Simulation d’un Code orange

Les habiletés des étudiants en sciences infirmières mises à l'épreuve

C’est sous l’œil attentif de plusieurs professeurs, chargés de cours et étudiants en sciences infirmières que le groupe d’étudiants s’exécutait lors de la simulation.

C’est sous l’œil attentif de plusieurs professeurs, chargés de cours et étudiants en sciences infirmières que le groupe d’étudiants s’exécutait lors de la simulation.


Photo : UdeS - Michel Caron

Faire face à de multiples blessés lors d’une explosion dans une cafétéria d’hôpital, c’est ce à quoi ont été confrontés les finissants du baccalauréat en sciences infirmières lors d’une simulation d’un Code orange au Campus de Longueuil et au Campus de la santé les 16 et 18 février. Dans une ambiance des plus fébriles, les étudiants du cours en traumatologie ont dû intervenir et mettre à rude épreuve leurs connaissances, leurs habiletés et leur gestion du stress en situation d’urgence. Une expérience unique et formatrice pour ces futurs infirmières et infirmiers qui devaient établir les priorités de soins en situation de désastre et effectuer l’évaluation des blessés.

Le travail d’équipe et surtout une communication efficace sont essentiels lors de telles catastrophes. « Cet exercice permet de voir l’importance d’avoir un bon leader et une bonne communication, car la situation peut rapidement devenir chaotique », mentionne Daphnée Lavigne, étudiante en sciences infirmières.

La communication est primordiale dans ce genre de situation où plusieurs décisions et actions sont cruciales.

La communication est primordiale dans ce genre de situation où plusieurs décisions et actions sont cruciales.


Photo : UdeS - Michel Caron

Les enseignants doivent préparer leurs étudiants à être efficaces sur le terrain et à se sortir de leur zone de confort. « Nous n’avons pas tant de formation sur le Code orange, les désastres externes. De le sentir, de le vivre, c’est la meilleure chose que l’on puisse faire pour la rétention des connaissances », explique Mélanie Marceau, chargée de cours.

La simulation a fait réfléchir les étudiants sur la suite de leur cheminement. « Cette expérience m’a plus rassurée qu’inquiétée. C’est certain que ça ne peut pas être parfait comme situation. Tu découvres tes capacités et ce que tu dois améliorer, c’est vraiment constructif », précise Vicky Ouellon, étudiante en sciences infirmières. D’ailleurs, la simulation était suivie d’un « débriefing » animé par des membres du personnel enseignant où chaque étudiant expliquait comment il avait vécu l’expérience, faisait état de ses constats et explorait les zones d’améliorations possibles.

Plusieurs employés de l’UdeS et des Forces armées canadiennes ont participé à la préparation et au maquillage des « faux blessés » qui sont arrivés plusieurs heures avant le début de la simulation.

Plusieurs employés de l’UdeS et des Forces armées canadiennes ont participé à la préparation et au maquillage des « faux blessés » qui sont arrivés plusieurs heures avant le début de la simulation.


Photo : UdeS - Michel Caron

Cette mise en scène a requis de nombreux intervenants. Près d’une vingtaine de bénévoles ont joué le rôle d’un blessé, ils sont d’ailleurs arrivés plusieurs heures avant le début de la simulation afin que des employés de l’UdeS et de la 52e Ambulance de campagne des Forces armées canadiennes procèdent à leur préparation et à leur maquillage qui, dans certains cas, était époustouflant. Chaque « faux blessé » avait un rôle bien précis à jouer. Un carton décrivant leur état de santé leur était remis avant l’exercice notamment afin de rendre la situation la plus réaliste possible. « Grâce aux efforts de tous, ce fut un succès sur toute la ligne! Nos étudiants en soins critiques du baccalauréat en sciences infirmières sont maintenant mieux préparés à faire face à un désastre externe, et ce, grâce à la simulation clinique », conclut le professeur Stéphan Lavoie.