Mise au point d'un médicament contre les troubles de surcharge en fer

Accord de collaboration entre Richard Leduc et GSK

Pr Jean-Pierre Perreault, Pr Richard Leduc, Dr Amyn Sayani et GSK et Pr Pierre Cossette lors de l'annonce de l'accord de collaboration du 28 septembre
Pr Jean-Pierre Perreault, Pr Richard Leduc, Dr Amyn Sayani et GSK et Pr Pierre Cossette lors de l'annonce de l'accord de collaboration du 28 septembre
Photo : Robert Dumont

GSK et l’Université de Sherbrooke annoncent la signature d’une entente de collaboration visant à mettre au point un nouveau médicament qui pourrait mener à l’avènement de nouvelles options thérapeutiques destinées aux patients présentant un trouble de surcharge en fer, comme la bêta-thalassémie ou l’hémochromatose héréditaire.

Dans le cadre de cette entente, Richard Leduc, Ph. D. en sciences cliniques et professeur-chercheur à l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke (IPS) de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) et au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, et l’équipe des Partenariats de recherche de découvertes avec le milieu universitaire(DPAc) de GSK participent à un projet conjoint d’optimisation de composés dont le but ultime est de mettre au point un nouveau médicament. La collaboration de Pr. Leduc avec les DPAc est la toute première qui émane du défi Découverte accélérée, une approche novatrice adoptée par GSK qui vise la découverte de médicaments.

« GSK reconnaît l’importance d’investir dans des initiatives solides dans les domaines de la science et de l’innovation et s’engage à faire d’importantes contributions en recherche et développement dans les secteurs préclinique, clinique et médical, explique Rav Kumar, vice-président, Activités de R-D/Développement commercial, chez GSK. Cette entente repose non seulement sur les réalisations de Pr. Leduc et de son équipe, mais également sur l’incroyable environnement qui favorise la recherche novatrice dans le secteur des sciences de la vie au Canada, et plus particulièrement au Québec. »

Lancé en 2013 comme moyen d’explorer rapidement les hypothèses de recherche les plus prometteuses du milieu universitaire sur la découverte de médicaments, le défi Découverte accélérée de GSK invite les scientifiques du milieu universitaire de l’Amérique du Nord et de l’Europe à soumettre une proposition axée sur leur cible ou leur mécanisme d’intérêt ainsi qu’une hypothèse thérapeutique claire. Les propositions font l’objet d’un examen minutieux, et jusqu’à 30 projets finalistes sont choisis pour être évalués par un groupe de scientifiques de GSK possédant une expertise dans la mise au point de médicaments, le criblage à haut débit et le processus biologique et/ou la maladie faisant l’objet de la proposition. Les scientifiques universitaires gagnants collaborent ensuite étroitement avec les équipes de découvertes en recherche moléculaire afin de vérifier leurs hypothèses relativement à de possibles cibles ou mécanismes pathologiques, et ce, à l’aide de l’importante banque de composés de GSK. Si on détermine que certains composés primaires exercent l’activité biologique désirée et possèdent la puissance et la qualité nécessaires pour devenir le point de départ d’un programme de recherche, les chercheurs gagnants peuvent se voir offrir la possibilité de prendre part au programme DPAc.

Le parcours de Richard Leduc

Pr. Leduc a participé au premier défi Découverte accélérée. Sa proposition portait sur un rôle clé récemment découvert joué par une enzyme dans le contrôle de l’hémostase du fer. Pr. Leduc a émis l’hypothèse qu’un inhibiteur de cette enzyme pourrait réduire efficacement la surcharge en fer.

GSK a formé une équipe multidisciplinaire pour travailler aux côtés de Pr. Leduc et son équipe et effectuer un criblage au moyen de la technologie de criblage à haut débit et des technologies de banques encodées. Grâce aux connaissances de Pr. Leduc et de son équipe sur la cible, les processus biologiques et la maladie, ainsi qu’à l’expertise de GSK dans la mise au point de médicament, le travail de l’équipe conjointe sur l’expression de l’enzyme a mené à la découverte de composés primaires en moins de un an. Le criblage a permis de cibler plusieurs inhibiteurs très puissants.

« Nous avons toujours senti que les scientifiques de GSK nous écoutaient. Les problèmes étaient rapidement résolus et une marche à suivre était ensuite établie, raconte Pr. Leduc. L’objectif et les buts fixés étaient très clairs. Nous connaissions tous les enjeux et nous avons travaillé de concert pour trouver des solutions et des options de rechange en cas de difficulté. »

« Le défi Découverte accélérée nous a permis de constater que ce programme représente un triumvirat : une solide hypothèse biologique émise par Richard Leduc, des composés cernés par le criblage à haut débit de GSK et, plus important encore, une collaboration (avec M. Leduc et l’Université de Sherbrooke). Il sera ainsi possible d’établir une relation à long terme dont le but est de mettre au point des traitements qui profiteront à des patients partout dans le monde », explique Carolyn Buser, Responsable mondiale du programme DPAc, le commanditaire du défi.

« Grâce à l’expertise de GSK, la Faculté pourra consolider sa position de chef de file dans la mise au point des médicaments de demain. Cette entente témoigne de la qualité de nos installations et de la vaste connaissance de nos équipes de recherche, qui sont maintenant reconnues à l’échelle mondiale. L’association du savoir-faire de nos deux organisations favorisera sans aucun doute une utilisation optimale de nos ressources, ce qui nous mènera certainement à des avantages concrets pour la population », déclare Jean-Pierre Perreault, vice-doyen à la recherche et aux études supérieures de FMSS de l’Université de Sherbrooke.