Grands enjeux écologiques

La maîtrise en écologie internationale prépare à agir concrètement

Un groupe d'étudiantes et d'étudiants se déplace sur le terrain au Mexique durant le cours Les grands écosystèmes du monde III.
Un groupe d'étudiantes et d'étudiants se déplace sur le terrain au Mexique durant le cours Les grands écosystèmes du monde III.
Photo : Caroline Cloutier

La biodiversité de la Terre est menacée. Près d'un quart des espèces animales et végétales pourrait disparaître d'ici le milieu du siècle, un rythme 1000 fois plus rapide que celui de l’ère préindustrielle, et que l’on peut attribuer sans aucun doute aux activités humaines. Il devient incontournable de former des professionnels dotés d’une compréhension étendue de ces grands enjeux écologiques de l’heure et capables d’identifier et de mettre en œuvre des solutions.

La maîtrise en écologie internationale de la Faculté des sciences propose à ses étudiantes et étudiants de mieux saisir la dynamique complexe qui lie économie, société et écosystèmes dans une perspective globalisée.

Unique en son genre

Lancé en janvier 2006, ce programme vise à outiller les étudiants pour agir concrètement, au plan local, national ou international, dans la recherche de solutions aux grands défis de l’humanité. Son régime d’études ne trouve pas d’équivalent dans le monde universitaire.

«Ce programme de type cours est conçu pour préparer les étudiants au marché du travail, note la professeure Sophie Calmé, directrice du programme. Il élargit leurs horizons intellectuels en découvrant de nouvelles façons de penser, de travailler et de percevoir le monde.»

Le cheminement prévoit deux sessions d’études, suivies d’un stage de 6 mois à l’étranger, puis de la rédaction d’un essai. Les apprentissages sont examinés de façon serrée par divers outils développés depuis 10 ans, raffinant ainsi les stratégies pédagogiques.

«Notre offre de cours assure l’acquisition de connaissances fondamentales solides sur l'ensemble des écosystèmes qui caractérisent les grands biomes. Nous imposons aussi des cours de gestion de projets internationaux et de préparation interculturelle. Nous accompagnons également les étudiants dans leur démarche de réflexion sur l’acquisition des compétences professionnelles par un portfolio numérique et par une activité de bilan formelle», précise Caroline Cloutier, coordonnatrice académique.

L’expérience internationale et interculturelle riche acquise durant la formation rend les diplômés prêts et compétents à travailler, au Canada ou ailleurs, dans un environnement mondialisé.

Formation universelle

La forte expérience pratique à l’étranger et la formation qui s'applique à tous les milieux facilitent le développement de collaborations efficaces, en partenariat avec des spécialistes locaux, à la gestion des ressources renouvelables dans un souci de protection de la biodiversité intégrée à l'évolution des communautés humaines.

«Nos étudiants sont reconnus pour leurs forces de travail en équipes multidisciplinaires et multiculturelles, pour leur autonomie et pour leur ouverture aux différents points de vue, souligne Sophie Calmé. Ils savent s’adapter aux changements et prendre des décisions dans l’incertitude.»

Depuis 2011, la maîtrise offre une double diplomation, elle aussi internationale. Ce cheminement est donné conjointement par l’Université de Sherbrooke et EI Colegio de la Frontera Sur (ECOSUR) au Mexique et s’adresse à des étudiants des deux institutions. Les stages ont lieu chez un partenaire du programme dans un pays étranger. Les diplômés du cheminement de double diplomation avec ECOSUR reçoivent aussi un diplôme mexicain et obtiennent une reconnaissance professionnelle dans ce pays.

Volonté d’agir

De toutes ces considérations, il ressort que les diplômés maîtrisent la complexité des interactions qui sont en jeu dans le fonctionnement d’un écosystème. Ils travaillent dans la conservation et la gestion des milieux naturels, les services-conseils, le développement international et dans plusieurs autres domaines de la biologie et de l’environnement.

Sur 54 diplômés québécois ayant répondu au sondage de 2013 (sur un total de 70), 43 ont intégré le marché du travail dans les mois suivant leur diplomation et plus de 95 % œuvrent dans leur domaine d’études, 7 ont commencé un autre projet d’études et 4 recherchaient un emploi.

Depuis plusieurs années, l’Université de Sherbrooke affiche la volonté d’inclure les préoccupations en matière de développement durable dans l’ensemble de ses activités d’enseignement, de recherche, de services à la collectivité et de gestion. Par exemple, plusieurs programmes de baccalauréat, de maîtrise ou de doctorat permettent de se spécialiser en environnement ou développement durable et d’agir ainsi concrètement.