Morin considère que la santé mentale est un sujet qui nous concerne toutes et tous. « Il faut essayer de dépasser une logique de services et faire en sorte que la santé mentale soit une question d’affaire publique. Il y a de la prévention à faire, ce qui nous amène à l’importance d’agir sur les déterminants structurels qui provoquent le développement de ces troubles », explique-t-il, persuadé qu’en favorisant une continuité dans les services et une communication entre les différents intervenants, la trajectoire et l’efficacité des soins pourraient définitivement s’améliorer.

Dans le cadre de cette conférence, Paul Morin mettra de l’avant le savoir expérientiel des patients qui, bien souvent, est délaissé pour ne laisser place qu’à l’expertise des professionnels en santé mentale. Effectivement, les gens, bien que souffrants, sont au courant de leur situation et savent de quelle façon ils peuvent l’améliorer. Ils sont ainsi en mesure de contribuer à leur rétablissement. « Il faut sortir de la position classique de la " personne folle ", où on considère que sa parole est affectée par sa maladie. Il faut au contraire valoriser son expertise et son savoir », avance le professeur.

En plus d’aborder la notion de patient partenaire et les différentes étapes du processus de reconnaissance de ce savoir expérientiel, Paul Morin explorera les implications pour la pratique durant la conférence Le patient partenaire ou la reconnaissance du savoir des personnes utilisatrices des services de santé mentale, qui aura lieu le mercredi 30 mars à 12 h au Campus de la santé (local Z7-4003). Un rendez-vous avec un chercheur considéré comme un des pionniers de la promotion des droits des personnes utilisatrices des services de santé mentale au Québec.

Une activité organisée dans le cadre des Journées des sciences humaines 2016

Découvrez le savoir-faire et les réalisations des chercheuses et des chercheurs en sciences humaines lors de la première édition des Journées des sciences humaines, qui se déroulera du 29 au 31 mars 2016 sur le Campus principal et sur le Campus de la santé. Cet évènement se propose de mettre en valeur ces disciplines à travers toute une série dʼactivités : conférences, expositions, tables rondes, remise de prix, concert, etc. Ces activités sont gratuites et ouvertes à toutes et à tous.

Venez voir comment ces femmes et ces hommes travaillent à dessiner le monde de demain.