La vie de Nathalie Thériault après la maîtrise en sciences géographiques

Une mission en Arctique sur le brise-glace de recherche canadien Amundsen

Assistante de recherche au CEOS, Nathalie Thériault se prépare pour une mission dans le grand Nord sur l'Amundsen, le brise-glace de recherche Canadien.
Assistante de recherche au CEOS, Nathalie Thériault se prépare pour une mission dans le grand Nord sur l'Amundsen, le brise-glace de recherche Canadien.
Photo : Université de Sherbrooke

Maîtrise en sciences géographiques avec profil télédétection en poche, Nathalie Thériault est embauchée comme assistante de recherche au Centre for Earth Observation Science (CEOS) de l’Université du Manitoba, un chef de file en étude de la glace de mer et autres recherches arctiques. Elle nous parle de son expérience!


Le projet BaySys (Hudson Bay System) auquel je prendrai part étudie l'effet des changements climatiques et des barrages hydroélectriques sur le couplage de l'eau douce et l'eau marine (tendances et variabilités) à la Baie d'Hudson.

Centre for Earth Observation Science, University of Manitoba - Chef de file en étude de la glace de mer et autres recherches arctiques

Centre for Earth Observation Science, University of Manitoba - Chef de file en étude de la glace de mer et autres recherches arctiques


Photo : fournie

Plus précisément, mon travail consistera à étudier, à l’aide de données de télédétection, la relation entre la concentration (présence) de glace à la Baie d'Hudson, la qualité et la quantité d'eau des principales rivières qui s'y jettent. Ceci est important puisque la Baie d'Hudson est largement influencée par l'effet des côtes et des rivières et qu'un grand apport d'eau de rivière est régulé par des barrages hydroélectriques, comme celui du fleuve Nelson, le plus important complexe hydroélectrique de la société d’État Manitoba Hydro.

Pourquoi la Baie d'Hudson?

Plus grande mer intérieure relativement fermée au courant océanique, elle a à la fois un fort apport d'eau de mer de l'Arctique et des rivières. Sa morphologie complexe des côtes, ses fortes variations à travers les saisons (complètement libre, recouverte de glace, etc.) et son port Churchill, encombré par les glaces durant la plus grande partie de l'année en font un sujet de recherche stimulant de par ces multiples enjeux.

Avec ses 65 systèmes scientifiques et ses 22 laboratoires à bord, le NGCC Amundsen peut répondre aux besoins de spécialistes de l’Arctique provenant d’un large éventail de disciplines. 

Avec ses 65 systèmes scientifiques et ses 22 laboratoires à bord, le NGCC Amundsen peut répondre aux besoins de spécialistes de l’Arctique provenant d’un large éventail de disciplines. 


Photo : University of Manitoba

Pourquoi étudier la glace?

La glace de mer est l'habitat de plusieurs mammifères. Elle influence la productivité de l'océan, le bilan d'énergie et le captage de CO2, etc.

C'est donc une chance en or que de pouvoir travailler ici, surtout que je pars bientôt effectuer une mission pendant six semaines dans le grand Nord sur l'Amundsen, le très beau brise-glace de recherche Canadien! Juste d'y penser et je suis si excitée de partir! Je vais y effectuer des mesures sur la glace, les océans et y installer des stations météo.

 Je suis très reconnaissante des compétences acquises tout au long de mon baccalauréat et de ma maîtrise, supervisée par les professeurs Alain Royer et Alexandre Langlois à l'Université de Sherbrooke, nécessaires pour obtenir ce poste et pour effectuer mes recherches!